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Hard Rock Rock

Danko Jones : la preuve par trois

Toujours aussi Rock dans le fond comme dans la forme, le combo canadien reste sans concession et accrocheur sur ce « Power Trio », qui met en exergue la mature-même de sa composition et, au-delà, cette capacité électrique à frapper façon uppercut avec une efficacité redoutable. DANKO JONES monte au front et semble aiguisé comme jamais, l’année de ses 25 ans d’existence.

DANKO JONES

« Power Trio »

(Mate in Germany/Tonpool)

L’explosif groupe de Toronto signe un dixième album en forme d’hommage. Un hommage direct et sans concession aux formations qui ont marqué l’histoire du Rock et du Hard Rock et qui, comme DANKO JONES, évolue sous le mythique line-up de power trio. Une formule brute dont Motörhead, ZZ Top, Venom ou Jon Spencer Blues Explosion sont des références absolues. « Power Trio » sent la poudre et percute à tout-va. 

DANKO JONES (guitare, chant), toujours accompagné de John, ‘JC’ Calabrese (basse) et de Rick Knox (batterie), distillent toujours ce style Hard Rock très frontal à l’énergie Punk. Et c’est indéniable que les trois Canadiens savent y faire. Grosse rythmique et riffs assassins, tous les éléments sont là et très bien mis en valeur par la production d’Eric Ratz, déjà présent sur les albums « Wild Cat » et « Fire Music ».

Groupe de scène s’il en est et adepte des studios d’enregistrement à l’ancienne, DANKO JONES a presque du se faire violence et se plier aux exigences de la pandémie en composant chacun de son côté. Si la spontanéité du jeu en pâtit forcément, les morceaux, quant à eux, sont d’une vitalité et d’une dynamique irréprochables (« I Want Out », « Let’s Rock Together », « Start The Show », « Raise Some Hell »). Une belle claque !

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Extrême Groove Metal

Jinjer : fané

Avec « Wallflowers », le quatuor ukrainien annonçait proposer une véritable volte-face et une contre-attaque face à la pandémie qui nous paralyse depuis maintenant trop longtemps. Très attendu, ce quatrième album devait confirmer la main-mise du groupe sur le Groove Metal, teinté de Death et d’une modernité assumée. Sauf que, cette fois, JINJER dévoile autant de lassitude que de fatigue et ce, dans un registre qu’il ne parvient pas à renouveler.

JINJER

« Wallflowers »

(Napalm Records)

JINJER, JINJER, JINJER…! Les Ukrainiens, et surtout leur chanteuse, font la Une de tous les magazines de presses spécialisées (y compris celui dont je suis un fervent défenseur et une petite main appliquée) ce mois-ci. Alors, comme tout le monde, je me suis contraint à l’écoute de ce nouvel album, « Wallflowers », pour voir si nous étions d’accord et surtout pour me rendre compte par moi-même de la qualité que tous vantent. 

Sans s’arrêter sur la production ‘petits bras’ de « Wallflowers », pourtant inhérente à ce genre de musique, on retiendra surtout le manque d’envie et la facilité de JINJER à mener ses compos avec une certaine désinvolture. D’accord, Roman Ibramkhalilov, le guitariste, a probablement usé et même abusé de l’écoute des albums de Cynic, mais ça ne fait pas tout. Incapable de réaliser un solo, ses riffs se suivent et se ressemblent tellement. Lassant.

Quant à Tatiana Shmailyuk, star et pièce maîtresse du combo, on ne saurait que lui conseiller d’évoluer dans un chant clair qu’elle maîtrise assez bien, car le growl dont elle nous inflige (et qui devient affligeant) est lourd et convenu. Avec « Wallflowers », JINJER ne montre rien, ne propose rien et se confond dans une banalité sans nom. Le quatuor, qui avait fait preuve d’originalité sur ses premiers albums, s’endort sur ses lauriers… en grognant. 

