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Hard Rock International

Sinner : final cut [Interview]

En mettant fin à l’aventure SINNER, le bassiste, chanteur, compositeur et producteur ne tire pas un trait sur la musique, bien sûr, puisqu’il continue d’œuvrer avec Primal Fear, formation qu’il a d’ailleurs aussi fondé. Et puis, connaissant son parcours, il n’est pas impossible de le retrouver dans divers projets. Après une petite vingtaine d’albums, des tournées innombrables et plus de 40 ans à mener de front son groupe, l’Allemand a donc pris la décision de mettre une point final à cette belle épopée. Et pour marquer le coup, Mat Sinner s’est fait plaisir en invitant des amis chanteurs et musiciens de talent pour livrer un « Boom Bang Goodbye » aussi explosif que mélodique. Son Hard Rock reste une référence et c’est avec beaucoup de bonne humeur qu’il revient sur cette décision soudaine et l’état d’esprit qu’il l’a animé sur cet ultime opus.

– Tu as fondé SINNER en 1982 et tu viens d’annoncer la fin de l’aventure avec la sortie de « Boom Bang Goodbye », ton 19ème album. Cela a du être une décision difficile à prendre et aussi mûrement réfléchie, j’imagine. Depuis combien de temps as-tu en tête d’arrêter le groupe ?

En réalité, quand j’ai commencé à travailler sur l’album, je ne savais pas que ce serait le dernier de SINNER. Au départ, je n’avais même pas l’intention d’en faire un autre. Après tous mes problèmes de santé, j’ai dû réapprendre à marcher et j’ai traversé une période très difficile. Pendant ce temps, certains événements autour de moi m’ont mis en colère, et c’est ce qui m’a donné l’énergie de recommencer à écrire des chansons. L’idée que ce serait le dernier album de SINNER est venue plus tard. A un moment donné, je me suis dit : nous avons eu une si longue carrière, alors pourquoi ne pas la terminer en beauté avec un album vraiment marquant ? Je ne voulais pas que SINNER disparaisse simplement, sans une véritable fin. Après plus de quatre décennies, le groupe mérite des adieux dignes de ce nom.

– Il te reste toujours Primal Fear, dont tu es l’un des fondateurs, mais SINNER était ton groupe et ton projet personnel. As-tu le sentiment d’être allé au bout des choses, car « Boom Bang Goodbye » laisse entendre le contraire ?

Non, absolument pas au niveau musical. J’aime toujours autant écrire, jouer et créer. Mais SINNER existe depuis plus de 40 ans, et à un moment donné, il faut bien décider comment conclure l’histoire. Pour moi, il était important d’arrêter tant que je me sens bien dans le groupe et tant que nous sommes capables de faire un album plein d’énergie. Je pense que c’est bien mieux que de continuer simplement par habitude. Primal Fear, c’est une autre histoire, une autre étape de ma vie musicale. La fin de SINNER ne signifie pas que j’en ai fini avec la musique ! (Sourires)

– Ce dernier album est chargé d’émotion et il y règne aussi une atmosphère très positive. Dans quel état d’esprit étais-tu, car il y a beaucoup plus de plaisir que de nostalgie dans ces nouveaux morceaux ?

Comme je te le disais, je ne savais pas que ce serait le dernier au départ. Cette décision a mûri au fur et à mesure que je travaillais sur l’album. Mais l’atmosphère positive était tout à fait intentionnelle. Vu la situation actuelle dans le monde, je ne voulais pas créer une bande originale déprimante. Si je fais un album de SINNER, je veux qu’il dégage une énergie positive et qu’il fasse du bien aux gens. Bien sûr, certains textes sont très personnels. Des chansons comme « Wait », « Leave It All Behind » et « Hellbreaker » abordent la mort et des expériences vécues ces dernières années. Mais dans l’ensemble, je vais bien. Je suis heureux d’être en vie, heureux avec ma famille et reconnaissant pour tout ce que j’ai ! (Sourires) Alors, même si l’album aborde des sujets sérieux, je ne voulais pas qu’il soit dominé par la tristesse ou la nostalgie. Chaque chanson raconte une histoire, et en ce sens, il y a certainement une dimension autobiographique, en effet.

– « Boom Bang Goodbye » se présente un peu comme un album souvenir. Bien sûr dans ces cas-là, on en garde que les bons. Quel est le moment le plus intense que tu aimerais revivre de ces plus de 40 ans à la tête de SINNER ?

