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Stoner Metal

Six Months Of Sun : monsters gallery

Jouer sur l’imaginaire à travers un Stoner Metal instrumental n’est pas forcément le plus évident des exercices. Pourtant, l’univers des Genevois s’y prête et l’interprétation souvent chimérique sur le bien-nommé « Creatures » ne met pas bien longtemps à agir. On visualise sans mal les bêtes sauvages comme l’irlandais Dobhar-chú, le terrifiant islandais Vatnagedda, l’étonnante et aquatique japonaise Ningen ou encore notre bête de Gévaudan nationale. Un effrayant tableau brillamment mis en musique par SIX MONTHS OF SUN.

SIX MONTHS OF SUN

« Creatures »

(Cold Smoke Records/Urgence Disk)

On peut compter sur les doigts d’une main les groupes qui, tout en se faisant rares, parviennent à surgir avec une réalisation encore meilleure que la précédente. C’est le cas de SIX MONTHS OF SUN qui se présente avec « Creatures », son troisième album en l’espace de 15 ans et il permet enfin de mieux cerner les contours du Stoner Metal du power trio. Depuis leurs débuts, Christophe Grasset (guitare), Cyril Chal (basse, synthés) et Daniel Stettler (batterie) ont bâti un registre solide et personnel dans des sphères instrumentales saisissantes, qui laissent place à l’imagination.

L’aventure a débuté en 2013 avec « And Water Flows », puis « Below The Eternal Sky » en 2018 et « Creatures » vient apporter beaucoup de certitudes sur les intentions musicales des Suisses et les contours de leur Stoner Metal se font donc plus précis. Grâce à une vision claire de son jeu, SIX MONTHS OF SUN se montre même assez étonnant. Sans voix, ce nouvel opus est pourtant très narratif dans son déroulé et on le doit sans doute à cet aspect conceptuel développé tout au long des neuf titres et à une production massive et peu commune.

Certes, le combo libère un Stoner épais et aux textures multiples, appuyées par des notes de synthétiseurs discrètes, mais enveloppantes. Mais le travail sur les riffs est assez phénoménal, tout comme les parties de basse rugueuses et c’est la batterie qui vient vraiment distinguer SIX MONTHS OF SUN de la scène du même genre. Loin des rythmiques sourdes et pachydermiques à l’œuvre d’habitude, l’approche est clairement Metal, musclée et véloce. On se laisse littéralement embarquer dans cette odyssée aux atmosphères presqu’oniriques (« Zaratan », « Gevaudan », « Jersey Devil », « Dahu »).

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Metal Progressif

Virtual Symmetry : une précision d’orfèvre

De crescendos en accélérations haletantes, cette quatrième réalisation de VIRTUAL SYMMETRY atteint des sommets en termes de Metal Progressif. Grâce à un chanteur hors-norme et des partenaires qui avancent à l’unisson, on en oublierait presque la grande technicité à l’œuvre sur « Veils Of Illumination ». Les huit morceaux sont si fluides qu’il est impossible de s’y perdre, même s’ils affichent une bonne longueur. On reste plutôt captivé par tant d’émotion véhiculé de main de maître par une maîtrise de chaque instant. Une prouesse musicale qui célèbre un savoir-faire et un talent d’écriture rare.

VIRTUAL SYMMETRY

« Veils Of Illumination »

(Independant)

Fondé en 2009 par Valerio Æsir Villa, multi-instrumentiste qui tient ici la guitare, VIRTAL SYMMETRY a patienté jusqu’en 2016 et « Message From Eternity » pour faire son entrée sur la scène progressive européenne. Depuis ses débuts, le registre du combo italo-suisse ne cesse de repousser ses propres limites en termes de compositions. Il faut dire que son Metal se pare de très nombreuses influences, qui viennent autant du classique que du Heavy Metal, et avec une touche cinématographique très présente. Et c’est cela qui le rend inimitable dans les atmosphères déployées et la richesse des harmonies. Un véritable travail d’orfèvre.

Deux ans tout juste après son dernier album éponyme, le quintet présente « Veils Of Illumination », où il vient lever tous les doutes quant à une éventuelle panne d’inspiration. Bien au contraire, VIRTUAL SYMMETRY est au sommet de son art et s’il reste techniquement impressionnant, il n’a pas son pareil pour développer des mélodies accrocheuses. Accueillant Andrea Gianangeli à la batterie et Ruben Paganelli aux claviers, il semble plus affûté que jamais et l’entente entre les musiciens est, elle aussi, très palpable. Et mixé et masterisé par Simone Mularoni de DGM, la production est éclatante.

