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Blues Metal Progressif Rock

United Guitars : à cordes déployées

Trois ans et trois albums déjà pour UNITED GUITARS, un projet guitaristique qui prend du volume au fur et à mesure que ceux-ci s’empilent dans les discothèques des amoureux de la guitare. Et voici le troisième ! Loin d’être un album de spécialistes pour les spécialistes, le concept se veut plutôt une découverte de l’instrument sous toutes ses facettes et à travers des registres aussi vastes que la très belle pléiade de musiciens présents sur ce « Volume 3 », qui s’étend sur un beau double-album.

UNITED GUITARS

« Volume 3 »

(Mistiroux Productions)

Et de trois ! C’est déjà le troisième volet de l’aventure UNITED GUITARS débutée fin 2019 à l’initiative de la productrice Olivia Rivasseau (productrice) et Ludovic Egraz (guitariste et réalisateur) et qui a vu défiler le gratin des guitaristes français, mais pas seulement, et uniquement en instrumental et dans des styles très différents, voire opposés, qui vont du Rock au Metal en passant par le Progressif, le Jazz et le Blues notamment. Un large panel entièrement dédié à la six-cordes sous toutes ses sonorités.  

Pour ce « Volume 3 », c’est toujours au cœur du Studio 180 dans le nord-est parisien que les musiciens se sont succédés pour donner corps et vie à ce nouveau double-album, entièrement dédié à la guitare dans toute sa diversité. Et comme d’habitude, la production est remarquable, car elle respecte avant tout les musiciens, leur jeu, leur toucher et leur son propre. Et c’est là l’une des forces d’UNITED GUITARS : regrouper au sein d’une même entité des artistes aussi distinctifs que talentueux.

On retrouve aussi quelques habitués présents sur les deux premiers volets comme Judge Fredd, NeoGeofanatic ou Yvan Guillevic, qui croise ici le fer avec le grand George Lynch sur « Surrounded By Darkness », tout comme Saturax qui accueille sur sa composition, « How Strong Is Your Shield ? », Popa Chubby pour un Blues endiablé. Mais que l’on ne s’y trompe pas, UNITED GUITARS n’a pas vraiment besoin de ‘stars’ pour briller. Les 34 guitaristes ne sont pas là par hasard, et au-delà d’une technique de haut vol, c’est le feeling qui l’emporte.

Toujours basé sur un modèle participatif, ce « Volume 3 » a remporté une nouvelle fois son pari et c’est donc avec plaisir que toute l’équipe, menée par un Ludovic Egraz très présent aussi musicalement, repartira pour un nouveau challenge à l’abordage d’un « Volume 4 », qui devrait encore réussir à surprendre et séduire. Et bien sûr, UNITED GUITARS et sa flopée de guitaristes ne serait pas grand-chose sans ses rythmiques basse/batterie toutes aussi virtuoses et qui mettent elles aussi en avant un groove incroyable.

Résolument tourné vers l’hexagone, le concept se dote une fois encore de quelques participations internationales et d’une belle touche féminine avec les présences de Chloé Rebeiro et de Tora Dahle Aagård. Sur le rythme d’une réalisation par an, UNITED GUITARS a déjà ouvert son Kiss Kiss Bank Bank pour le « Volume 4 » avec en jeu une immense tombola dotée de 46.000 euros de matos à gagner offert par les 50 marques partenaires (lien ci-dessous). Eclectique et créatif, ce « Volume 3 » prête donc à nouveau à l’évasion avec brio.

Yvan Guillevic, guitariste de HEART LINE et présent pour troisième fois sur UNITED GUITARS, sera encore de la partie sur le prochain et quatrième volet. Son interview accordée à Rock’n Force est à retrouver ci-dessous.

Et pour participer à l’aventure, un seul lien pour cette nouvelle campagne :

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/united-guitars-vol-4?fbclid=IwAR2XdCQLr95PMzQ2jjBIhDc25YPMr9tR8FW3LREb91IISY0X8q4m21G2c5I

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Melodic Metal Symphonic Metal

Allen/Olzon : d’une seule voix

Le triumvirat métallique composé de Magnus Karlsson, Anette Olzon et Russell Allen récidive avec « Army Of Dreamers », qui succède au pourtant peu convaincant « Worlds Apart ». Avec ce deuxième album, le Melodic Metal aux saveurs symphoniques du duo formé par la frontwoman suédoise et le chanteur américain prend enfin sens à travers une complicité plus évidente.