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Metal Metal Progressif Progressif

Leprous : place au chef d’œuvre

Il existe très peu d’albums qui transpirent la classe et l’élégance à chaque note jouée, et c’est bel et bien le cas avec cette nouvelle réalisation de LEPROUS. Outre la sublime production (un vrai studio, ça change tout !) et l’époustouflante prestation vocale d’Einar Solberg, tous les morceaux « Aphelion » sont d’une justesse et d’une créativité sans faille.

LEPROUS

« Aphelion »

(InsideOut Music)

Malgré la beauté de son titre, « Aphelion » est probablement l’album de LEPROUS le plus chaotique dans sa réalisation. Enregistré dans trois studios norvégiens différents, ce nouvel opus est aussi certainement l’un des plus personnels et les plus fluides du quintet scandinave. Composée par son maître à jouer, chanteur et claviériste Einer Solberg, cette nouvelle réalisation dépasse toutes les attentes.

Magnifiquement écrit et méticuleusement arrangé, « Aphelion » ne devait être au départ qu’un EP tant donné la situation sanitaire. Par bonheur donc, LEPROUS s’est attelé à enregistrer un album complet et celui-ci ne souffre d’aucun écarts en se montrant même très intuitif, créatif et d’une variété surprenante et majestueuse. En termes de Metal Progressif, « Aphelion » surclasse les productions de l’année par son intensité et sa précision.

Cette fois-ci, les Norvégiens se sont éloignés du format de concept-album, qui fait pourtant sa force. Conçu morceau par morceau, « Aphelion » multiplie les ambiances et les atmosphères tout en maintenant une direction artistique incroyable. Intimiste et subtil, LEPROUS scintille véritablement que ce soit sur « Running Low », « Silhouette », « All The Moments » ou « Nighttime Disguise » dont le point commun reste une belle luminosité. Brillant, tout simplement.  

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edito

Autocensure et autres mœurs…

A en croire la presse spécialisée, la grande majorité des albums qui sortent sont tous très bons, ou presque. C’est pourtant loin d’être le cas. Il faut aussi, et surtout, savoir que depuis que l’on peut enregistrer un album dans son salon ou sa cuisine, avec le résultat qu’on connait, le nombre de réalisations a explosé, notamment en ce qui concerne les autoproductions, dont je me fais ici l’écho le plus possible. Et il y a forcément des explications à cette situation.

Les grosses maisons-de-disques et les labels les plus importants ne prennent plus autant de risques qu’auparavant et misent plus que jamais sur les grosses cylindrées ou les nouvelles formations comptant dans leurs rangs des musiciens de renom. Les nouvelles signatures se font donc plus rares. Là-dessus, vous ajoutez le déclin de l’industrie musicale dû en grande partie au streaming, puis la crise sanitaire actuelle et vous comprenez vite qu’il faut se débrouiller seul… ou presque.

Concernant Rock’n Force, il n’y a aucune autocensure, ni de pression, puisqu’il n’y a pas de publicité notamment. Je travaille donc avec de nombreuses maisons-de-disques auxquelles je ne suis pas redevable. Ce sont donc les coups de cœur qui me guident et ils peuvent être très variés, voire étonnants aux yeux de certains. Ma sélection est assez naturelle et totalement libre. Les grosses locomotives sont donc peu présentes sur le site, mais quand l’occasion se présente et que la qualité est au rendez-vous, j’essaie aussi d’en rendre compte.

Ma priorité avec Rock’n Force est toujours de mettre en lumière des groupes et des artistes de qualité dans des styles différents et apparentés au Rock, au Metal et au Blues. Connus ou anonymes, ma priorités reste l’originalité et le talent de chacun. Par conséquent, pas d’autocensure et pas de contrats en tous genres, mais uniquement des coups de cœur guidés par la curiosité et le plaisir de la découverte. Je n’exclue cependant pas d’instaurer une bannière promotionnelle à l’avenir. Elle sera destinée aux groupes non-signés et permettra uniquement de payer le site, les frais d’encre, etc…

Dans tous les cas, Rock’n Force reste et restera totalement indépendant, ouvert à la scène dite underground et aux groupes qui me font (et vous feront, je l’espère !) vibrer ! Le monde de la musique à travers les styles proposés ici ne tournent pas autour d’une quinzaine de groupes et je vais m’efforcer de vous faire découvrir des formations qui le méritent amplement. D’ailleurs, n’hésitez pas à me faire des suggestions, j’en tiendrai bien sûr compte. Alors, restons curieux, ouverts d’esprit et enfin… bienvenue chez vous !!!