Malgré la complexité des morceaux et un travail sur les arrangements aussi conséquent que soigné, les nouveaux titres n’ont rien d’étouffants, là où tellement d’autres sont souvent pompeux. VIRTUAL SYMMETRY possède une vélocité et une dynamique, qui le propulsent dans un univers profond et lourd, mais aussi une énergie qui le rend vraiment imprévisible. Les riffs sont efficaces, la rythmique virevoltante, les claviers virtuoses et Marco Pastorino au chant passe d’une tonalité à l’autre presque naturellement. Imparable, on retiendra notamment « Eightfold Path » et ses enivrantes 20 minutes. Monumental !   

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Acoustic Rock

Seraina Telli : une simplicité passionnée

Depuis qu’elle mène sa carrière comme bon lui semble, l’artiste helvète va de surprise en surprise. Ayant délaissé le Metal pour un Rock plus mélodique, mais efficace et dynamique, SERAINA TELLI peaufine et approfondi son style. Avec « Black’n’White Sessions », ce sont d’autres nuances de ses deux productions, « Simple Talk » et « Addicted To Color », qu’elle parcourt plus sobrement, mais avec beaucoup de sincérité. Produit avec Rico Horber, ce double-album, où les invités se succèdent, est peut-être le plus abouti depuis ses débuts en solo.

SERAINA TELLI

« Black’n’White Sessions »

(Metalville Records)

Cinq ans plus tard, on en aurait presqu’oublié que SERAINA TELLI fut la frontwoman de Burning Witches, tant elle a réussi à imposer un style très personnel dans un registre plus Rock, mais toujours aussi solide. Resplendissante sur « Addicted To Color » l’année dernière, elle réapparait cette fois avec un troisième album assez spécial et très acoustique où l’on découvre une autre facette de la chanteuse et guitariste. En effet, elle a décidé d’offrir des versions épurées, et pleines d’énergie, de ses chansons.

« Black’n’White Sessions » est constitué des meilleurs morceaux de ses deux premières réalisations, 15 titres au total auxquels SERAINA TELLI a réservé un traitement plus intime. Et la Suissesse ne donne pas pour autant dans une ambiance feu-de-camp. S’accompagnant à la guitare et au piano avec quelques percussions sur certains titres, elle se montre d’une puissance étonnante et confirme, pour ceux qui en douteraient encore, qu’elle est une grande chanteuse. Et le deuxième CD en est d’ailleurs la preuve éclatante.

Car la seconde partie de « Black’n’White Sessions » présente plusieurs duos de haut vol, l’occasion à nouveau pour la multi-instrumentiste de laisser parler sa puissance vocale. Captivante avec Clementine Delaunay de Visions Of Atlantis, Anna Murphy (ex-Eluveitie, Cellar Darling) ou Lee Aaron, SERAINA TELLI joue aussi sur les contrastes avec Chris Boltendahl de Grave Digger, Britta Görtz et John Diva notamment. Très polyvalente, elle s’impose avec force et passion. Un très beau et très positif double-album.

Retrouvez le chronique de « Addicted To Color » :

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Hard Rock Hard'n Heavy

Storace : une flamme intacte

A la tête du plus grand combo de Hard Rock suisse de longues années, Marc STORACE s’active désormais en solo avec toujours beaucoup de classe. Sa vision actualisée du style qui a fait sa renommée libère un bel esprit de liberté sur ce « Crossfire », guidé de mains de maîtres par des musiciens chevronnés, qui ne manquent pas de créativité et qui gardent un Rock’n’Roll authentique et tonitruant chevillé au corps. Un modèle du genre et un exemple.

STORACE

« Crossfire »

(Frontiers Music)

Avec « Crossfire », STORACE livre l’album de Hard Rock le plus enthousiasmant de l’année… loin même devant le retour de certains cadors du genre. Avec à sa tête un frontman à qui ne triche pas et qui maîtrise depuis quelques décennies son sujet, le combo évolue avec une telle facilité que, dès la première écoute, les morceaux se révèlent vraiment familiers. Derrière le micro de Krokus durant quatre décennies, Marc Storace et son groupe ont fait leurs adieux en 2019, et depuis il mène donc sa barque en solo.

Après un premier effort, « Live And Let Live » (2021), plutôt bien accueilli, le frontman a monté un  nouveau line-up dans la foulée et a passé ces deux dernières années à composer ce « Crossfire » frais et décapant. Avec le guitariste Tommy Henriksen, membre du groupe d’Alice Cooper et qui produit aussi l’album, et son ami et batteur Pat Aeby (Krokus, Gotus), STORACE semble prendre une autre dimension. Pour le reste, le quintet fait parler sa longue expérience et dégage une sérénité à toute épreuve. 

