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Death Metal Ethnic Thrash Metal

Concrete Age : tribal vibes

Fusionnant des inspirations directement issues d’Europe de l’Est et même au-delà avec un Metal Thrash/Death, le quatuor russe CONCRETE AGE assène un style très original et personnel. Arborant des sonorités ancestrales avec un style très actuel, le quatuor n’a aucun mal à nous envoûter, grâce à des changements de rythmes et d’ambiances à la fois brutales et mélodiques.

CONCRETE AGE

« Bardo Thodol »

(Independant)

Originaires des Balkans et du Caucase du nord, les russes de CONCRETE AGE se sont établis à Londres et c’est depuis la capitale anglaise qu’ils livrent aujourd’hui leur huitième album. Basé sur un style technique Thrash et Death, le combo y injecte avec talent des sonorités ethniques aux multiples teintes pour une explosion musicale loin du folklore suranné de The Hu, notamment. Ici, on n’est pas dans la gaudriole.

« Bardo Thodol » tient son titre de l’ouvrage tibétain du même nom, que l’on traduit couramment par le ‘Livre Des Morts’ en Occident. Il s’agit d’un corpus décrivant les états de conscience et les perceptions se succédant durant le moment entre la mort et la renaissance. Et si le concept est audacieux, CONCRETE AGE réussit à rendre son album captivant, immersif et d’une puissance très bien distillée.

Entre Metal massif et musique du monde jouée sur des instruments traditionnels, le quatuor fait preuve d’une grande maîtrise et d’une technique imparable. Inarrêtable, le groupe multiplie les paysages sonores avec une inspiration qui abat les frontières avec force (« Hex », « Purity », « Lullaby For A Deadman », « Bardo Thodol », « Ridges Of Suffering », « Bezdna Of Ludost »). Solide et mélodique, CONCRETE AGE se montre conquérant.

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Post-Metal

Lòdz : l’envol

En matière de post-Metal, l’hexagone n’a plus rien à prouver depuis longtemps maintenant et les Rhodaniens de LÒDZ viennent le confirmer de la plus belle des manières avec une troisième réalisation (quatre si l’on compte leur premier EP) réussie en tout point. Avec « Moons And Hideaways », le combo surfe sur des atmosphères très aériennes, qui savent aussi se montrer très tendues à l’occasion. Une diversité au service d’une belle technique et d’une créativité en plein essor. 

LÒDZ

« Moons And Hideaways »

(Crimson Productions)

C’est avec un album profond et d’une grande maturité que LÒDZ fait son retour. Disponible depuis quelques semaines, l’album du troisième album des Lyonnais met en valeur l’empreinte musicale qu’ils se forgent depuis un peu plus de dix ans. Le quatuor a pris du volume, peaufiné son jeu et s’apprête désormais à jouer dans la cour des grands avec une sérénité affichée.

Conçu durant la pandémie, « Moons And Hideaways » dégage une atmosphère de douleur et d’une grande mélancolie très prenante. Pourtant, LÒDZ y laisse passer une timide lumière, grâce à la souplesse de l’interprétation de ses nouveaux morceaux. D’ailleurs, c’est une évidence d’affirmer que le groupe, qui a connu deux changements récents, s’affirme pleinement.

Dans un post-Metal, qui tend énormément vers un style très Rock et progressif, LÒDZ se repose sur une production très soignée et des titres d’une fluidité très élégante. A la fois lourd et aérien, ce nouvel opus brille aussi par la prestation de son chanteur, dont le large spectre permet toutes les incartades. Un regret cependant sur les parties growlées carrément loin d’être indispensables, tant le frontman possède la puissance nécessaire.

Ecorché et gorgé d’émotions, « Moons And Hideaways » livre une partition envoûtante, sombre et intense avec un son très organique (« Pyramids », « Chimeras », « Play Dead »). LÒDZ a également posé de manière subtile quelque samples discrets mais efficaces, afin d’alimenter son propos. Ce nouvel opus est exactement ce dont on était en droit d’attendre du combo (« Fast Rewind », « The Mistake Again »). Gravitationnel !

