L’honnêteté transpire et a toujours transpiré des albums de MIKE ZITO. « Resurrection » vient confirmer son amour du Blues à travers des morceaux où les émotions du guitariste-chanteur prennent un relief saisissant. Reconnu par ses pairs pour son incroyable talent, l’Américain livre à nouveau une superbe partition.
lues Rock
MIKE ZITO
« Resurrection »
(Gulf Coast Records/Hillside Global)
Fort d’une imposante discographie et multi-awardisé, le guitariste et chanteur (et producteur et co-propriétaire du label Gulf Coast Records) MIKE ZITO trouve encore et toujours le temps pour composer de très bons albums. Après avoir sorti « QuarantimeBlues » en pleine pandémie à l’intention de ses fans, le musicien de Saint Louis revient avec « Resurrection », un album profond et personnel.
Pour la production de ce nouvel album, MIKE ZITO a rappelé son ami David Z, un monument qui a notamment longtemps travaillé avec Prince mais aussi Etta James, Billy Idol, Buddy Guy ou encore John Mayall. C’est donc un euphémisme de dire que « Resurrection » sonne et met parfaitement en valeur la qualité et l’authenticité des textes et des musiques de l’Américain.
Accompagné de sept musiciens avec qui il partage la scène et les studios depuis des années, MIKE ZITO livre un Blues aussi Rock que sensible avec une sincérité flamboyante (« Don’t Bring Me Down », « You Don’t Have Me », « Damned If I Do »). D’une fluidité et d’un feeling incroyable, « Resurrection » est une réalisation enthousiaste et pleine d’émotion. Un régal à écouter en boucle !
Enregistré à York en Angleterre durant le confinement de l’an dernier, ce premier album de HEAVY WATER, « Red Brick City », montre toute la complicité artistique entre le frontman de Saxon et son fils Seb qui s’avère être un redoutable chanteur et guitariste. Les Byford affichent une belle unité partageant leur amour du Rock de façon débridée et créative.
HEAVY WATER
« Red Brick City »
(Silver Lining Music)
Plutôt que de se morfondre devant des écrans ou de pleurer en écoutant l’album de Saxon, « Inspirations » sorti il y a quelques mois, Seb Byford a préféré entraîner son père dans l’écriture et la réalisation d’un album personnel et familial. HEAVY WATER a vu le jour l’an dernier durant le confinement et il faut bien avouer que le fils et le père ont été bien inspirés cette fois.
Composé à deux, « Red Brick City » est surprenant à plus d’un titre. Tout d’abord, il ressemble bien plus au fils qu’à Biff qui tient la basse et assure les chœurs avec sobriété et loin de son registre habituel. HEAVY WATER ne s’inscrit pas du tout dans la NWOBHM, mais dans un Rock Hard pur et dur aux multiples influences et aux passages musicaux très variés. Et Seb Byford ne manque pas de talent, loin de là.
A la guitare et au chant, il montre une belle palette enchainant les riffs costauds et les parties vocales pleines d’énergie et de mélodies avec une assurance et un savoir-faire bluffant (« Red Brick City », « Follow the Moment », « Solution »). HEAVY WATER se balade entre Rock 70’s, Doom allégé, Blues et un Hard Rock réjouissant et frais. Il règne une douce et Rock’n’Roll folie dans cette famille !
Sept ans après « Shine », son dernier album solo, le maestro BERNIE MARSDEN entreprend une série de disques baptisée « Inspirations » dans laquelle le Britannique va rendre hommage aux bluesmen qui l’ont inspiré. « Kings », le premier volet, donne le ton avec une classe naturelle, une dextérité incroyable et un feeling hors du commun. Du très, très haut niveau !
BERNIE MARSDEN
« Kings »
(Conquest Music)
Toujours présenté comme membre fondateur de Whitesnake avec qui il a, certes, enregistré six albums mais qu’il a quitté il y a presque 40 ans, BERNIE MARSDEN a construit sa légende en solo avec une belle discographie et de nombreuses et prestigieuses collaborations. Pour la plus récente d’entre elles, le Britannique a co-composé l’album « Royal Tea » de Joe Bonamassa.