Les Helvètes se font plaisir et appliquent un savoir-faire éprouvé depuis des lustres, tout en gardant une étincelle de modernité dans un registre intemporel et très fédérateur. Accrocheur et percutant, « « Crossfire » nous rappelle les belles heures du Hard Rock des 90’s au croisement d’autres légendes telles qu’Ac/Dc, Cinderella et Dokken pour le côté Heavy (« Screaming Demon », « Rock This City », « Love Thing Stealer », « Millionnaire Blues », « Sirens »). STORACE régale et incite à monter le volume.

Photo : Frank Kollby

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Black Metal

Gallic Hammer : la férocité des anciens

Grâce à un travail remarquable sur les voix et la percussion des morceaux, GALLIC HAMMER offre un voyage captivant au cœur de l’univers du Black Metal. En traversant le genre depuis son format originel, agressif, puissant et épique, vers des ambiances flirtant avec un post-Black plus harmonieux et mélodique, son créateur helvète marie une forme classique avec une interprétation très actuelle et fluide. « Echoes Of Ancestral Battles » dispatche des éléments mystiques, qui viennent se fondre dans une matière souvent violente, qui finit par nous happer.

GALLIC HAMMER

« Echoes Of Ancestral Battles »

(Orko Productions)

Malgré les apparences, le Black Metal regroupe en son sein un grand nombre de courants, ainsi que des line-ups assez différents. Aussi, le one-man-band est un exercice à part entière qui est souvent le fruit de multi-instrumentistes estampillés underground, désireux de mettre leur expérience de groupe en stand-by, voire de s’en éloigner. Parmi eux, on peut citer les plus influents comme Burzum, Vinterriket, Nortt, Arckanum, Satanic Warmaster ou Nattefrost. Mais celui qui nous intéresse ici est GALLIC HAMMER, originaire de Suisse.

Aux commandes du projet, on retrouve Katurix qui l’a initialisé en 2019 et a sorti une première démo avant de se mettre sur pause. 2024 est donc l’heure du renouveau pour GALLIC HAMMER, qui entend apporter sa contribution à l’esprit Black Metal 90’s, tout en lui insufflant de la modernité notamment au niveau du son. En ce sens, « Echoes Of Ancestral Battles » bénéficie d’une bonne production, d’un mix bien équilibré et surtout d’une volonté franche d’éclectisme dans l’approche des six titres de ce nouvel EP.

GALLIC HAMMER semble vouloir passer en revue ce qui fait l’essence-même du style en plongeant dans des narrations épiques héritées de la mouvance viking, des récits guerriers issus d’un registre traditionnel brutal, ainsi que des passages plus éthérés et atmosphériques qui laissent place à d’audacieuses orchestrations. Dévastateur souvent, raffiné aussi, « Echos Of The Ancestral Battles » est la réalisation mature et très convaincante d’un musicien expérimenté (« Winter Moon », « Taïga », « Fall Of The Warrior King » et le morceau-titre).

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Blues Rock Contemporary Blues

Ellis Mano Band : un moment de grâce

Les albums live sont souvent des instants hors du temps et en matière de Blues, cela se vérifie quasi-systématiquement tant ils se vivent intensément… et ils n’ont d’ailleurs pas vraiment le choix, sinon c’est la chute. ELLIS MANO BAND est un groupe de scène et il ne faut pas bien longtemps pour s’en rendre compte. Sur un groove constant, une délicatesse et une finesse qui font dans la dentelle et un chanteur totalement investi, la formation helvète fait plus que jouer du Blues, elle le respire à travers chaque note. « Live : All Access Areas » n’est pas une démonstration, mais une parfaite partition.

ELLIS MANO BAND

« Live : Access All Areas »

(SPV Recordings/SPV)

Pour celles et ceux qui l’ignorent, ELLIS MANO BAND est la rencontre explosive et placée sous le signe du feeling et de la complicité entre le chanteur Chris Ellis et le guitariste Edis Mano. Musiciens chevronnés, c’est assez naturellement qu’ils sont rejoints par le bassiste Séverin Graf, le batteur Nico Looser et Luc Bosshardt aux claviers. Basé en Suisse, comme l’équipe de France de tennis (pardon…!), le quintet s’est vite retrouvé autour d’un Contemporary Blues, comme on dit aujourd’hui, c’est-à-dire un style très actuel, mais qui fait aussi beaucoup de place à des teintes Soul, R&B et à quelques jams bien senties sur scène. 

Et c’est précisément en concert que le ELLIS MANO BAND nous embarque cette fois et la balade sur les 15 morceaux est majestueuse, n’ayons pas peur des superlatifs, car ils sont plus que justifiés. Le groupe, qui présente d’ailleurs un line-up multinational, passe en revue ses trois albums studio, histoire de nous faire patienter jusqu’à la sortie du quatrième, qui devrait intervenir à la fin de l’année ou au tout début de 2025. Et ce « Live : Access All Areas » se perçoit comme une visite guidée d’un parcours sans faute et ouvre les portes de son répertoire avec classe et une fluidité dans le jeu exemplaire de leur part à tous.