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edito

2023… et tant de vœux ! [Edito]

En ce début d’année, et à l’heure de la reprise, c’est avec enthousiasme que je vous adresse tous mes vœux pour 2023. Et je vous la souhaite à toutes et à tous encore meilleure et en l’occurrence bercée d’harmonieux décibels, ou brutaux c’est selon ! Après une activité musicale dense et de grande qualité en 2022, d’autres belles surprises ne manqueront sûrement pas de nous enchanter à nouveau. Ainsi, à cette époque donc, vient le temps des vœux…

Outre le succès presqu’annoncé de plusieurs évènements comme les sorties d’albums très attendus et d’un Hellfest sold-out dont l’affiche suscite un engouement très légitime, j’aspire aussi à une évolution des usages et des mentalités dans notre cher et très resserré milieu ‘professionnel’. Car si certains tirent toujours aussi bien leur épingle du jeu, d’autres, et ils sont nombreux, peinent à sortir la tête de l’eau malgré un travail, une volonté et un savoir-faire indiscutables.

Le 6 janvier dernier, Rock’n Force a également fêté son deuxième anniversaire sur le Web. En ressuscitant le désormais webzine et en lui offrant son indépendance, je n’imaginais pas qu’il bénéficierait d’une reconnaissance aussi rapide même si son démarrage sur Facebook avait rapidement rencontré une belle adhésion avec plus 3.600 abonnés à ce jour. Sauf que le fonctionnement des réseaux sociaux est bien différent de celui d’un site traditionnel. Ici, tout a un coût, si l’on choisit la liberté.

Naïvement, je l’avoue, il y a un mois, j’ai lancé un appel au don ici même et sur les réseaux. Pensant que l’histoire serait vite réglée, j’ai très vite déchanté. Une espèce de passage au growl involontaire et surtout forcé ! L’essentiel du soutien apporté à Rock’n Force vient de vous, lectrices et lecteurs, et je vous en remercie infiniment. En revanche, le silence est assourdissant de la part des acteurs du secteur. Pourtant, c’est d’eux-mêmes que vient l’essentiel des sollicitations. Donnant-donnant ? Pas tout à fait, non.

La presse écrite spécialisée connait aussi de grandes difficultés et les groupes qui ne sont pas ‘installés’ ne sont pas logés à une meilleure enseigne. Alors peut-être qu’il y a trop de webzines ? La question peut en effet se poser, c’est clair. Modestement, je pense que Rock’n Force a sa place. Vraiment ! Les chiffres, et surtout vos retours, ne mentent pas. Ainsi, j’espère de tout cœur que votre soutien ne sera pas seulement ponctuel et que le site a encore de belles heures devant lui et de belles pages à écrire.

Même si cette première campagne n’a pas été concluante et que les raisons sont sans doute multiples, une chose est sûre : Rock’n Force n’est pas prêt de rendre les armes. Car le fait que vous soyez de plus en plus nombreux est une chose, mais le plaisir que j’y prends en est une autre… et elle est de taille ! La désertion et la résilience ne faisant pas partie de mon vocabulaire, je préfère reprendre le combat, le couteau entre les dents ! Et enfin, une fois encore, je vous souhaite une très, très belle année ! Et merci à toutes et à tous !   

Le visuel de l’édito est signé par mon ami graphiste Laorz Le Guilloux et fait partie d’une série de stickers que voici. Pour vous les procurer, un simple mail suffit : laorz@outlook.fr

Le sticker est à 5€ + 1,50 € de frais de port (et je ne touche pas de commission… comme pour tout ce je fais ici !).

Et encore et toujours : https://rocknforce.com/faire-un-don/

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edito

Le compte n’y est toujours pas ! [Edito]

Voilà trois semaines, j’ai fait appel à toutes celles et ceux qui collaborent de près ou de loin à Rock’n Force avec pour but de réunir suffisamment de fonds pour assurer l’avenir du site. Il ne s’agit pas d’une somme faramineuse, loin de là. Ensuite c’est à vous, lectrices et lecteurs, que je me suis adressé. Et malgré les près de 300.000 visites uniques en deux ans d’existence et de nombreuses collaborations, l’objectif n’est pas atteint.  

