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Hard-Core Thrash Metal

Dissident : l’heure du châtiment

Sauvage et violent, ce deuxième album du trio niçois tient toutes ses promesses. « Shred » est un savant mix de Thrash et de HardCore avec tout ce que ça implique en termes d’agressivité et de colère. Compact et acéré, et souvent excessif, DISSIDENT est un concentré de Metal bouillonnant et racé. Une vraie punition dans un dédale de riffs et de décibels !

DISSIDENT

« Shred »

(Independant)

Pour tout dire, cela fait plus d’un an maintenant que « Shred » est dans mes tiroirs et je n’avais qu’une hâte, c’était de vous en parler. On y est ! Enregistré au cœur de la pandémie, il aurait en effet été dommage de le sortir dans un contexte aussi incertain et surtout de ne pas pouvoir le défendre ensuite sur scène. Après de longs mois d’attente, DISSIDENT dévoile enfin son deuxième album.

Originaire de Nice, le trio a déjà un EP (2013) et un premier effort (« Hate Blood Rage You Fucking Scum » – 2017) à son actif et se révèle enfin pleinement sur « Shred », un opus de dix titres, dans lequel rage et fureur sont à l’œuvre. Aujourd’hui composé de Jeff Henry (basse, chant), Rémi Serafina (batterie – Svart Crown) et de Manu Neysenssas (guitare), DISSIDENT sonne la charge.

Resserré sur 35 minutes intenses et musclées, « Shred » rassemble la violence du Hard-Core, version HxC et la combativité et l’ardeur du Thrash Metal. Autrement dit, une rencontre entre Slayer et Cro-Mags avec Body Count en invité surprise (« Ffr », « Won’t Change », « Watching You Die », « Drop The bomb », « Shred », …). Ici, DISSIDENT ne fait pas de quartier et est très bien servi par un prod’ massive. Brutal et jouissif !

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Hard 70's Progressif Psych

Obsidian Sea : une évasion vers l’authenticité

Riche et audacieux, ce nouvel et quatrième album d’OBSIDIAN SEA se présente avec sept morceaux très structurés qui dégagent un sentiment de liberté incroyable, dans un esprit un peu bluesy. « Pathos » joue sur les émotions et le trio bulgare, s’il peut paraître naïf de prime abord, sait se montrer particulièrement massif et même exubérant.

OBSIDIAN SEA

« Pathos »

(Ripple Music)

Petit à petit, OBSIDIAN SEA se fait une belle place dans un registre à la saveur Heavy vintage et sa place au sein de l’écurie Ripple Music y est bien sûr pour beaucoup. Le trio bulgare évolue et s’améliore au fil des albums, et « Pathos » vient confirmer toute cette expérience acquise depuis ses débuts en 2009 à Sofia.

Si la nationalité du groupe peut surprendre vu son registre, la surprise s’estompe très vite et dès les premières notes de ce quatrième album aussi créatif qu’inspiré. OBSIDIAN SEA sait pertinemment où il va, et le voyage musical exaltant proposé sur ce nouvel opus commence dès « Lament The Death Of Wonder ». Clair et efficace, le trio séduit.

Le Heavy Rock très 70’s du groupe offre des facettes qui surprennent et les Bulgares sont capables et font preuve de beaucoup de puissance, en contraste avec des envolées progressives et Psych (« Sisters », « Mythos », « The Revenants », « I Love The Woods »). Atypique, OBSIDIAN SEA se démarque avec élégance dans un registre très maîtrisé.

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Psych Stoner/Desert

Earthless : dans l’immensité de Joshua Tree

EARTHLESS a toujours eu une place à part dans le monde du Stoner Rock. Et pour cause, son positionnement mariant Psych, Acid Rock et envolées instrumentales n’est pas commun. Spécialiste des prestations live trippantes, le trio renoue avec un album entièrement instrumental, une fois encore assez unique. « Night Parade Of One Hundred Demons » va mettre tout le monde d’accord.