Et quoi de plus normal que d’entamer l’album avec « Whiskey », leur tout premier single, suivi quelques mois plus tard par un premier opus, « Here & Now », déjà prometteur ? Le ton est donné et le public chaleureux n’en perd pas une miette. Enregistré en Allemagne et en Suisse, « Live : Access All Areas » livre quelques pépites et autres moments suspendus particulièrement immersifs. ELLIS MANO BAND se faufile dans toutes les ambiances avec une facilité déconcertante, qui donnent lieu à des versions de haut vol (« Bad News Blues », « Forsaken », l’enivrant « Bad Water », « Only With You », « Johnny & Suzy »). Magique !   

Photo : Isaak LiveArt
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Heavy Psych Rock International Progressif Space Rock Stoner Prog

Monkey3 : no code [Interview]

Originale, percutante, hors-norme : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la musique du quatuor de Lausanne. Avec « Welcome To The Machine », on replonge dans cet univers singulier, fait de Stoner et de Metal, de Rock et de Psych, le tout dans une dynamique progressive aux redoutables crescendos. Toujours instrumentaux, les morceaux de MONKEY3 interpellent et les riffs, comme les solos, valent souvent mieux qu’un trop long discours. C’est justement Boris, guitariste (virtuose) du groupe, qui revient sur ce nouvel album aux teintes Space-Rock et inspiré de classiques SF du grand écran. Entretien.    

Photo : Giuseppe Aufiero

– A l’écoute de « Welcome To The Machine », l’atmosphère rétro-futuriste, façon « Blade Runner », est omniprésente et devient rapidement hypnotique. Pourtant, vous restez très Rock, c’est-à-dire direct et avec des guitares très incisives notamment. Celles-ci donnent presque l’impression d’être le narrateur. C’était l’objectif en composant l’album ?

L’objectif était de raconter une histoire autour de la thématique homme-machine. Pour ce faire, nous avons tenté d’opposer et/ou de juxtaposer les sonorités électroniques aux sonorités purement analogiques, afin de développer un son particulier et de créer une atmosphère un peu futuriste. Je dirais que le narrateur est l’auditeur. Chacun peu imaginer sa propre histoire, son propre monde, sa propre aventure. Cet album pose des questions plus qu’il ne donne de réponses.

– Même si la composition de l’album est très précise, tout comme les arrangements d’ailleurs, il reste une touche que l’on peut interpréter comme étant l’esprit jam dans ces nouvelles compositions. Est-ce que c’est ce qui leur donne cet aspect de liberté, selon toi, et auquel vous tenez peut-être aussi ?

Dans notre cas, la jam est très souvent un point de départ pour la composition, mais ensuite nous passons beaucoup de temps à élaborer les morceaux afin de trouver un équilibre satisfaisant à notre goût. Au moment de l’enregistrement, peu de choses sont laissées au hasard. En situation de live, c’est par contre différent, les morceaux continuent d’évoluer à chaque concert.

– Avec ce septième album, vous avez dit vous être inspirés du 7ème Art, et notamment de films mythiques comme « 2001 : l’Odyssée de l’Espace », « Matrix » ou « Solaris ». Est-ce que, et spécialement lorsque l’on fait de la musique instrumentale, une certaine approche visuelle est aussi importante dans le processus de création ?

La chose la plus importante, lorsque nous écrivons de la musique, est que nous puissions ressentir l’histoire que nous voulons raconter et nous imaginer voyageant dans une sorte de paysage fait de sons et de textures.

– Comme « Welcome To The Machine » vous a été inspiré par un certain cinéma, celui de la SF, est-ce que vous avez déjà été tenté par la musique de film, sachant aussi que cela n’offre pas forcément de partage direct avec le public comme un concert ?

Composer une BO de film est un rêve absolu que nous aimerions réaliser un jour. Ce serait pour nous une sorte d’aboutissement complet.

– Ce nouvel album est une réflexion sur l’avenir de l’humanité à travers la dualité entre l’homme et la machine. C’est justement un sujet qui est au cœur des préoccupations actuelles autour de l’Intelligence Artificielle notamment. Cela vous a-t-il aussi inspiré et d’ailleurs, vous basez-vous sur une sorte de synopsis écrit pour composer ?

Au début de l’écriture de ce nouvel album, nous avons privilégié la spontanéité en laissant l’esprit libre d’orientations musicales et stylistiques. Nous avons composés la plupart du temps de manière collective. Au fur et à mesure de l’avancée des morceaux, le concept de l’album a commencé à apparaître. C’est à ce moment-là que nous nous sommes inspirés de certains films qui abordent ces thèmes, comme « Matrix » ou « 2001 : l’Odyssée de l’Espace » et des livres tels que « 1984 » ou « Le Meilleur Des Mondes ». La thématique du disque portant, entre autre, sur la dualité homme-machine, nous avons volontairement poussé en avant l’aspect électronique de notre son, afin que l’histoire racontée se ressente et s’exprime au travers de la texture sonore, des mélodies et de l’impact rythmique.