ALLEN/OLZON

« Army Of Dreamers »

(Frontiers Music)

Un peu plus de deux ans après « Worlds Apart », le multi-instrumentiste et producteur Magnus Karlsson (Primal Fear, Free Fall) s’est à nouveau mis à la tâche pour composer et même enregistrer un deuxième album à la doublette ALLEN/OLZON. La chanteuse de The Dark Element et ex-Nightwish s’associe au frontman de Symphony X et d’Adrenaline Mob pour un « Army Of Dreamers » d’un tout autre niveau.

Si le premier opus du binôme était assez conventionnel et convenu, celui-ci montre un autre visage avec, surtout, une plus grande place laissée à Anette OLZON que l’on entend enfin à son vrai niveau. Russell ALLEN, quant à lui, reste le grand chanteur que l’on connait et sa complémentarité avec la frontwoman scandinave est enfin perceptible et donne corps à ces nouveaux titres.

Toujours irréprochable derrière les fûts, Anders Köllerfors offre une lourdeur bienvenue à « Army Of Dreamers », dont le Melodic Metal bénéficie d’une belle qualité d’écriture. Cependant, et même si le contraste vocal entre la puissance de l’Américain et la finesse de la suédoise fait les étincelles, on doit surtout au mix de Jacob Hansen d’apport de beaucoup de relief à ce nouvel opus d’ALLEN/OLZON.

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Metal Progressif Rock Progressif

Feather Mountain : clair-obscur

Les Danois de FEATHER MOUNTAIN soufflent le chaud et le froid sur leur deuxième album, « To Exit A Maelstrom », qui sort étonnamment en indépendant. Technique et véloce, le Metal Progressif du quatuor, teinté de Rock du même registre, se faufile brillamment à travers des atmosphères très variées d’où s’échappe une dualité artistique opposant complexité et légèreté.

FEATHER MOUNTAIN

« To Exit A Maelstrom »

(Independant)

En explorant des thèmes comme la maladie ou la perte d’un être cher, FEATHER MOUNTAIN n’a pas choisi le chemin le plus facile. Et pourtant, c’est la paix de l’esprit et un horizon d’espoir et de réconfort que vise le groupe. Et c’est réussi. A l’écoute de ce deuxième album, « To Exit A Maelstrom », qui succède à « Nidus » sorti il y a trois ans, le quatuor touche vraiment au but, grâce à des morceaux très travaillés et fournis.

Sur une production limpide et lumineuse signée Johan Emanuel Jørgensen, les Danois trouvent un bel équilibre entre un Metal Progressif lourd et massif et des envolées plus Rock propres à l’évasion. FEATHER MOUNTAIN développe des sujets existentiels à base de métaphores et de symboliques, ce qui donne une touche très particulière et tout en contraste à sa musique.

Très technique, les Scandinaves s’engouffrent dans des méandres très progressifs en alternant des titres très nerveux et féroces avec des ambiances plus légères, mais également saisissantes et envoûtantes (« August Mantra », « Pariah », « Cloud-Headed », « Bliss »,  et le génial « Maelstrom »). FEATHER MOUNTAIN séduit grâce à une approche très créative et une maîtrise qui lui ouvre tous les champs du possible.

Photo : Kim Song Sternkopf Heart Matter Artwork
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Symphonic Metal

Epica : inestimables archives

Après deux décennies passées avec d’autres à donner ses lettres de noblesse au Metal Symphonique, EPICA s’est imposé avec la manière sur une scène dont il est aujourd’hui l’un des fers de lance. En rééditant ses trois premiers albums et des enregistrements devenus rares, la formation de Simone Simons et de Mark Jansen dévoile avec « We Still Take You With Us – The Early Years » ses premiers pas avant le succès qu’on leur connait aujourd’hui.

EPICA

« We Still Take You With Us – The Early Years »

(Nuclear Blast Records)

Cette année marque les 20 ans d’existence d’EPICA et les Hollandais ont décidé de marquer le coup. Toujours très proche de ses fans, le groupe a donné un concert spécial à Tilburg il y a quelques jours, mais sort surtout un coffret de quatre CD. Et celui-ci-est accompagné du très bon concert « Live At Paradiso », enregistré à Amsterdam en 2006 et qui est aussi édité pour la première fois en DVD.