Soyons clair : je travaille bénévolement et c’est un choix ! Un peu guidé par la contrainte quand même, mais c’est un choix que j’assume. Seulement, Rock’n Force doit aujourd’hui changer de structure d’hébergement, car l’actuelle base de données est saturée. Le site engrangeant une grande quantité de statistiques en tout genre et proposant 1.000 articles au total et en seulement deux ans, il semble ironiquement victime de son succès.  

Or, ce changement a un coût plus important que je le pensais et je ne peux endosser cette charge. Car en marge de Rock’n Force, mes activités de journaliste ne sont pas rémunérées, elles non plus. Le reflet d’une époque et d’une société. Et c’est encore un choix. Je pourrais mettre de la publicité et/ou faire payer mes articles aux groupes autoproduits comme certains sites. Seulement, il n’en est pas question et c’est définitif.

Voilà, ce n’est pas, non plus, à l’ordre du jour de partir en vacances sur le dos de celles et ceux qui m’apporteront leur soutien, mais juste de pérenniser le site, car son impact et bel et bien réel et non-négligeable, a priori. La décision est entre vos mains et elle vous appartient, car à l’heure actuelle, je ne peux y parvenir seul. J’espère pouvoir tout simplement offrir un nouvel élan à Rock’n Force en 2023 ! Merci à vous.

Pour faire un don, même minime, un petit clic suffit :

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Post-Metal post-Rock

Absence Of Colors : hypnotique

ABSENCE OF COLORS

« Cycles »

(Weird Noise)

Nouveau focus sur un EP, ça va finir par devenir une habitude, avec un duo français qui sort sa première réalisation, « Cycles ». Originaire de Chambéry, ABSENCE OF COLORS fait le pari d’associer à part égale sa musique avec son interprétation live. Soutenu par la structure Weird Noise, le groupe mise sur un dispositif scénique, notamment au niveau des lumières, adapté à ses morceaux, lui imposant donc certaines contraintes.  

Si à elle seule, la démarche est originale, il en va de même pour ce premier et généreux quatre-titres. Composé de Damien Bernard (batterie et programmation) et Olivier Valcarcel (guitare et programmation), ABSENCE OF COLORS évolue dans une formule instrumentale et très atmosphérique. A travers un post-Rock aux fulgurances souvent Metal, les deux musiciens parviennent sans mal un imposer un style aussi narratif que progressif.

Si certaines productions similaires sont souvent une succession de crescendos sans véritable liant, le groupe prend ici le temps d’installer des ambiances aux thèmes bien développés et très structurés sur des morceaux assez longs. Jouant aussi sur les effets et aidé de samples, ABSENCE OF COLORS a la bonne idée de glisser quelques passages parlés, et presque Dub, apportant une belle respiration à l’ensemble (« Cycles », « Dust Bowl »). Captivant.    

Photo : Bruno Belleudy
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Hard 70's Heavy metal Thrash Metal

Dungeon Crawl & Throne Of Iron : house of dragon

Depuis quelques temps maintenant, on assiste à un certain revival des split-albums de la part de certains labels. Convaincre deux groupes de partager la même production n’est pas forcément chose aisée et que l’osmose se créé en est encore une autre. Avec DUNGEON CRAWL et THRONE OF IRON, l’entente est parfaite et la complémentarité évidente sur ce « The Side Quest » conceptuel.

DUNGEON CRAWL & THRONE OF IRON

« The Side Quest »

(Wise Blood Records)

Le label américain Wise Blood Records a eu la brillante idée de réunir deux groupes habités par le même amour du Heavy Metal et surtout la même folie. A travers ce split-album de sept titres, DUNGEON CRAWL et THRONE OF IRON se sont inspirés de ‘Dungeons & Dragons’ et on ne pouvait vraiment pas trouver mieux que ces deux furieux combos pour s’exprimer en musique sur le thème choisi ici. « The Side Quest » régale !