Photo : Giuseppe Aufiero

– Puisqu’on évoque l’IA, est-ce que c’est quelque chose que vous envisageriez pour composer, alors que votre son est si organique ? Il y aurait une sorte d’antagonisme, non ?

Jamais, nous n’utiliserons l’IA pour composer de la musique. La beauté, l’intérêt et le charme de la création et de la composition musicale réside, selon moi, dans l’émotion  et l’intention que chacun y met et dans l’imperfection propre à l’humain, ce qui rend chaque œuvre totalement unique.

– « Welcome To The Machine » s’inscrit clairement dans un registre progressif et psychédélique. Vous vous imprégnez autant de Stoner que de post-Metal, ce qui confère un aspect très futuriste à l’album. C’est une connexion très fluide. Comment travaillez-vous sur cet équilibre, à moins que cela se fasse naturellement, sans calcul ?

Cela se fait assez naturellement. En général, nous ne faisons pas très attention à l’orientation stylistique. Nous nous concentrons plutôt sur les atmosphères et les sonorités que nous cherchons à développer, afin de raconter une histoire de la manière la plus cohérente possible.

– J’aimerais aussi que l’on dise un mot de la production. Elle est à la fois aérée et âpre et mélange des passages parfois contemplatifs et d’autres souvent très fulgurants et sombres. Comment avez-vous travaillé sur cette profondeur sonore à l’œuvre sur l’album ?

Le travail des sonorités synthétiques et électroniques fourni par dB (claviers) a permis de développé un son beaucoup plus large et profond. Je pense que cela a été la clef du son de ce disque. Il y a eu aussi beaucoup de travail effectué sur les textures sonores des guitares, afin qu’elles fonctionnent bien avec les murs de claviers, et que le mélange amène de la dynamique à l’ensemble. Mais tout commence par une fondation solide, autant sonore que du groove basse-batterie.

– Vous avez aussi la particularité, comme d’autres dans ce registre, de composer des morceaux assez longs et sur « Welcome In The Machine », ils sont cinq à osciller entre 6 et 12 minutes. Est-ce qu’être plus concis et directs vous paraît inapproprié au regard de votre style, ou au contraire l’idée est toujours de poser un climat sur la longueur ?

La longueur d’un morceau est toujours dépendante de l’atmosphère et de l’impact que nous cherchons à créer, donc cela peut varier. Nous ne suivons pas de canevas particulier. Tout format est approprié du moment que l’histoire est racontée dans le bon sens.

– Etant donné que « Welcome To The Machine » est un album conceptuel, et c’est vrai qu’il s’écoute dans son entier et dans l’ordre, la mise en place de vos prochaines setlists risque de virer un peu au casse-tête, non ? A moins que vous ne pensiez, au contraire, que les liens entre les morceaux ne soient pas un obstacle…

Nous sommes en pleine phase de préparation des concerts et, effectivement, l’intégration des nouveaux morceaux est pour le moment un peu un casse-tête. Nous avons le désir de proposer un panachage entre anciens et nouveaux titres et nous devons trouver la bonne formule, afin de pouvoir raconter l’histoire de manière cohérente et fluide pour que le live show soit agréable à suivre.

Le nouvel album de MONKEY3, « Welcome To The Machine », est disponible chez Napalm Records.

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Hard Rock Heavy Rock

Gotus : farouchement délicieux

Classique et classieux à la fois, GOTUS se présente avec une première réalisation, d’où le plaisir transpire à très grosses gouttes. Ces cinq-là s’éclatent et cela s’entend tout au long du disque. Suffisamment rare pour être souligné, la formation suisse, pour l’essentiel, est le fruit d’une émanation d’artistes qui se connaissent très bien et qui donnent surtout le sentiment de faire enfin ce qu’ils ont toujours voulu faire avec Krokus ou Gotthard, notamment. Ce premier opus a quelque chose de flamboyant, tant il dégage une impression de liberté ultime et de joie de faire un Hard Rock fédérateur et tellement feel-good.