EARTHLESS

« Night Parade Of One Hundred Demons »

(Nuclear Blast Records)

Après la sortie d’un live majestueux dans le désert de Mojave en Californie au printemps dernier paru chez Heavy Psych Sounds Records, on retrouve EARTHLESS cette fois chez Nuclear Blast pour un nouvel album studio tout aussi étonnant. Avec « Night Parade Of One Hundred Demons », le trio renoue avec ses bonnes habitudes, à savoir un Stoner Heavy Psych entièrement instrumental et saisissant.  

Le trio hors-norme formé il y a 20 ans à San Diego a la particularité de n’avoir jamais connu de changement de line-up, et c’est aussi probablement ce qui permet aux Américains d’évoluer dans un registre qui n’appartient qu’à eux. Grand spécialiste des morceaux à rallonge qui évoquent irrémédiablement de longues jams endiablées, EARTHLESS se fait encore remarquer de très belle manière.  

C’est bien sûr au Rancho De La Luna à Joshua Tree qu’Isaiah Mitchell (guitare), Mike Eginton (basse) et Mario Rubalcada (batterie) ont enregistré ce sixième album studio où le Psych côtoie l’Acid Rock dans un Stoner très progressif et Desert. Composé de trois morceaux de vingt minutes, le voyage initié par EARTHLESS sur ce nouvel opus est aussi captivant que renversant. Le summum du genre !

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Doom Hard Rock Stoner/Desert

Hazemaze : le diable dans les yeux

Accrocheur et percutant, le trio suédois avance dans un Rock occulte, qui emprunte autant au Hard Rock 70’s et au Doom qu’au Stoner avec un côté sombre, lourd et  obsédant. Grâce à un chant clair, ni growlé, ni screamé, HAZEMAZE surfe sur des mélodies addictives et prenantes. Ce troisième album, « Blinded By The Wicked », séduit, envoûte et est littéralement ensorceleur.

HAZEMAZE

« Blinded By The Wicked »

(Heavy Psych Sounds Records)

Apparu en Suède en 2016 avec un premier EP, « Wicked Ways », HAZEMAZE n’a eu de cesse depuis de produire un Rock Hard occulte fortement marqué par un Hard estampillé 70’s sur un groove saisissant et surtout des riffs massifs et mélodiques. Après un peu plus de cinq ans d’un travail acharné, le trio scandinave continue sur sa lancée avec un troisième album, « Blinded By The Wicked », diabolique à souhait.

Ludwig Andersson (guitare, chant), Nils Einéus (batterie) et Estefan Carrillo (basse) sont véritablement habités et possédés par un impact et des vibrations directement issus de l’enfer. Obscur et épais, « Blinded By The Wicked » semble une fois encore tout droit sorti des abîmes et HAZEMAZE semble s’en régaler et porter la parole démoniaque aussi souvent et fortement que possible.

Sur des guitares et un esprit très sabbathien, les Suédois mènent leur barque avec aisance et une solide assurance (« Devil’s Spawn », « Ethereal Disillusion »). Passé un interlude que n’aurait pas renié Richie Blackmore (« Sectarores Et Principes »), HAZEMAZE ne laisse aucun répit et repasse aussitôt à l’attaque (« Divine Harlotry », « Luciferian Rite »). Le grand tremblement.

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Non classé

Over Serenity : une solide passerelle

Bardé de riffs aiguisés et porté par la voix claire et puissante de sa chanteuse, OVER SERENITY s’est construit entre la Méditerranée et la Manche, à travers l’Algérie et l’Angleterre. Aguerri et créatif, le trio sort son premier album autoproduit, « Bring To Light », dans un Alternative Metal véloce et mélodique. Une belle surprise.