DUNGEON CRAWL

Et c’est le trio originaire de la célèbre baie de San Francisco qui ouvre les hostilités avec « Minions Of A Dark Master », une intro de deux minutes qui plante parfaitement le décor avant les trois brûlants morceaux à suivre. Dans une mouvance Thrash très Heavy, DUNGEON CRAWL se présente dans un style très brut, live et offensif. Alors que son album, « Roll For Your Life », vient de sortir, le groupe s’éclate encore !

THRONE OF IRON

Dans un Heavy Metal plus traditionnel, mais pas vraiment plus calme, THRONE OF IRON emboîte le pas de ses camarades et le gang de l’Indiana a lui aussi du répondant. Dans un esprit vintage façon Cirith Ungol et Manilla Road, les Américains enchainent les riffs dans un registre épique très old school et réjouissant. Vigoureux, les trois pistes ont même un goût de trop peu. Un split-album court, frontal et dynamique.

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Black Metal Death Metal Doom Metal

Jours Pâles : spleen Metal

Emotionnellement intense, le nouvel effort (c’est peu de le dire !) de JOURS PÂLES vient  confirmer la singularité du groupe et sa faculté à se démarquer de la scène Metal hexagonale de la plus belle des manières. Agressif et présentant une écriture fine et percutante, « Tensions » se nourrit de colère, de rage et laisser errer un spleen aussi étouffant que nerveux.

JOURS PÂLES

« Tensions »

(Les Acteurs De l’Ombre Productions)

Moins de deux ans après « Eclosion », JOURS PÂLES fait déjà son retour et toujours pas le moindre rayon de soleil à l’horizon. Toujours guidé par Spellbound dont le chant en français transcende littéralement ce nouvel album, la formation semble s’être resserrée mais les morceaux, eux, ont gagné en densité, en efficacité et se révèlent redoutables. Entre Metal et poésie, la connexion est établie.

Très créatif, le Metal très noir de JOURS PÂLES se nourrit de nombreux courants, ce qui le rend assez singulier et riche de saveurs multiples. Et même si l’atmosphère globale est clairement mélancolique, il n’est pas question ici de renoncement tant la combativité affichée à travers les textes est manifeste. Violent  et lourd, ce nouvel opus est une fusion de Black/Death, de Doom et de quelques passages Folk éthérés.

Et comme son titre l’indique très justement, il y a beaucoup de « Tensions » sur cette deuxième production des Auvergnats. Dès « Jour De pluie, Jour De Fête », on est saisi par la précision et l’aspect clair et massif du son. Vocalement, Spellbound sait autant se faire conteur et crieur que chanteur et growler, ce qui offre à JOURS PÂLES beaucoup de latitudes musicales (« Saint-Flour Nostalgie », « Hâve », « Ode A La Vie », « Dose(s) ». Unique !

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Americana Blues

Elles Bailey : l’émotion à l’état pur

Passionnée et subtile, la chanteuse ELLES BAILEY a sorti son nouvel opus, conçu sur ses terres anglaises, en début d’année et « Shining in The Half Light » est étincelant de bout en bout. Parfaitement entouré de musiciens dont la sensibilité est éclatante, la compositrice britannique nous berce par sa voix gorgée d’émotion sur des morceaux d’un Americana Roots teinté de Blues incarné de la plus belle des manières.

ELLES BAILEY

« Shining In The Half Light »

(Outlaw Music)

Sorti en février dernier, je ne pardonne toujours pas d’être passé à côté de ce somptueux troisième album d’ELLES BAILEY. La chanteuse de Bristol y livre l’une de ses meilleures performances vocales. Alors qu’il devait être enregistré à Nashville, la pandémie l’a poussé à investir les studios de Middle Farm dans la campagne du Devon. Et « Shining In The Half Light » brille de mille feux.

Soutenues par un quatuor de choc, des chœurs exceptionnels et avec Dan Weller (Enter Shikari) à la production, les nouvelles compostions de l’Anglaise prennent du volume et la qualité de l’écriture fait le reste. Entre Americana Roots et Blues, ELLES BAILEY se hisse avec talent parmi les meilleurs songwriters du style avec notamment des ambiances Gospel absolument superbes.