Nos débuts chez Noise Records ont été un excellent départ. Je suis encore très fier musicalement de la période entre « Judgement Day » et « The Nature of Evil ». Travailler sur « Judgement Day » avec Keith Olsen à Los Angeles a été une expérience incroyable. Nous avons beaucoup appris et passé des moments fantastiques. Plus tard, nous avons également fait de superbes tournées où nous nous sommes tout simplement beaucoup amusés. Ce sont donc des souvenirs qui me restent particulièrement en mémoire. Bien sûr, il y a eu aussi des moments difficiles, mais avec le recul, je préfère me souvenir des bons moments. Plus de 40 ans avec un groupe, ça forge des tas d’histoires ! (Sourires)

– Qu’en est-il des musiciens du groupe qui t’accompagnent depuis quelques temps maintenant ? Comment ont-ils pris la nouvelle ? Et j’imagine que vous serez amené à vous revoir dans le futur…

Absolument. Alex Scholpp est avec SINNER depuis une quinzaine d’années et nous sommes aussi de bons amis dans la vie. Jim Müller et moi nous connaissons également depuis de nombreuses années. Moritz Müller est un batteur fantastique et j’ai beaucoup de plaisir à travailler avec lui. Ces relations ne disparaissent pas du jour au lendemain avec la fin de SINNER. L’alchimie entre nous est excellente, et je suis certain que nous continuerons à nous voir et probablement à collaborer dans différents contextes. La fin du groupe ne signifie pas la fin de nos amitiés.

– Pour cet ultime réalisation, tu as également réuni des invités de renom. On y retrouve surtout des chanteurs parmi les meilleurs du monde du Hard Rock et du Heavy Metal actuel. Qu’est-ce que cela représente pour toi de les avoir à tes côtés sur « Boom Bang Goodbye », qui reste un album spécial ?

A l’origine, je comptais chanter moi-même sur l’album, mais lorsqu’il est devenu évident que ce serait le dernier album de SINNER, j’ai pensé qu’il fallait en faire quelque chose de spécial. J’ai donc dressé une liste de chanteurs que j’apprécie beaucoup et qui ont un lien avec moi et avec le groupe. Presque tous ont immédiatement accepté. Michael Bormann (Bonfire, Bloodbound, Jaded Heart – NDR) était un choix évident, car nous nous connaissons depuis longtemps et avons déjà collaboré ensemble. Ronnie Romero (Lords Of Black, Rainbow, CoreLeoni – NDR) est un ami et un chanteur incroyable. Renan Zonta (Electric Mob – NDR) est fantastique, Björn Strid (Soilwork, The Night Flight Orchestra – NDR) a fait un excellent travail, et il y a aussi Erik Mårtensson (Eclipse – NDR) et Michael Sadler (Saga – NDR). Magnus Karlsson (Primal Fear – NDR) est non seulement un excellent guitariste, mais aussi un chanteur exceptionnel. Il a juste fallu que je le convainque de chanter ! (Rires) Pour moi, l’important était que cela ne ressemble pas à une simple collection de noms célèbres. Ce sont des musiciens que je respecte et avec qui j’ai une grande affinité. C’est ce qui rend leur présence sur le dernier album de SINNER si particulière.

– J’imagine que la fin de SINNER sera aussi l’occasion d’un concert un peu spécial, ou peut-être même d’une tournée. Est-ce que tu as déjà prévu quelque chose de ce côté-là ?

Il n’y aura pas de tournée. On envisage un dernier concert, si tout va bien, à l’été 2027. Si on le fait, je veux que ce soit parfait : un lieu exceptionnel, une organisation impeccable et, idéalement, un concert avec certains des membres qui ont fait partie de SINNER au fil des ans. Mais je ne souhaite pas faire une longue tournée d’adieu. Un dernier concert mémorable serait la meilleure façon de clore ce chapitre. Si on peut le réaliser comme je l’imagine, j’en serais ravi ! (Sourires)

– Enfin, un petit mot au sujet de Primal Fear, dont on attend le successeur de « Domination » avec impatience puisqu’un premier single, « One » est déjà sorti en février dernier. La sortie d’un nouvel album est-elle prévue pour cette année ?