OVER SERENITY

« Bring To Light »

(Independant)

Depuis quelques années maintenant, on voit naître des albums entre musiciens de différents continents, qui ne se sont même jamais rencontrés, et ce bien avant la pandémie. OVER SERENITY fait partie de ces groupes qui composent et réalisent leurs projets à distance et à l’international. Le combo a bâti un pont entre l’Algérie et l’Angleterre afin d’élaborer un Metal alternatif convaincant.

Créé il y a moins de deux ans, OVER SERENITY est composé de Nacer Mechiche (basse), Amine Zidane (guitare, basse, mix) et la songwriter et chanteuse anglaise Bethany Swift. A eux trois, et bien aidés par la technologie, ils ont tout récemment sorti « Bring To Light », un premier album abouti et concis. Très bien produits, les huit titres du groupe sont solides et mélodiques à la fois.  

Entièrement autoproduit, le trio mêle de multiples influences passant d’un Modern Metal percutant à des passages plus légers, qui mettent en valeur le travail effectué sur des refrains bien sentis (« Over Yet », « Lunar Minded », « Dark Of You », « Dream Giver »). Si la voix de sa frontwoman en rappelle certaines issues du metal symphonique, OVER SERENITY tire très bien son épingle du jeu.

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Black Metal Post-Metal Progressif

Mother : les fractures d’un paysage sonore intense

Ça bouillonne sévère sur la côte belge de la mer du Nord. A Ostende, MOTHER a élaboré un premier album hypnotique, très instrumental et bâti en sept chapitres. Entre post-Blackgaze et post-Metal Progressif, le trio envoûte grâce à des mélodies captivantes et de terribles blasts. Un premier album remarquable de finesse et de puissance.

MOTHER

« Interlude I »

Consouling Sounds

Sorti l’an dernier, le premier album de MOTHER sort enfin en format CD ce qui, avouons-le, est bien pratique pour en savourer toutes les nuances. L’occasion est donc belle pour partir à la découverte de ce très bon trio belge. Originaire d’Ostende, le groupe évolue dans un registre post-Blackgaze original, technique et particulièrement immersif. « Interlude I » vous saisit pour ne plus vous lâcher.

Charpenté en sept morceaux qui sont autant de chapitres, l’album se vit comme un voyage et une évolution musicale. De « I » à « VII », MOTHER ne fait qu’accentuer notre impatience à découvrir le titre suivant. Le post-Metal Progressif des Belges est singulier et le travail sur les ambiances et les atmosphères est exemplaire. Surprenant dans sa conception, on se laisse facilement happer.

Très bien produit, « Interlude I » est un album dense et compact, qui laisse aussi beaucoup d’espace et de liberté à l’écoute. Il faut attendre « III » pour prendre de plein fouet les premiers coups de blast, car MOTHER a mis l’accent sur l’instrumentalisation de ses morceaux et sur des mélodies entêtantes et percutantes. Et la texture des titres les rend encore plus prenants. Un périple mouvementé, mais très beau.

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Doom Sludge Stoner Metal

Ocultum : la clameur des abîmes

Entre occultisme, hallucinations sonores et une épaisse fumée de circonstance, OCULTUM se fraye un chemin à coup de machette dans un Stoner Doom massif et pesant. Le trio chilien n’a pas son pareil pour s’engouffrer dans un style d’une lourdeur incroyable, où le Sludge se fait même une place de choix.

OCULTUM

« Residue »

(Interstellar Smoke Records)

Pour ce nouvel album, les Chiliens d’OCULTUM n’y sont pas allés de main morte. 50 minutes en seulement quatre morceaux, autant dire que le Stoner Doom du trio prend son temps pour tout écraser sur son passage. Malgré tout, ce deuxième opus, qui fait suite à « Ceremonia Oculta Primitiva » en 2015, se veut très compact et particulièrement assommant.

Pénétrer dans l’univers d’OCULTUM n’est pas non plus une mince affaire. Ricardo Robles (batterie), Pablo Kataldo (basse) et Sebastian Bruna (guitare, chant) y invoquent les forces occultes pour élaborer un style lourd et incisif où les riffs enveloppent les morceaux comme pour mieux les étouffer. « Residue », s’il reste très sabbathien, pousse l’expérience encore un peu plus loin.