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Psych Sludge Stoner/Desert

Tremor Ama : une magnitude stratosphérique

Réduire TREMOR AMA à un simple groupe de Stoner Sludge serait trop simpliste, car le quintet français propose avec « Beneath » un album aussi Psych que Progressif avec même des sonorités Doom bien senties. Très bien (auto)produit, ce premier opus est aussi aérien que percutant, et aussi inspiré qu’inspirant.

TREMOR AMA

« Beneath »

(Salade Tomate Orion)

Les premières secousses sismiques provoquées par TREMOR AMA se sont fait ressentir en 2017 avec un premier EP éponyme qui a lancé le quintet. Quatre ans plus tard, les Français sortent « Beneath », un opus aussi captivant que prometteur. Très varié, le Stoner très Sludge et Progressif du combo est d’une fluidité étonnante et saisissante, signe d’une grande maturité.

Bien qu’autoproduit, « Beneath » bénéficie d’un son largement à la hauteur des réalisations actuelles, et qui met en lumière toutes les variations musicales du groupe dont certaines fulgurances post-Rock et Psych qui offrent un aspect aérien aux compos de TREMOR AMA. Et passé l’intro planante qui ouvre l’album, on plonge littéralement dans un univers stratosphérique.

Malgré de gros riffs tendus et des structures singulières, le quintet propose des morceaux assez épurés, qui vont à l’essentiel. « Beneath » gagne en épaisseur au fil des titres pour frapper au moment opportun (« Grey », « Eclipse »). Multipliant les atmosphères, TREMOR AMA conserve pourtant une belle homogénéité tout au long de l’album en ne laissant rien au hasard (« Mirrors »). Une vraie réussite. 

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Blues Blues Rock Soul / Funk

Steve Marriner : une modernité ancrée dans la tradition

Tombé tout petit dans la marmite du Blues Rock, de la Soul et de l’Americana, le multi-instrumentiste STEVE MARRINER est un musicien qui, à force de travail et grâce à de multiples collaborations, s’est forgé une forte expérience et un style bien à lui. Près de 15 ans après un premier album en solo, le Canadien livre « Hope Dies Last », un opus très personnel bien que collégial dans sa conception.

STEVE MARRINER

« Hope Dies Last »

(Stony Plain Records)

A l’âge de 14 ans, le naïf d’Ottawa était déjà reconnu comme un jeune prodige de l’harmonica. Après s’être aguerri auprès des meilleurs bluesmen de la région, STEVE MARRINER a étendu son champ d’action à la guitare, la basse, les claviers et le chant. Egalement producteur depuis 2014, le Canadien ne se refuse plus rien et a même invité quinze musiciens sur « Hope Dies Last ». C’est donc un album très complet et large en horizons musicaux que livre le compositeur.

Après avoir joué avec de très nombreux artistes et plusieurs groupes reconnus, STEVE MARRINER livre un nouvel album solo, le deuxième après « Going Up », sorti en 2007. Le multi-instrumentiste a même profité de la pandémie pour se former comme ingénieur du son, rajoutant une corde essentielle à son arc. Assez Rock dans son ensemble, « Hope Dies Last » montre d’autres facettes du musicien à travers des sonorités beaucoup plus roots et toujours très Blues et Americana.

Soul et Rock sur « Take Me to The City », « How High » ou « Coal Mine », le Blues du Canadien reste toujours plein d’émotion. Les trois guitaristes chargés des pedal-steel s’en donnent à cœur joie et STEVE MARRINER peut ainsi laisser parler son feeling comme sur le superbe duo tout en douceur, « Enough », avec la chanteuse Samantha Martin. Langoureux sur «  Honey Bee » et « Somethin’ Somethin’ », il s’offre même une parenthèse aux saveurs de la Louisiane sur « Petite Danse », chanté en français. Frais et enthousiasmant !