Pourtant assez discret, mais toujours inspiré et prolifique, le guitariste et chanteur a influencé un grand nombre de musiciens autant qu’il a comblé les amateurs de Blues et plus largement de Rock sous toutes ses formes. BERNIE MARSDEN est un monstre de virtuosité au service d’un feeling exceptionnel et rare. Avec « Kings », l’Anglais entame une série d’albums qui s’annonce grandiose.
Baptisée « Inspirations », elle va voir le guitariste rendre hommage aux chansons avec lesquelles il a grandi et qui l’ont inspiré. L’idée a germé après un bœuf avec Billy Gibbons et a conduit BERNIE MARSDEN à enregistrer « Kings », premier volume dédié à Freddie King, BB King et Albert King. Epoustouflant et bénéficiant d’une brillante production, l’album apporte encore un peu plus de magie à ce Blues éternel.
Toujours aussi fougueux et déterminé, WINGS OF DESTINY continue son bonhomme de chemin avec un Power Metal massif et accrocheur. « Memento Mori », sixième album du groupe, montre que le quintet venu du Costa Rica s’est forgé un registre dorénavant très identifiable et diablement pêchu. A même de tenir la dragée haute aux combos de référence, le quintet marie puissance et mélodie avec maestria.
WINGS OF DESTINY
« Memento Mori »
(Wormholedeath Records)
Pour les suivre depuis leurs débuts en 2013, je ne peux que saluer la très belle évolution de WINGS OF DESTINY, quintet originaire du Costa Rica, et de son Power Metal qui se fait de plus en plus personnel. Si les influences de Rhapsody Of Fire, Angra ou Symphony X étaient manifestes sur leurs premiers albums, le groupe s’en est très vite détaché pour créer un style solide, très mélodique et véloce qui a su fédérer les fans à travers le monde.
Toujours composé d’Anton Darusso (chant, claviers), Andres Castro (guitare), Cristian Jimenez (guitare), Emil Minott (basse) et Horacio Paris (batterie), WINGS OF WINGS en est déjà à son sixième album, et c’est assurément l’une des meilleures productions du groupe. S’appuyant sur des claviers discrets et efficaces pour mieux mettre en avant les riffs tranchants de ses deux guitaristes, le combo livre un « Memento Mori » très fédérateur.
Epique sans être pompeux, WINGS OF DESTINY donne la charge dès « Playing With Fire », où les chœurs mêlés au puissant chant de son frontman emportent tout sur leur passage, avant de confirmer cette belle impression sur « Death Wish ». Grâce à des refrains entêtants et des guitares acérées, le quintet d’Amérique Centrale déroule et se renouvelle au fil des titres (« Reborn Immortal », « City On Fire » et le très bon « Theater Of Tragedy »). Powerful !
Issu des hauts-de-France, QUEEN (ARES) est le projet très abouti d’un quintet formé autour de musiciens chevronnés de la scène extrême locale. Et ce premier album, « From This Ground, From This Sea » est une immersion totale et captivante dans un post-Metal protéiforme et envoûtant. : sept titres dans lesquels le combo passe par toutes les émotions se jouant avec délectation des tessitures sonores.
QUEEN (ARES)
« From This Ground, From This Sea »
(Independent/Atypeek Music)
Cela fait maintenant deux ans que QUEEN (ARES) mûrit et peaufine son premier album. Et il faut reconnaître que ces cinq musiciens aguerris ont bien fait les choses, car « From This Ground, From This Sea » est un petit bijou de post-Metal. Composé de membres de Junon, The Lumberjack Feedback, Unswabbed, Sylvaine, Holispark et Big Bernie, le combo avance avec force et ambition.
Entièrement autoproduit, ce premier album s’étale sur sept morceaux pleins de relief à travers des sonorités post-Rock, Doom et post-HardCore sombres et captivantes et à la fois. Grâce à un son massif et limpide, QUEEN (ARES) s’échappe aussi sur des passages aériens très atmosphériques, où la puissance et le contraste du chant livrent une profondeur incroyable.
Les déchirures et les tempêtes se succèdent au fil des titres sur des riffs écrasants et une rythmique millimétrée dans un ensemble parfaitement maîtrisé par le quintet à la fois serein et brutal (« Swarm », « Burn », « Dive »). Loin de nous balader dans des montagnes russes, QUEEN (ARES) joue sur les ambiances avec beaucoup de cohérence et d’homogénéité (« The Fragile Shells », « Silent Changes »). Brillant !