Entraînante sur « Cheats And Liars », enjouée sur « The Game », bluesy sur « Colours Start To Run » et son magistral solo ou plus délicate sur « A Different King Of Love », ELLES BAILEY sait tout faire et la justesse dont elle fait preuve vient définitivement assoir son statut d’artiste incontournable. « Shining In The Half Light » s’impose comme un album de Blues Americana terriblement roots, expressif et addictif.

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Groove Metal Nu Metal

Brain For The Masses : furious Esperanto

Le Portugal ne cesse de réserver de bonnes surprises en matière de Metal et BRAIN FOR THE MASSES vient renforcer cette belle scène émergeante au talent indéniable. Solide et massif, le quintet vient se loger quelque part entre Fear Factory, Linkin Park et Meshuggah en assumant pleinement la violence de son jeu et l’aspect très fédérateur de ses compos. Une sorte de Modern Metal en version organique et tout en finesse…

BRAIN FOR THE MASSES

« Monachopsis »

(Independant)

C’est assez rare que je chronique des EP, souvent faute de place et notamment aussi face à une quantité démentielle de sorties. Cependant, l’histoire de ce quintet portugais force le respect et surtout, « Monachopsis » est une très bonne réalisation de cinq titres d’une demi-heure intense où de nombreux courants du Metal viennent se bousculer intelligemment. BRAIN FOR THE MASSES fait une magnifique entrée en matière.

Obstinés, les Lusitaniens ont déjà six ans d’existence et même si ce premier effort ne sort qu’aujourd’hui, il a été enregistré en 2019, puis bloqué par cette satanée pandémie. Pourtant, ils n’ont jamais lâché l’affaire et « Monachopsis » montre beaucoup de dynamisme, de volonté et surtout un Metal virevoltant. Capable de nous transporter dans un Groove Metal massif et lourd, BRAIN FOR THE MASSES affiche bien d’autres envies.

Flirtant avec le Nu Metal, le Groove donc, mais aussi avec le Heavy et le Metal Progressif, le combo ne s’interdit rien et paraît même à l’étroit tant il est difficile à loger. Mélodique et puissant, BRAIN FOR THE MASSES livrent des titres aboutis, très bien structurés et que des arrangements soignés font bien respirer (« Bleak », « Seclusion », To Be Alive », « Stay Afloat »). Soutenu par une telle production, les portes semblent grandes ouvertes.  

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Bluegrass Blues folk

Muddy What ? : un élan de spontanéité

Sur des mélodies jouées à la mandoline, des solos cristallins plein de feeling, des rythmiques souples et entraînantes et un chant très attachant, MUDDY WHAT ? diffuse un Blues joyeux et touchant. Avec ce troisième album studio, la formation germanique se livre dans des paysages musicaux surprenants et colorés. « Spider Legs » swingue autant qu’il apaise.

MUDDY WHAT ?

« Spider Legs »

(Howlin’ Who Records)

C’est à une belle balade à travers un Blues original que nous invitent les Allemands de MUDDY WHAT ?. Avec un nom qui déclenche à lui seul le sourire, le groupe relève facilement le challenge qu’il s’est donné à sa création en 2006. Même son line-up est atypique, puisqu’on retrouve Ina Spang (lead guitare et mandoline), son frère Fabian (chant et guitare rythmique) et Michi Lang qui alterne la basse et la batterie.

Originaire de Bavière, MUDDY WHAT ? ne s’impose aucune frontière, même si la formule présentée a des saveurs inspirées du Sud des Etats-Unis. Avec dorénavant quatre albums à son actif, dont un Live, le trio propose pour la première fois un opus entièrement de sa composition. Aucune reprise donc et c’est tant mieux, car le groupe a des arguments à faire valoir et des sonorités très personnelles à livrer.

Enregistré dans un haut lieu du Blues local, « Spider Legs » se déploie justement dans une chaleur très vivante et authentique. Et MUDDY WHAT ? ne manque pas de sincérité dans son jeu, loin de là. Entre Blues flamboyant et escapades Bluegrass et Folk, le combo se montre aussi éclatant que d’une grande finesse (« Dead Cigars », « Much Too Loud », « What Would I Do »). Une fraîcheur incroyable et positive !