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Heavy metal Power metal Thrash Metal

[Going Faster] : Rubicon / Rebellion / Space Chaser

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

RUBICON – « Demonstar » – Rock Music City Label

Avec ce deuxième album, la formation russe de Heavy Metal passe au statut de multinationale. Ivan Bulankov, chanteur et fondateur du combo, s’est adjoint les services du guitariste français Bob Saliba (Galderia), du bassiste et arrangeur Dmitry Belf (Frost, Ashen light, Imperial Age) et de l’Américain Richard Fisher (Midnight Eternal) lui aussi à la six-cordes. Et il faut bien admettre que ce « Demonstar » a de quoi séduire. Très dark dans son ensemble et remarquablement bien produit, ce nouvel opus marche dans les influences Old School du genre avec des éléments très actuels flirtant avec le Power, le Doom et le Gothic. Soutenu par une pléiade de musiciens, RUBICON signe un bel album (« Last Floor Of Hell », « Snake King », « If It Bleeds », « The Darkness Machine », « I, Immortal »).

REBELLION – « We Are The People » – Massacre Records

Depuis 2002, REBELLION a construit sa réputation grâce à des albums-concept rondement menés et ne manquent jamais de créativité. Entre Heavy et Power Metal, le quintet allemand a vu grand en composant ce « We Are The People », qui couvre un longue période historique allant de la Révolution Française à la dernière guerre mondiale. L’objectif des Teutons est limpide : pointer du doigt toutes sortes de racismes et de nationalismes existants. L’album a été produit par Uwe Lulis, actuel guitariste d’Accept, et on est loin des ambiances Old School, mais costaudes, de leurs précédentes réalisations. Le Metal de REBELLION sonne très moderne, massif et particulièrement pêchu « Vaterland », « World War II », « Liberté, Egalité, Fraternité » en français dans le texte, « Sweet Dreams », « Verdun »). Les Allemands avancent en mode guerrier, mais l’espoir est au bout de cette avalanche de riffs.

SPACE CHASER – « Give us Life » – Metal Blade Records

Dix ans d’existence, une signature encore toute fraîche chez Metal Blade Records et un troisième album en main, SPACE CHASER commence à se faire une place et « Give Us Life » vient confirmer son ambition. Si le jeu des Berlinois penche désormais un peu plus vers le Thrash, ils sont cependant restés fidèles à un Speed Metal, certes plus puissant qu’auparavant, mais du bon vieux Speed Metal à l’allemande tout de même. Et c’en est même assez réjouissant. Très actuel et solide, « Give Us Life » enchaine les morceaux tranchants et incisifs dans lesquels le frontman du combo sort son épingle du jeu. Les riffs acérés et les rythmiques massives montrent aussi que SPACE CHASER a pris de l’envergure (« Army Of Awesomeness », « Juggernaut », « Dark Descent »). Un album qui devrait enflammer les scènes, sans aucun doute.

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Heavy metal

Dee Snider : inoxydable

L’iconique DEE SNIDER a dédié sa vie au Heavy metal et « Leave A Scar » montre l’ancien frontman et fondateur de Twisted Sister dans une forme olympique. Agressif dans le bon sens du terme, l’Américain affiche une puissance incroyable portée par des morceaux hyper-fédérateurs. Du grand Heavy Metal !

DEE SNIDER

« Leave A Scar »

(Napalm Records)

Depuis trois ans et le très bon « For The Love Of Metal », l’emblématique DEE SNIDER semble avoir repris du poil de la bête. Plus que jamais ancré dans son temps, l’ancien frontman de Twisted Sister n’est pas contre quelques clins d’œil aux années 80, mais pourrait donner bien des leçons aux jeunes combos Heavy Metal qui font aujourd’hui leur apparition sur la scène mondiale.

Il faut aussi préciser que l’Américain est entouré d’un groupe de killers. Les frères Bellmore (batterie et guitare), Russell Pzütto (basse) et Nick Petrino (guitare) épaulent d’une manière musclée et puissante un DEE SNIDER, qui semble retrouver ses 20 ans. « Leave A Scar » est un modèle du genre, une de ces pépites Heavy Metal qui se font tellement rares de nos jours.