Devenu en deux décennies une référence du Metal Symphonique, on mesure mieux à travers « The Phantom Agony », « Consign To Oblivion » et « The Score » toute l’évolution, tant technique qu’au niveau des mélodies et de l’architecture des morceaux, d’EPICA depuis sa création. Devenus presqu’introuvables aujourd’hui, ces trois premiers albums laissaient déjà présager du futur de la formation.

Le sextet de Mark Jansen, porté par la voix devenue un véritable repère de Simone Simons, montrait déjà les prédispositions et le talent certain du combo que l’on a d’ailleurs pu apprécier récemment sur « Omega ». Et avec l’album « We Will Take You With Us », on redécouvre des enregistrements rares de l’émission « Twe Meter Sessies », ainsi que deux titres de Sahara Dust, qui allait plus tard devenir EPICA. Un must pour les fans !  

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edito

Bonne rentrée ! [Edito]

Après un été caniculaire rythmé par un nombre impressionnant de concerts et de festivals, septembre sonne la fin des vacances pour beaucoup et le retour au quotidien. Cela dit, ne boudons pas notre plaisir car, après deux ans d’arrêt forcé, les groupes ont enfin pu garnir à nouveau les affiches et proposer de bien belles choses. Si le Hellfest a dominé les débats, les autres ont aussi tiré leur épingle du jeu, montrant la bonne santé musicale de l’hexagone. Mais malheureusement, il n’y a pas eu que de bonnes nouvelles…

En quelques lignes, j’aimerais rendre modestement hommage à Eric Bouillette, grand musicien, qui nous a quittés le 21 août dernier. Toutes mes pensées vont aussi bien sûr à sa compagne Anne-Claire Rallo, écrivaine, musicienne et communicante. J’ai eu la chance et le bonheur de me lier d’amitié avec eux deux de manière assez instinctive et très naturelle. Pour un journaliste, malgré ce que l’on peut penser, cela reste une chose très rare. Mais Eric portait en lui une grande simplicité, un immense talent et une formidable ouverture d’esprit.

Cette relation amicale a commencé le 16 juillet 2019 avec la première chronique de l’album « Return Home » de son groupe Nine Skies. La suite a été une évidence. The Room, Solace Supplice et aujourd’hui Imaginaerium, dont l’album sort le 30 septembre, ont rythmé les pages de Rock’n Force, tant la créativité qui l’animait était incroyable. Malgré sa discrétion, une grande classe et une élégance rares guidaient sa musique. Avec nos agréables et constructives discussions, c’est ce que je garderai précieusement d’Eric.

Enfin, et pour faire court, le site va reprendre son allure de croisière avec le retour d’interviews régulières après cette petite pause estivale. Nous ne sommes pas non plus à l’abri de quelques surprises et nouveautés à venir au fil des semaines. D’ailleurs, Rock’n Force se porte de mieux en mieux et c’est grâce à vous. Alors, un grand merci et soyez rassurés, je n’ai toujours pas l’intention de mettre de streaming en ligne ! Je vous souhaite une bonne lecture et restez curieuses et curieux. Rock on !

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Thrash Metal

Megadeth : the riffing, the Metal… and Dave !

Après trois ans de travail, une victoire sur le cancer et les changements de line-up habituels, Dave Mustaine est plus présent que jamais et l’on peut même affirmer que ce seizième opus est à son image, celle d’un battant et d’un véritable thrasher. Sans compromis, MEGADETH se donne avec force sur « The Sick, The Dying… And The Dead ! », un album respectueux d’une certaine tradition et résolument moderne.

MEGADETH

« The Sick, The Dying… And The Dead! »

(Universal Music)

En 40 ans d’activités (d’ici quelques mois), Dave Mustaine aura réussi à hisser MEGADETH au rang des plus grands groupes de Metal de la planète. Et même si l’histoire du groupe, c’est-à-dire celle de son leader, a parfois joué aux montagnes russes, sa discographie parle d’elle-même dans une voix claire et forte. Alors, que peut-on attendre d’une telle institution ? Du renouveau ou de la continuité ? Et si finalement, ce n’était pas le propos… 

Un brin nostalgique et légèrement plus Heavy, le Thrash Metal de MEGADETH conserve toujours un impact indiscutable, une vélocité à toute épreuve et même des lignes mélodiques imparables. Mustaine sait y faire et il le fait très bien. « The Sick, The Dying… And The Dead ! » tient donc toutes ses promesses, allant même jusqu’à reprendre les gimmicks des titres des albums phares du quatuor. Alors, faut-il y voir un signe de bon augure ?