Oui, Primal Fear continue son chemin. Nous avons déjà composé une vingtaine de nouveaux morceaux, donc les idées ne manquent pas. Nous travaillons actuellement sur le prochain album, mais il ne sortira pas cette année. Le nouvel album de Primal Fear est prévu pour avril 2027. Alors, même si SINNER tire sa révérence, je n’arrête certainement pas de faire de la musique ! (Sourires)

L’ultime album de SINNER, « Boom Bang Goodbye », est disponible chez Reigning Phoenix Music.

Photo : Eddi Bachmann (1)

Retrouvez la chronique du précédent album « Brotherhood »…

… ainsi que celle de l’album « Code Red » de Primal Fear…

… et de Voodoo Circle avec Mat Sinner :

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Psychedelic Rock Rock 70's

Svindel : une ode chaleureuse

Assez nonchalant de prime abord, c’est avec beaucoup d’assurance que la formation nordique livre sa première réalisation et, tout en décontraction, propose un voyage aux saveurs vintage dans les méandres Psych du Rock 70’s. Une balade sincère et sans fioritures vers des sommets où le présent rejoint le passé dans une belle harmonie. L’ambiance est positive et les compositions rayonnent littéralement. Avec « Drömfeber », SVINDEL se façonne une avenir flamboyant sur de solides fondations.

SVINDEL

« Drömfeber »

(Ripple Music)

C’est une sensation de légèreté, de liberté et de joie qui émane de la première écoute de « Drömfeber », qui signifie « Fièvre Onirique » en suédois . Car l’une des particularités du trio est de s’exprimer dans sa langue maternelle, ce qui est assez rare pour être souligné. Si le parti-pris de SVINDEL peut surprendre, il est pourtant parfaitement en phase avec l’atmosphère et, passé le barrage linguistique, on se laisse vite séduire par cet univers psychédélique qui nous renvoie quelques décennies en arrière avec le sourire.

Depuis quatre ans maintenant, Jan Lindblad (guitare, chant), Johannes Braf (batterie) et Daniel Forsberg (basse) écument les scènes de leur pays, enflamment les radios locales et il n’en fallait pas plus pour que cela parvienne aux oreilles de Ripple Music. L’aspect brut de la musique de SVINDEL combiné à une infaillible authenticité libère un Rock efficace et mélodique, qui donne le sentiment que le combo survole son sujet, tant il sait se faire aérien. Il ne contente pas de se réapproprier le style, il est véritablement habité par son héritage.

Sans jouer de trop sur l’effet de puissance et en s’appuyant plutôt sur l’aspect planant du registre, les Scandinaves déploient une énergie lumineuse et inspirée. Les couleurs se détachent entre bien-être, rêverie et une douce mélancolie. SVINDEL a su se créer une identité originale, qui se nourrit aussi de touches jazzy avec quelques notes bluesy et funky bien senties. Le groove est constant, le chant clair et captivant et la guitare ne demande qu’on la suive (« Jupiterbarn », « Drömfeber »,  « Atlantide », « Chimar »). Convaincant !

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Doom/Death Metal International

Ilienses Tree : une tempête d’émotions [Interview]

Depuis plus d’une décennie, ILIENSES TREE fait vibrer la Sardaigne avec une profonde sincérité. Puisant ses réflexions au cœur de l’esprit humain, à travers ses émotions, ses peurs, sa solitude et même ses hontes, le quintet a bâti un Death Doom Metal puissant et massif, qui semble presque inébranlable. Ce deuxième album, « Toward The Storm » appuie donc sur certaines failles que le groupe illustre de manière assez saisissante dans des atmosphères à la fois pesantes et véloces, et sur un narratif soigneusement élaboré. Le bassiste Claudio Kalb, puis le frontman Maurizio Meloni, nous parlent du parcours de ce nouvel opus, de leur vision du Doom et, bien sûr, de l’impact de leur île sur leur approche artistique.

– Avant de parler de « Toward The Storm », j’aimerais qu’on revienne sur votre parcours qui est assez étonnant. Vous avez sorti deux démos il y a une dizaine d’années, puis un premier album, « Till Autumn Comes », en 2019. Comment cela se fait-il que vos réalisations soient aussi espacées dans le temps ?