Sur « The Acid Road » et « Residue » qui ouvrent l’album, OCULTUM envoie deux missiles de près de dix minutes à glacer le sang. Rythmiques massives, guitares imposantes et une voix sortie des ténèbres, ce n’est pourtant que le début. Le Sludge prend même le dessus sur « Ascending With The Fumes Of Death » et « Reflections On Repulsiveness » pour un final dantesque.  

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Psych Stoner/Desert

Snake Mountain Revival : variations intemporelles

SNAKE MOUNTAIN REVIVAL semble être né sous une bonne étoile, tant les vibrations qui émanent de « Everything In Sight » sont lumineuses et invitent au rêve. L’univers psychédélique du trio américain se fond dans un Stoner Rock souvent Heavy et positif. Très créatif, le groupe avance dans des atmosphères planantes et vertigineuses sur un premier album de haute volée.

SNAKE MOUNTAIN REVIVAL

« Everything In Sight »

(Rebel Waves Records)

L’ombre de Randy Holden plane sur ce premier très bon premier album de SNAKE MOUNTAIN REVIVAL. Précurseur de l’Acid Rock et même du Doom, le guitariste américain a laissé une empreinte gigantesque sur la scène Heavy Stoner Psych actuelle et le trio de la côte est des Etats-Unis en est adepte. Sans pour autant en être trop influencé, le sceau du musicien des années 70 est manifeste sur « Everything In Sight ».

Ryan Chandler (basse, chant), Zack Trowbridge (guitare) et Josh Woodhouse (batterie) ont beau venir d’horizons musicaux différents, ils ont en commun un sens du groove, une même vision du psychédélisme et un goût certain pour les jams. De fait, SNAKE MOUNTAIN REVIVAL s’aventure dans de nombreux registres, passant du Rock au Heavy et du Blues au Doom avec une grande facilité.

Sur des chardons ardents, alternant les fulgurances explosives et les atmosphères planantes, le trio enchaine les riffs savoureux avec des solos endiablés sur des titres à la fois techniques et plein de feeling (« Satellite Ritual », « Graveyard Grove », « Pheremone », « Water Moccasin »). Très accrocheur, SNAKE MOUNTAIN REVIVAL enflamme ses morceaux brillamment (« Moon Baron », « Valley Of Madness »). Rayonnant !  

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International Rock Progressif

Airbag : résilience acoustique [Interview]

Enregistré au Subsonic Society Studio d’Oslo où le trio avait enregistré son cinquième album, « A Day At The Beach » (2020), AIRBAG nous a récemment fait la bonne surprise de présenter une session acoustique de six morceaux. Aussi brillants que sur leur récent opus, les Norvégiens évoluent cette fois dans une formule plus épurée, et d’où se dégage une belle émotion. Retour avec Bjørn Riis, guitariste et chanteur du groupe, sur les derniers mois des Scandinaves, également privés de tournée.

– Lors de notre dernière interview, tu étais ravi de la sortie de « A Day At The Beach », qui est d’ailleurs l’un de vos meilleurs albums. Imaginais-tu l’impact que la pandémie aurait sur le monde de la musique à l’époque ?

Pas du tout. Je suppose que nous pensions tous que ce serait terminé au bout de quelques mois, et ce n’est toujours pas le cas. Et je crains aussi que nos gouvernements ne fassent tout ce qu’ils peuvent pour ruiner toute l’industrie musicale.

– Avant de parler de ce nouveau disque acoustique, j’aimerais que l’on revienne sur votre dernier album studio. Quel accueil a-t-il reçu malgré l’absence de concert ?