GOTUS

« Gotus »

(Frontiers Music)

Parmi les très nombreux projets du chanteur Ronnie Romero, tous ne sont pas forcément heureux, c’est vrai. Bâtir un groupe autour d’un seul homme, certes irréprochable et talentueux, ne suffit pas toujours. Avec GOTUS, le Chilien apparaît plutôt, non comme une pièce rapportée, mais un membre dont l’unique présence ne suffit pas à guider l’ensemble. Car on parle ici surtout d’un groupe pensé et imaginé par Mandy Meyer, éminent guitariste passé chez Gotthard, Krokus, Asia et Cobra notamment et de son ami et batteur Pat Aeby, lui aussi membre de Krokus, Storace et de Sideburn. La donne est donc différente et la suite aussi comme le démontre ce très bon « Gotus ».

L’idée de départ était juste le live, mais l’idée du studio s’est rapidement concrétisée pour devenir un groupe à part entière. Se sont joints à la petite fête le bassiste Tony Castell (Krokus, Crystal Ball) et l’expérimenté claviériste helvète Alain Guy. Et avec Romero derrière le micro, les ex ou toujours membres de Gotthard et Krokus ont légitimement imaginé GOTUS, un quintet tournée vers un Hard Rock estampillé 80’s/90’s, c’est-à-dire dans la lignée de ce qu’ils ont toujours fait, et très bien fait. Respectueux du style et actuel dans la production, ce premier album des Suisses est une très belle surprise pour peu qu’on aime la bande à Coverdale… car son ombre plane.  

En effet, sans manquer de respect aux musiciens très expérimentés de GOTUS, on se prend parfois à imaginer un album fantôme de Whitesnake. Ronnie Romero ne pourrait renier la filiation et on lui pardonne aisément et avec plaisir, tant les chansons sont magnifiquement composées et interprétées. Le quintet dépoussière littéralement le registre et y apporte une touche très rafraîchissante (« Beware Of The Fire », « Take Me To The Mountain », « When The Rain Comes », « The Dawn Of Tomorow »). Les riffs et les solos rayonnent de toutes parts, notre Chilien est au top et la rythmique tellement complice. Espérons que ce premier opus ne soit pas un one-shot, car le plaisir est au rendez-vous.   

Photo : Laurianne Aeby
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Death Mélodique International Thrash Metal

Voice Of Ruin : massif et glacial [Interview]

15 ans après sa formation, les Suisses de VOICE OF RUIN sont loin d’avoir livrer l’entièreté de leurs idées et de leurs envies musicales. Dans un élan commun et avec la noirceur qui les caractérise, le quintet a pris son temps avant de présenter le successeur du très bon « Acheron », sorti en 2019. C’est d’ailleurs chez eux et sans intervenants extérieurs que les Helvètes ont élaboré ce « Cold Epiphany », plus Thrash dans le son, mais toujours globalement Melodic Death Metal. Nicolas Haerri, guitariste et réalisateur de ce nouvel opus, nous en dit plus sur ces quatre années écoulées et le processus de création de l’album. Entretien.

– On s’était quitté il y a quatre ans avec « Acheron », que vous étiez allés enregistrer en Suède à Göteborg avec Henrik Udd et Frederick Nordstorm. Le résultat était d’ailleurs assez stupéfiant et un cap avait été franchi. Avec qui et dans quelles conditions avez-vous travaillé pour « Cold Epiphany » ?

Cette fois, j’ai écrit, enregistré et produit l’album, qui a été fait entièrement à la maison. En fait, j’ai un studio d’enregistrement près de chez moi. On a fait plusieurs sessions. Après « Acheron », on a commencé à tourner avec des dates qui se sont enchaînées et ça partait bien. Le Covid est arrivé et tout s’est arrêté. On a fait un gros break d’environ quatre à six mois, durant lesquels on ne s’est pas beaucoup vu, on n’a pas non plus fait de musique. Ensuite, on a loué une maison avec les grattes, quelques bouteilles et on a commencé à composer tous ensemble. C’est là qu’on s’est dit qu’on allait prendre notre temps. De mon côté, j’avais beaucoup appris de notre expérience suédoise notamment, et je me suis senti suffisamment prêt pour enregistrer l’album moi-même.

– « Acheron » était un album très sombre et vous aviez utilisé pour la première fois pas mal de samples. Ce n’est pas le cas avec ce quatrième opus, où vous revenez à un style plus direct et plus brut aussi. C’était un désir de renouer avec un Thrash/Death, où la ‘technologie’ est un peu plus en retrait ? 

En fait, on en a vraiment pris conscience au milieu du processus de création de l’album. En commençant le mix, j’ai été étonné parce qu’on se dirigeait vers « Purge And Purify » (deuxième album du groupe sorti en 2017 – NRD). Pour les machines, on a mis pas mal de samples dès le début, alors que pour « Acheron », tout avait été réalisé vers la fin de l’enregistrement. Contrairement au précédent album, ces ajouts ont été pensés dès le départ.