Totalement imprégné par la musique des 70’s qu’elle soit Rock, Blues ou Psychédélique, THREE MOONS AGO offre une belle respiration à cette époque bénie en faisant un mix à la fois savoureux, aérien et pêchu. Ce premier album, sur lequel l’expérience du trio se devine dès les premières notes, est une ode au groove et aux belles harmonies.
THREE MOONS AGO
« Write Your Story »
(M&O Music)
Sans fioriture mais sur un groove imparable, THREE MOONS AGO livre son premier album certes, mais qui est loin d’être joué par de jeunes premiers. Le trio, qui a sorti « Write Your Story » il y a quelques temps déjà, propose un style vintage sans être dépassé et suffisamment actuel pour être indémodable. Le Rock Psych très bluesy des Français rend hommage de belle manière à une époque intemporelle.
Clairement inspirés par les 70’s, Pat Martin (guitare, basse, batterie), Jose Dos Santos (claviers, chant) et Math Boudou (chant), sous un étonnant line-up, distillent onze compos qui ne tapent pas dans la nostalgique, mais la rafraîchissent. De riffs accrocheurs et langoureux en rythmiques hypnotiques déployées sur tout l’album, THREE MOONS AGO apporte autant de couleurs que d’ambiances diverses à ses morceaux.
Très Rock et psychédélique sur « Drown My Brain » et « Feel Like Shit », funky/Soul sur « Sting Me » ou plus envoûtant sur « Write Your Story », « Deeper And Deeper » ou « How Do You Feel », le trio maîtrise son sujet en ne s’enfermant dans aucune case et tout en restant très fédérateur (« To Be Free », « Cut Me Some Slack »). THREE MOONS AGO captive avec ce « Write Your Story » que l’on espère savourer sur scène prochainement.
Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !
LAURENNE / LOUHIMO – « The Reckoning » – Frontiers Music
Avec ce nouveau projet, Frontiers Music fait preuve d’audace en réunissant sur un même album deux frontwomen au tempérament bien trempés et dotées d’une belle puissance vocale. Avec « The Reckoning », le label italien met en lumière les Finlandaises Noora Louhimo de Battle Beast et Netta Laurenne de Smackbound, autant dire deux très bonnes chanteuses. Accompagnées de Nino Laurenne (guitariste, producteur et mari de Netta) et Sampo Haapaniemi (batteur de nombreuses formations), elles livrent un très bon album basé sur un Heavy Metal mélodique et un brin épique, où elles font parler leur force et leur sens de la mélodique avec maestria. Complices et complémentaires, LAURENNE / LOUHIMO va ravir les fans de belles voix féminines Metal.
INNER STREAM – « Stain The Sea » – Frontiers Music
Bonne pioche pour le label italien qui est allé du côté de l’Argentine pour faire signer l’un de ses groupes les plus prometteurs pour l’associer au très prolifique producteur Alessandro Del Vecchio. A la tête d’INNER STREAM, on retrouve l’auteure-compositrice et chanteuse Inès Carolina Vera Ortiz, dont le spectre musical est aussi vaste que la pluralité des styles abordés par le quintet. Si le combo existe depuis 2008, « Stain the Sea » apparait comme le premier véritable album des Argentins. Le crossover Metal incluant du Heavy, du Nu Metal, du Gothique et de l’Electro multiplie les ambiances et les gros riffs ont une place de choix chez INNER STREAM. Très abouti et mature, « Stain The Sea » marie habillement explosivité et mélodies accrocheuses. Une réussite.
Issu de l’underground californien où il n’a pas mis longtemps à se faire remarquer et à enchainer les premières parties de grand stars comme Kiss, Mötley Crüe ou Slash, THADEUS GONZALES a développé un Rock Alternatif très personnel mêlé à du Hard Rock et quelques pulsations Punk. Avec « Opposite Faces », le frontman débarque dans la cour des grands.
THADEUS GONZALEZ
« Opposite Faces »
(Rebel Waves Records)
Frontman d’Electric Sister pendant dix ans, c’est en 2014 que THADEUS GONZALEZ s’est lancé en solo. Sûr de son fait, et à raison, le songwriter d’Oakland en Californie a déjà livré deux bons albums, « Utopian Society » et « Silver Inside », où il a montré de grandes qualités et un éclectisme très affirmé qui en font un artiste atypique. Et l’Américain a de la suite dans les idées.