La réponse a été phénoménale. Bien que nous ne puissions promouvoir l’album au sens traditionnel du terme, nous avons eu des ventes et des critiques bien au-delà de nos attentes. Nous avons essayé de rester en contact avec nos fans via les réseaux sociaux et d’une certaine manière, la pandémie nous a peut-être rapprochés.

– L’annulation des tournées a du être très frustrante. Quel a été le déclic pour retourner en studio où vous aviez enregistré « A Day At The Beach » pour y concevoir cette superbe session acoustique ?

Nous avons vu beaucoup de groupes faire ce genre de sessions lors des confinements. Nous avons reçu plusieurs offres pour des diffusions en direct, mais l’idée ne nous a pas vraiment plu. Nous voulions enregistrer et filmer quelque chose qui pourrait à la fois être diffusé sur les réseaux sociaux et nous permettre de rester en contact avec nos fans, et aussi laisser une trace physique pour être sûr que tout le monde ait la chance de vivre cela correctement.

Bjørn Riis

– AIRBAG est un trio depuis deux enregistrements maintenant. Est-ce que, justement, cela a facilité les arrangements de vos morceaux en version unplugged, ou est-ce quelque chose que vous faites régulièrement en répétition, notamment ?

Nous avons fait des versions acoustiques de certaines de nos anciennes chansons lors de notre dernière tournée. Nous savions donc déjà comment tout arranger depuis cette expérience. Et cette fois, Henrik (Bergan Fossum, batterie – NDR) joue également de la guitare acoustique et contribue au chant.

– Les morceaux que vous reprenez sont riches en arrangements sur les versions originales. J’imagine qu’il vous a fallu les épurer. Comment avez-vous procédé ?

La plupart de nos chansons commencent sur une guitare acoustique, donc même les morceaux les plus lourds comme « Machines and Men » et « Sunsets » se traduisent très bien dans ce format. Il s’agissait plus de déterminer quelles parties de guitare inclure et de partager cela entre Henrik et moi. Asle (Tostrup, chant, claviers – NDR) a fait toutes les voix principales, tandis qu’Henrik et moi avons partagé l’accompagnement et travaillé les harmonies.

– Vous interprétez donc trois morceaux du dernier album. Comment les avez-vous choisis ? Il y avait certains critères, ou ceux-ci vous ont paru les plus marquants et emblématiques du disque ?

Il y a déjà deux instrumentaux, et « Megalomaniac » ne se traduisait pas très bien en format acoustique. J’avais écrit avec une guitare acoustique « Machines And Men », « Sunsets » et « Into The Unknown » et donc je savais qu’ils avaient tous les bons critères. Et puis, une bonne mélodie et un bon arrangement fonctionnent tout aussi bien dans ce format unplugged.

Asle Tostrup

– Puis, vous reprenez aussi deux de vos classiques, « Colors » et « Sounds That I Hear ». Finalement ça ressemble à un début de setlist de concert. Vous aviez déjà en tête les nouvelles versions de ces morceaux ?

Ce sont les deux chansons que nous avons interprétées en acoustique lors des tournées précédentes. C’était aussi l’occasion pour nous de revenir sur notre premier album, « Identity » (2009 – NDR), qui a fêté ses 10 ans il y a deux ans, et dont nous avons fait une réédition vinyle de luxe cette année.

– On découvre aussi « Come On In », seul titre inédit. L’avez-vous spécialement composé pour ce disque, ou est-ce qu’il était déjà prévu pour « A Day At The Beach » ?

C’est en fait l’une des toutes premières chansons que nous ayons écrites ensemble sous le nom d’AIRBAG. Nous avions enregistré un EP promotionnel en 2004, et nous avons toujours adoré ce morceau. La version originale est très atmosphérique et subtile, et a sans doute aussi posé les bases de la manière dont nous écririons et produirions nos futurs albums.

– On ressent beaucoup d’émotion sur ces six morceaux. C’est du à cette nouvelle approche musicale, ou surtout à la pénible situation sanitaire, qui vous a d’ailleurs peut-être aussi pousser à entrer en studio ?