– D’ailleurs, dans son ensemble, « Cold Epiphany » contient plus de sonorités Thrash que Death Metal. Il y a un aspect beaucoup plus organique avec un gros travail notamment sur les guitares. On a l’impression que vous avez cherché plus d’immédiateté pour afficher plus de puissance encore. C’était l’intention ?

C’est exactement ça, on voulait vraiment que ce soit plus massif en live, et être sûr de pouvoir reproduire les chansons dans n’importe quelles conditions. Les rythmes sont peut-être moins alambiqués, mais ils tirent plus vers un côté massif où on avance tous ensemble. On a cherché un effet ‘rouleau-compresseur’. C’est vraiment ce que tu décris.

– Le mix aussi libère beaucoup d’énergie et pourtant, ici encore, un grand soin est apporté aux arrangements et aux changements d’ambiances avec notamment plusieurs intros avec un son clair, dont « Prelude To A Dark Age » qui ouvre l’album. L’objectif était d’instaurer l’atmosphère de certains morceaux et plus largement celle de l’album ?

Oui, on voulait donner un contexte. On a vite remarqué qu’on avait des morceaux qui fonctionnaient très bien avec et d’autres qui, souvent, étaient posés comme ça, mais sans contexte. Cette fois, on a essayé de créer une liaison entre les différents titres et passages dans l’album avec plusieurs intros pour pouvoir alterner les morceaux bruts avec d’autres plus calmes, qui servent à créer un contraste.

– D’ailleurs, pour rester sur ce climat qui règne sur l’ensemble de « Cold Epiphany », est-ce que vous l’avez travaillé comme une sorte d’album-concept, car il y a une vraie synergie sur l’ensemble des titres ?

C’est vrai qu’on nous a plusieurs fois posé la question. A la base, oui, car quand on a commencé à discuter avec Randy (Schaller, chanteur du groupe – NDR) du thème de l’album, je me suis dit que ce serait sympa de prendre différents protagonistes pour créer des liens. Ensuite, les choses ont évolué, mais on a gardé cette envie de faire quelque chose de plus sombre, de plus massif et l’ensemble est venu comme ça. Mais à force de voir qu’on nous pose souvent la question, je me demande si on ne pourrait pas faire un album-concept la prochaine fois ! (Rires)

– D’ailleurs, si vous livrez des morceaux toujours Death Metal et mélodiques, certains passages sont aussi Groove et parfois Black Metal sur les parties de batterie notamment. Et vous abordez même des moments vraiment Technical Thrash comme sur « Lustful Gaze ». C’est guidé par le désir d’être assez inclassable, ou plus simplement parce que ce sont des styles que vous aimez et qui représentent finalement très bien VOICE OF RUIN ?

En fait, on a des influences très variées dans le groupe avec tous notre petite madeleine de Proust. C’est vrai qu’on a aussi le désir de les intégrer sur nos albums, histoire aussi de montrer cet aspect de chacun de nous. Peut-être que sur nos albums précédents, c’était un peu plus maladroit, mais là, on a vraiment fait attention pour ne garder que les chansons qui avaient un thème et qui représentaient quelque chose. Pour te dire, on a fait 40 démos pour l’album, c’est-à-dire 40 chansons enregistrées, mixées et prêtes à sortir. Et on n’en a gardé que dix… C’est aussi pour ça que nous avons tout fait à la maison, car pour réaliser tout ça en studio, nous n’aurions jamais eu le budget ! Ça n’aurait pas été possible, et c’est aussi pour cette raison qu’on a souhaité faire l’album différemment.

– Avec « Bloody Salvation », vous sortez le quatrième single extrait de l’album, ce qui correspond presqu’à la moitié du disque. Je sais bien que les temps ont changé et qu’il faut être très présent sur les réseaux sociaux notamment et/ou figurer sur les playlists des plateformes de streaming, mais n’est-ce pas un peu dommage de livrer la moitié d’un travail de longue haleine avant sa sortie et d’être, finalement, sacrifié sur l’autel du marketing ?

Tu sais, je suis d’une génération où j’attendais un album, j’allais l’acheter et je l’écoutais de A à Z. Aujourd’hui, on n’a pas le choix. Si on veut exister, si on veut être pris dans les playlists, on doit sortir du contenu avant. Sinon à la sortie de l’album, il ne se passe rien. Il n’y a plus aucun groupe de notre niveau, qui peut promouvoir un album en entier sans sortir quelques titres en amont. Donc oui, ça fait un peu chier de tout donner comme ça. En même temps, dans les jeunes générations, il n’y a plus personne qui écoute un album dans son entier. Ils prennent les playlists, il y a une chanson qu’ils aiment et ils ne vont pas écouter la suivante, parce qu’ils n’aiment qu’un titre. Alors oui, c’est un peu sacrifié sur l’autel du marketing, mais on n’a pas vraiment le choix. Et il y a même des plateformes qui refusent des chansons, parce que l’intro est trop longue ! Du coup, on zappe la playlist.