Enregistré aux Sonic Room Studios de Livermore, haut lieu de l’underground, et produit par Tim Narducci (The Watchers), « Opposite Faces » est une vraie petite merveille de Rock aussi incendiaire que délicat et toujours très inspiré. Sur des bases Hard Rock 90’s, THADEUS GONZALEZ évolue dans un registre très alternatif et californien, où se télescopent des sonorités addictives, guidées par une voix envoûtante.
Vocalement assez proche de Mike Tramp de White Lion, l’Américain se fait aussi plaisir en s’engouffrant dans des titres post-Punk désinvoltes et mélodiques (« Death Of A Good Husle », « Lightning Hits The Land »). Dans le même temps, le chanteur se fait poignant sur des mid-tempos et des ballades toutes en émotion (« Horses Lay Down », « The Sounds I Saw »). THADEUS GONZALEZ livre ici l’un des meilleurs albums Rock/Hard de l’année.
Après une édition 2020 annulée en raison de la pandémie, le Festival 666 remet le couvert les 20, 21 et 22 août prochain à Cercoux en Charente. Cette année, ce sont trois jours de concerts qui attendent les spectateurs avec une affiche toujours essentiellement française dans laquelle l’ex-Motörhead Phil Campbell s’est glissé. Tous les styles de Metal sont représentés, de quoi ravir celles et ceux privés de décibels depuis de trop longs mois. Revue d’effectif avec Victor, organisateur du festival, qui revient aussi sur les conditions un peu particulières de cette nouvelle édition.
– Pour commencer, j’imagine qu’en ces temps de pandémie, cela doit être une joie et une grosse satisfaction que cette troisième édition ait lieu après le report de l’an dernier ?
Oui, on est vraiment super content de pouvoir enfin organiser notre troisième édition. Ca fait un an et demi qu’on attend ça. J’ai franchement hâte de retourner dans les pogos et d’accueillir vos festivaliers à Cercoux.
– Justement, est-ce que vous avez conservé l’essentiel de l’affiche de 2020, et dans quelles conditions cela a-t-il pu se faire ?
En fait, on a pu conserver tous les groupes. En 2020, nous devions faire ça sur deux jours et au moment du report, ils ont tous répondu présents pour 2021. Mais je n’avais pas simplement envie de dire qu’on reportait, de dire à chacun garder ses billets pour l’année prochaine, donc on a ajouté une troisième journée avec une programmation supplémentaire. Et les détenteurs du pass 2 jours rentreront gratuitement la troisième journée.
– Comment se sont passés ces derniers mois ? Vous avez continué à travailler presque normalement en espérant que le festival puisse quand même se maintenir ?
On était dans l’idée de faire le festival cet été quoiqu’il arrive. On ne voulait pas être encore dans le doute par rapport au lancement de la billetterie et à la programmation. On a continué à aller de l’avant. En ce qui concerne les contraintes sanitaires, nous nous sommes mis dans les pires conditions possibles. Dans le doute, on a limité la jauge à 1.000 personnes/jour et on demande le pass sanitaire. On a aussi agrandi la surface du festival en se mettant en open-air.
No One Is innocent sera l’une des têtes d’affiche du festival… quelques semaines avant la sortie de son nouvel album !
– Petite nouveauté, l’ancien Motörhead Phil Campbell sera de la partie. Pourquoi est-il le seul étranger et comment cela s’est-il passé pour le programmer ? Vous avez du mettre certaines choses en place spécialement pour l’accueillir ?
Son management s’occupe de tout ce qui est sanitaire. Au départ, il s’était abonné sur notre compte Instagram et comme j’avais été assez honoré, je lui avais envoyé un petit mot pour le remercier. Il nous a répondu en nous disant : « pourquoi ne pas venir jouer dans votre festival ? ». J’ai tout de suite contacté son agent et on a mis tout ça en place.
– Vous avez une affiche très variée en termes de styles avec Mass Hysteria, No One Is Innocent, Loudblast, Trepalium, Sidilarsen et d’autres. Etant donné la situation, vous n’avez pas été assailli de demandes, sachant en plus que les groupes français seraient prioritaires ? Il a fallu faire des choix difficiles, ou pas ?