Ce seizième opus offre aussi l’occasion de retrouver une superbe complicité guitaristique que MEGADETH n’avait plus connue depuis des lustres. Kiko Loureiro et son patron s’en donnent à cœur-joie sur des riffs tranchants et hargneux, alors que les solos laissent place à de belles envolées percutantes (« We’ll Be Back », « Dogs Of Chernobyl », « Sacrifice », « Killing Time »). La Bay Area est en fusion et c’est réjouissant.

Certes, les Américains tombent aussi un peu dans la facilité sur le trop évident « Soldier on ! » ou le presque ironique « Junkie », qui apparaît comme une sorte d’exorcisme pour Mustaine, dont on connait le passé. La présence d’Ice T. sur « Night Stalkers » donne un sérieux coup de fouet, même si un vrai duo aurait été le bienvenu. Bref, MEGADETH en a encore sous le pied (« Celébutante », « Mission To Mars »). Que ses fans soient rassurés !

Photo : Travis Shinn
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Heavy metal

Grave Digger : nouvelle croisade

Après plus de 40 ans de Heavy Metal, les Allemands de GRAVE DIGGER ne sont pas rassasiés et c’est avec « Symbol Of Eternity », leur 22ème album studio, qu’ils ouvrent un nouveau chapitre de leur longue histoire en revenant sur un thème qui leur est cher, celui des Templiers. Pouvant compter sur son infatigable frontman, le quatuor rend une belle copie.   

GRAVE DIGGER

« Symbol Of Eternity »

(Rock Of Angels Records)

Après une escapade écossaise il y a deux ans avec « Fields Of Blood », GRAVE DIGGER repasse à l’offensive sur un autre terrain de jeu. Si « Symbol Of Eternity » marque un retour sur des terres plus connues des Allemands, ceux-ci ont également changé de crémerie pour intégrer le catalogue de Rock Of Angel Records. Et cela ne semble pas perturber outre mesure la volonté et la hargne des pionniers du Heavy Metal germanique.

Le quatuor, toujours guidé par son leader et emblématique chanteur Chris Boltendahl, évolue sur la même dynamique que son précédent opus avec un registre toujours efficace, rentre-dedans et faisant la part belle aux mélodies entêtantes et aux refrains fédérateurs.  GRAVE DIGGER est un groupe de scène, et cela s’entend une fois encore sur ce « Symbol Of Eternity » à même de renverser les foules.  

C’est dans le monde secret des templiers que les vétérans posent une nouvelle fois leurs valises de décibels, comme sur « Knights Of The Cross » sorti en 1998. Tranchant et acéré, GRAVE DIGGER enchaîne les riffs affûtés et se lance dans une nouvelle croisade très Heavy, souvent Speed et flirtant avec le Power. A noter la reprise de « Hellas Hellas », titre du chanteur de Rock Vasilis Papakonstantinou et chanté en grec. Une première !

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Fusion Metal Fusion Rock

King’s X : back to the throne

Pionnier d’un genre et précurseur d’un style qu’il a lui-même élaboré et dont beaucoup se sont inspirés ces dernières décennies, KING’S X se sera fait désirer ! Peu importe, sa vision unique et son groove si particulier sont intactes. Toujours aussi modeste dans son approche, le trio évolue encore, peaufine son art et nous revient avec « Three Sides Of One », une ode à l’amitié et au Rock, servie par un feeling inégalable.

KING’S X

« Three Sides of One »

(InsideOut Music)

Que l’attente fut longue ! 14 ans après l’excellent « XV », qui succédait lui-même à d’autres excellents albums, le trio est enfin de retour et avec lui un souffle de nostalgie porté par le souvenir de « Faith, Hope, Love », « King’s X », « Ear Candy » ou « Manic Moonlight ». Toujours unis comme en ce jour de 1979 où Dug Pinnick (basse, chant), Jerry Gaskill (batterie, chant) et Ty Tabor (guitare, chant) ont livré les toutes premières vibrations communes, KING’S X entretient son image hors-norme avec classe et élégance.

Aussi soudés qu’à leurs débuts, les Américains jaillissent dès les premiers accords de « Let It Rain » avec la même fraîcheur, ce même toucher et une créativité intacte. Fort d’une qualité d’écriture quasi-naturelle et d’un sens aigu de la performance, les trois amis confortent cette alchimie et cette osmose dont KING’S X fait a fait sa marque de fabrique en quatre décennies d’un Rock/Metal fusionnel. Et justement, cette incroyable fusion reprend là où elle s’était arrêtée avec une spontanéité indemne.