– Oui mais une fois qu’on a dit ça, on n’a rien dit. Qu’est-ce que vous y gagnez concrètement ? Parce qu’avoir des milliers de followers, etc… ça ne sert à rien pour vendre un album !

C’est sûr que les followers ne paient pas la facture à la fin du mois. Avec ce qu’on gagne, nous sommes une petite PME bien huilée, qui nous permet de beaucoup voyager, de découvrir plein de choses et de vivre notre passion, mais pas d’en vivre. Actuellement, VOICE OF RUIN s’autosuffit et l’argent qu’il génère sert à voyager et faire des albums. Par contre, comme je te l’ai dit : ça nous permet de vivre notre passion, mais pas d’en vivre !

– Pour conclure, j’aimerais qu’on dise un mot sur la participation de votre compatriote Anna Murphy, qui a œuvré une décennie avec Eluveitie, et qui apporte de la douceur et un peu de mystère sur le morceau « Cyanide Stone », où elle chante. Comment s’est passé cette collaboration et comment est-elle née ?

En fait, « Cyanide Stone » est le premier morceau que nous avons composé pour l’album. A l’époque, c’est Darryl (Ducret, guitariste – NDR) qui chantait les passages clean. Comme on avait cette volonté de faire un album que l’on pourrait reproduire facilement sur scène avec ce côté ‘rouleau-compresseur’ et comme il y avait du tapping en même temps, il nous a dit qu’il pouvait y avoir un risque. On a décidé de changer notre fusil d’épaule et on avait trois/quatre personnes en tête. Entre deux sessions d’enregistrement, on a fait plusieurs dates et sur l’une d’elles, on a fait un show-case où Anna Murphy était là pour présenter son projet solo. Erwin (Bertschi, bassiste – NDR) a toujours adoré ce qu’elle faisait et lui a envoyé un mail. Les agendas coïncidaient, elle était dispo, elle a aimé et les choses se sont faites comme ça. Au départ, les autres voulaient le faire un peu plus Metal, mais la voix et cette envolée devaient vraiment rester sous cette forme. Et la voix d’Anna est magnifique.

L’album de VOICE OF RUIN, « Cold Epiphany » est disponible chez Tenacity Music et sur le Bandcamp du groupe :

https://voiceofruin.bandcamp.com/album/cold-epiphany

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Hard Rock

CoreLeoni : la chaleur du live

CORELEONI a enfin pu reprendre le chemin des concerts l’an dernier juste après la sortie de son troisième album. L’occasion pour nos chevronnés hard rockeurs de regoûter aux joies et aux plaisirs de la scène, de revenir au contact de leurs fans et par la même occasion de voir leur nouveau chanteur à l’œuvre et à l’épreuve du feu. Opération réussie et plus que concluante grâce à un plaisir palpable des deux côtés. « Alive » renoue avec talent avec la réalité et la vérité des albums live.

CORELEONI

« Alive »

(Metalville)

Après avoir laissé une empreinte forte avec Gotthard sur la scène européenne, Leo Leoni a fondé CORELEONI, où il fait régulièrement revivre son ancien groupe, mais aussi et surtout avec lequel il livre un nouveau répertoire. Toujours mélodique, mais moins commercial (si cela veut encore dire quelque chose !), il a sorti trois albums, dont deux avec Ronnie Romero. Et avec toute l’affection que j’ai pour ce dernier, son remplaçant, Eugent Bushpepa, lui tient la dragée haute, jusqu’à le faire oublier.

L’an dernier, le chanteur albanais a fait sa première apparition sur « III » et c’est dans la foulée que le quintet a pris la route et c’est donc la période durant laquelle « Alive » a été enregistrée lors de plusieurs concerts donnés en mars 2022 dans le cadre du ‘Rock Generation Tour’. On y retrouve évidemment quelques compos de Gotthard (« Sister Moon », « All We Are », « Mountain Mama », « Here Come The Heart »), mais CORELEONI est loin d’être en reste et l’énergie déployée correspond parfaitement à l’ambiance live.

C’est en ouvrant leurs concerts avec « El Padrino », le thème du ‘Parrain’, que les Helvètes mettent leur public en condition et le choix est bien sûr judicieux et évident. Très à l’aise, le frontman harangue la foule dès « Higher » et CORELEONI se lance dans une setlist de 13 titres sur lesquels le duo de guitaristes (Leo Leoni et Jgor Gianola) se fait vraiment plaisir (« Standing In The Light », « Downtown », « Firedance », « Purple Dynamite »). Le groove imparable de la rythmique fait ronronner l’ensemble et la puissance des refrains fait le reste.

Photo : Ueli Frey

Retrouvez la chronique de l’album « III » :