Je ne pense pas que nous avions la pandémie en tête lorsque nous avons fait cela. Du moins, pas consciemment. C’est donc un format qui nous est très familier et naturel. Je pense que l’émotion que l’on entend est la même que lorsqu’on nous entend sur une grosse production.

Henrik Bergan Fossum

– D’ailleurs, « A Day In The Studio » est accompagné d’un DVD de cette session. Offrir ce témoignage vidéo est aussi une manière de vous rapprocher de vos fans et de garder un contact peut-être plus concert ?

Je me souviens des sessions ‘unplugged’ de certains de mes groupes préférés pour MTV au début des années 90, et j’écoute encore beaucoup ces albums : Neil Young, Kiss, Queensrÿche, etc… C’est une expérience très intime et inclusive, et je pense que nos fans apprécient que nous proposions quelque chose de différent, et aussi un aperçu de la façon dont nous écrivons et travaillons en studio.

– A priori, la pandémie reste toujours hors de contrôle en Europe où des concerts commencent même à être annulés. Comment et dans combien de temps envisagez-vous le retour d’AIRBAG sur scène ?

Nous avons dû déplacer tous nos concerts de ce printemps à l’automne prochain. C’est frustrant, mais encore une fois, nous avons des emplois et un revenu stable. Je ne peux pas imaginer à quoi ressemble la vie des autres musiciens, promoteurs et équipes de scène. C’est frustrant pour nous, parce que nous voulons sortir et passer un bon moment avec nos fans. Pour les gens qui en dépendent directement, ce doit être un cauchemar et j’ai beaucoup de craintes pour toute l’industrie musicale.

L’album d’AIRBAG, « A Day in the Studio / Unplugged in Oslo » est disponible chez Karisma Records depuis le 3 décembre.

Retrouvez la première interview du groupe pour Rock’n Force :

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Psych Stoner/Desert

[Going Faster] : Yur Mum / Ikitan

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

YUR MUM – « Tropical Fuzz » – M&O Music

Actif et monté sur ressort depuis cinq ans, YUR MUM est un duo assez atypique. Brésilien et basé à Londres, le combo monte au front avec un Heavy Stoner Punk percutant et monstrueusement efficace. Après un premier album en 2018 (« Road Rages »), puis un EP l’année suivante (« Ellipsis »), les Sud-américains effectuent un retour à leurs racines avec ce « Tropical Fuzz » débordant de groove, de gros fuzz bien sûr et de mélodies aussi accrocheuses que Punk dans l’attitude. Anelise Kunz (basse et chant) et Fabio Couto (batterie) ne s’économisent pas et de deuxième album est explosif du début à la fin (« Banana Republic », « Kiss And Tell », « Black Rainbow », « Rio ‘69 »). Le Brésil vibre au rythme de la massive basse de YUR MUM dans un carnaval de décibels Stoner.

IKITAN – « Darvaza y Brinicle » – Taxi Driver Records

Les plus fidèles d’entre vous connaissent déjà IKITAN, trio italien de Stoner Psych, qui a figuré parmi les toutes premières interviews du site. Fondé à Gênes il y a deux ans, le groupe avait fait ses débuts avec « Twenty-Twenty », un EP hypnotique composé d’un seul et unique morceau de 20 minutes. Entre Desert Rock musclé et Stoner Psych, les Transalpins évoluent dans une formule instrumentale progressive et envoûtante. Ne faisant rien comme les autres, IKITAN sort sa première cassette, limitée à 30 exemplaires, où l’on retrouve les singles « Darvaza » et « Brinicle ». L’esprit jam qui fait la force des Italiens est toujours très présent et l’invitation au voyage nous tend les bras.  

Retrouvez l’interview du groupe : https://rocknforce.com/ikitan-le-son-des-pierres/

Bandcamp : https://taxidriverstore.bandcamp.com/album/darvaza-y-brinicle