Avec un titre aussi évocateur et qui n’a jamais aussi bien porté son nom, ce treizième opus studio renferme tout ce que l’on pouvait attendre de la part de ces légendes. Instinctif, percutant et présentant un sens de la mélodie intemporel, KING’S X nous embarque encore et toujours avec une insolente facilité (« She Called me Home », « Nothing But The Truth », « Give It Up », « Festival », « Swipe Up »). Organique et enivrante, la musique des Texans est toujours aussi attachante, accrocheuse et universelle. Pour tout ça, merci !

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Cinematic Metal Symphonic Metal

Gallia : un ardent faisceau lumineux

Pour son premier album, le quatuor belge GALLIA fait très fort. Réalisé en indépendant, « Obscura » est autoproduit et montre un groupe inspiré, sûr de son fait et arborant un style aussi riche que dynamique. Très Heavy et Symphonique, le Cinematic Metal du combo régale grâce un son massif et des arrangements particulièrement soignés.

GALLIA

« Obscura »

(Independant)

Après une mise en jambe avec l’EP « Everflamme » il y a trois ans, le quatuor sort son premier album qu’il a pu peaufiner depuis sa Belgique natale. Fondé en 2014, c’est surtout l’année suivante avec l’arrivée de sa chanteuse Elyn que GALLIA trouve sa voix et aussi sa voie avec un style qui passe du Power Metal au Symphonique pour aujourd’hui se faire cinématique.

Certes, les influences de Nightwish et Epica notamment sont évidentes, mais le groupe a su y insuffler un aspect Dark Fantasy très personnel. Avec un goût prononcé pour la narration musicale basée sur un concept et un récit original, GALLIA nous guide dans « Obscura » avec talent. Sans trop de noirceur pourtant, les Belges se font même très théâtraux avec un opus plein de relief.

Cristallin et puissant, le chant de la frontwoman apporte une réelle variété dans l’approche des morceaux entre alternant, avec beaucoup de proximité, douceur et rage (« Blackout Queen », « Mirage »). Très Heavy, les riffs offrent un côté incisif bienvenu, tout comme l’explosive rythmique. Forcément épique et homérique, GALLIA reste mélodique et envoûtant (« Reflection », « Path Of The Nomad », « Spirit Of The Sea »). Une vraie réussite !

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Blues Rock Hard Rock

Bad Luck Friday : un souffle incandescent

Il y a de l’électricité dans l’air à Brighton en Angleterre depuis quelques temps. Le talentueux harmoniciste à la renommée internationale et également incroyable frontman, Will Wilde, sort avec son groupe, BAD LUCK FRIDAY, un premier album ébouriffant au groove et au feeling incroyables… entre Hard Rock et Blues.

BAD LUCK FRIDAY

« Bad Luck Friday »

(Wilde Fire Record)

Considéré comme l’un des meilleurs harmonicistes de sa génération, Will Wilde est aussi un redoutable chanteur à la voix chaude et puissante. Il y a deux ans, au cœur de la pandémie, le Britannique s’est associé au guitariste Steve Brook pour monter BAD LUCK FRIDAY. Et avec Jack Turnbull (basse) et Alan Taylor (batterie), le groupe fait aujourd’hui des étincelles sur cet opus éponyme de haut vol.

Grand musicien de Blues Rock, mais aussi amateur éclairé de Classic Rock et de Hard, Will Wilde et ses camarades de jeu font voler en éclat les clivages et les genres pour donner naissance à un style nerveux, électrique où  la chaleur de l’harmonica mêlée à des riffs accrocheurs donne à BAD LUCK FRIDAY un aspect fusionnel tout en percussion, entre tradition et modernité.

Sur les dix morceaux de ce premier album, le chant guide les duos fraternels entre la guitare et l’harmonica où la complicité des duels fait rage autant que la solide et indéboulonnable rythmique basse/batterie (« Bad Luck Friday », « Banshee », « Dust & Bones », « Mistress », « Low Down Dirty », « Rebel With A Cause »). BAD LUCK FRIDAY est juste époustouflant de vigueur et de fraîcheur. Déjà incontournable !  

Photo : Rob Blackham