Produit par Jamey Jasta, leader de Hatebreed, et mixé et masterisé par le batteur du groupe, « Leave A Scar » regorge de titres accrocheurs, incisifs où la palette vocale de DEE SNIDER mène le jeu (« I Gotta Rock (Again) », « Silent Battle », « All Or Nothing More », « In For The Kill » et la très belle balade « Stand »). Avec ce nouvel album, le frontman livre l’une de ses meilleures prestations de ces dernières années.

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Metal Progressif

Eastern High : Une inspiration très nordique

Il y a des albums qui marquent et qui donnent enfin une certaine reconnaissance à leurs auteurs. Avec « Halo », EASTERN HIGH fait un grand pas en ce sens. Dans un Metal Progressif très varié, les Suédois marquent de leur empreinte un registre pourtant légion chez eux. Un nom, une voix unique et un album à retenir !

EASTERN HIGH

« Halo »

(Independant)

La belle surprise de l’été vient du côté de la Suède avec ce deuxième album d’EASTERN HIGH, « Halo », qui malgré un niveau exceptionnel sort toujours en autoproduction. Il y a des énigmes qu’on ne saurait expliquer, alors que le karaoké fait fureur dans tous les gros labels. Metal : assurément ; Progressif : carrément ; mais rien pour le côté Death mélodique qu’on veut nous vendre. Rien de tout ça et c’est heureux !

Originaire de Malmö, les frères Ola et Johan Svensson mènent de main de maître le combo qu’ils ont créé après une première aventure dans un groupe Thrash local. C’est en 2017 qu’EASTERN HIGH sort son premier album, « Garden Of Heathens », qui n’était au départ qu’un projet. Et quel projet ! Avec « halo », le quintet scandinave possède de solides arguments, car ce nouvel album est une petite merveille.

Assez percutant et jouant avec les atmosphères à la fois très sombres et délicates, EASTERN HIGH a forgé un son et une identité que chacun pourra rapprocher de celle de Soen ou d’Opeth… C’est tellement facile. Les ambiances vont et viennent au fil des inspirations du groupe et elles sont nombreuses (« Erosions Of Hearts », « Journey », « Morning Star », « Ashes To Ashes » et le morceau-titre). Beau, tout simplement.

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Metal Fusion Thrash Metal

Mordred : born again

Les fans de Thrash made in Bay Area se souviennent forcément de MORDRED, qui a fortement marqué les esprits avec « In This Life », album de Metal Fusion  précurseur, dans lequel les Californiens mixaient Thrash, Funk et Rap à grand renfort de scratches dévastateurs. 27 longues années plus tard, le combo est de retour le couteau entre les dents et avec « The Dark Parade », un album affûté comme jamais.

MORDRED

« The Dark Parade »

(M-Theory Audio)

Pionnier et précurseur dans son domaine, MORDRED a été le premier groupe de Thrash, et même de Metal au sens large, à intégrer un Dj. Dès 1989 avec leur premier album (« Fool’s Game »), les Californiens se font remarquer grâce à un style sauvage où leurs riffs assassins mêlés à des scratches bien sentis et percutants leur donne une touche particulière et inédite jusqu’alors.

En seulement trois albums et un EP entre 1989 et 1994, MORDRED a marqué de son empreinte le Thrash de la Bay Area en y incluant des éléments Funk et Rap notamment. Ouvrant la voie au Metal Fusion, qui explosera par la suite, le combo de San Francisco avait sans doute un temps d’avance et n’a malheureusement pas reçu la reconnaissance qu’il méritait amplement.

Loin d’abandonner son côté incisif ancré dans un Thrash Metal aux guitares acérées, le sextet fait aujourd’hui son grand retour avec « The Dark Parade », un album un peu plus sombre et moins fun que ses prédécesseurs, mais toujours aussi créatif. De « Demonic # 7 » à « Malignancy », « Dragging For Bodies » ou le très bon « I Am Charlie », MORDRED nous replonge dans une époque bénie.