Tous les ans, on reçoit beaucoup de demandes, mais c’est vrai que cette année, nous en avons reçu plus de d’habitude surtout quand les groupes ont appris qu’on programmait une journée supplémentaire. Dans ces cas-là, on privilégie toujours les groupes locaux, parce que c’est sympa aussi de faire jouer des formations de la région. D’ailleurs, Carbone sera là sur la troisième journée.
– Etant donné les difficultés rencontrées par les festivals, est-ce que les groupes ont fait un effort particulier financièrement, ou pas du tout ?
En fait, je n’ai pas été témoin d’une inflation, ou de l’inverse, concernant le cachet des artistes ou de leurs conditions. Lorsque j’ai reporté les groupes de 2020 à 2021, cela a été fait à l’identique. Du coup, par rapport à d’habitude, il n’y a pas de différence pour nous.
– Vous êtes l’un des rares festivals de Metal de cette envergure à avoir lieu cette année. J’imagine qu’il doit y avoir une certaine fierté et peut-être aussi un peu de pression, non ? Les projecteurs seront braqués sur le Festival 666…
C’est vrai qu’on va nous porté une attention plus importante que d’habitude. On est très content et fier d’être là, parce que cette année est aussi pour les petits festivals une belle occasion de montrer que nous valons. Tout le monde a l’opportunité de faire quelque chose de bien. On est sérieux et très motivés, et ça permet de montrer aussi qu’on est vivant !
Fer de lance de la scène Death/Thrash française depuis 30 ans, Loudblast sera également de la partie !
– Actuellement, vous en êtes où des réservations ? Reste-t-il encore des pass 3 jours ou des billets à la journée ? Et comment peut-on encore se les procurer ? (Interview réalisée le 12/07 – NDR)
Nous avons lancé la billetterie il y a un mois et demi. 20% des billets sont partis en deux heures, ce qui nous a vraiment ravi. On n’imaginait pas qu’il y aurait autant de demandes. Actuellement, nous en sommes à 70%. Nous allons aussi lancer des pass à la journée, ce qui est une première pour le festival.
– Pour conclure, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour cette troisième édition et quelle serait votre plus grande satisfaction à l’issue de ces trois jours ?
Déjà qu’il fasse beau ! Jusqu’à présent, on a été très chanceux de ce côté-là. Les préventes sont aussi très bonnes. Les gens ont aussi hâte de revoir des concerts et on espère que ce sera une belle fête !
La frontwoman polonaise se fait un petit plaisir avec « Metal Queens » où elle reprend les classiques du Heavy Metal féminin qui l’ont bercé et influencé. De Lee Aaron à Hellion, Acid, Zed Yago, Malteze ou le Warlock de Doro, MARTA GABRIEL dévoile ses racines musicales accompagnée de deux de ces complices de Crystal Viper et en mode power trio.
MARTA GABRIEL
« Metal Queens »
(Listenable Records)
Quelques mois après « The Cult » avec son groupe Crystal Viper, la frontwoman MARTA GABRIEL est déjà de retour sous son nom avec un album de reprises, « Metal Queens ». La Polonaise y rend hommage aux chanteuses de Heavy Metal qui ont marqué son parcours et forgé son style. Et parmi elles, il y a quelques surprises.
Au chant, à la basse et à la guitare, MARTA GABRIEL célèbre les artistes des années 80 notamment. Pour l’accompagner, elle a fait appel à Eris Juris (guitare) et Cederick Forsberg (batterie) qui officient déjà ses côtés dans Crystal Viper. Et en version power trio, ces onze reprises n’en ont que plus d’impact et de férocité sur une tracklist très cohérente.
Parmi les classiques repris par la chanteuse, on retrouve « Metal Queen » de Lee Aaron, « Light In The Dark » de Chastain avec la participation d’Harry Conklin de Jag Panzer au chant, « Bad Attitude » d’Hellion ou encore « Mr Gold » de Warlock. MARTA GABRIEL offre même un « My Angel » de Rock Goddess en duo avec John Gallagher de Raven. Une fraîche nostalgie !
Retrouvez l’interview de Lee Aaron à l’occasion de la sortie de son nouvel album, « Radio On ! » :