Claudio Kalb : Pour être précis, nous avons sorti notre première démo autoproduite, « 2014 BC », en 2014. Puis, en 2017, nous avons sorti l’EP « Edda », produit par le label maltais Maculata Anima Records. Et en 2020, toujours sur le même label, nous avons sorti notre album « Till Autumn Comes ». Malheureusement, nous avons ensuite dû ralentir notre rythme en raison des confinements et des couvre-feux liés à la pandémie de Covid. Comme nous passons beaucoup de temps en répétition à composer et à développer des idées ensemble, il nous en a donc fallu un peu plus pour retrouver notre alchimie et créer de nouveaux morceaux.

– Il s’est donc passé six ans entre vos deux albums. C’est assez long d’autant que le line-up est resté stable. Vous aviez besoin de laisser mûrir vos morceaux ?

Maurizio Meloni : La raison principale était résolument personnelle, bien plus que créative. Aussi étrange que cela puisse paraître, chacun d’entre nous a traversé une période de grands bouleversements professionnels. Nous avons tous dû prendre des décisions difficiles, ce qui nous a contraints à concentrer notre temps et notre énergie sur d’autres priorités.

Cet album est né de cette expérience et je pense que cela se ressent dans les émotions qui s’en dégagent. Le fait d’être de proches amis, et pas seulement les membres d’un groupe, nous a permis de rester soudés. D’ailleurs, cela nous a encore plus rapprochés et nous a aussi donné une vision claire de la manière dont nous voulions transformer cette longue et difficile période en musique.

Quant à la composition, nous avons retravaillé les morceaux à de nombreuses reprises, cherchant toujours à en tirer le meilleur parti. Ainsi, en considérant tous ces éléments, à savoir les difficultés personnelles et le temps passé à peaufiner la musique, on comprend aisément pourquoi la sortie de cet album a pris autant de temps.

– Après l’intro « Left Alone » qui ouvre l’album de manière assez solennelle au piano, « Toward The Storm » s’articule autour de quatre morceaux d’environ neuf minutes chacun. L’avez-vous conçu comme deux faces d’un vinyle, ou plutôt quatre mouvements qui font corps et se présentent comme une enchaînement narratif ?

Diviser l’album en deux faces pour le vinyle était un choix assez naturel, notamment en raison de la longueur des morceaux. Cela dit, l’album a été très soigneusement conçu, tant sur le plan musical que lyrique. Il débute par un sentiment de solitude et de honte, presque comme un cri de détresse, et monte progressivement en puissance jusqu’à son point culminant : la confrontation avec soi-même. Chemin faisant, il explore différents états émotionnels qu’une personne peut traverser lors d’une période difficile. L’idée principale était de montrer qu’il n’y a aucune honte à reconnaître ses luttes intérieures, ni à les partager avec les autres.

– Une chose m’a étonné sur votre album, c’est que le groupe compte deux guitaristes et là où on aurait pu s’attendre à de belles joutes, elles sont surtout au service des atmosphères. Est-ce d’abord le climat qui compte sur « Toward The Storm » et qui a monopolisé votre attention lors de la composition ?

Absolument. Dès le départ, notre objectif était de créer un son capable d’intégrer différents éléments musicaux tout en conservant une dimension profondément personnelle. Nous souhaitions construire quelque chose d’ambitieux, où toutes ces influences convergeraient pour former notre propre identité. En ce sens, les guitares jouent un rôle fondamental. Non pas tant d’un point de vue technique, mais plutôt émotionnel. Elles permettent aux morceaux de s’élever dans une autre dimension et de créer l’atmosphère recherchée.

Il aurait été facile d’ajouter un claviériste par le passé, notamment pour obtenir certaines textures, mais c’est précisément le défi que nous apprécions. Nous voulions créer ces moments amples et atmosphériques uniquement à la guitare, en trouvant le juste équilibre entre puissance et ambiance. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis si content de « Toward The Storm ». Il sonne authentique et vivant, car il est né d’expériences réelles et d’émotions sincères. Plus que tout, nous souhaitions que l’album accomplisse deux choses très simples : toucher les auditeurs et les amener à la réflexion.

– Le titre de l’album symbolise une tempête intérieure et il balaie aussi une multitude d’émotions diverses. Et par ailleurs, le Doom est un registre qui obéit aussi à de nombreux codes. Même se le vôtre est teinté de Death Metal, cela nécessite-t-il de posséder d’abord une solide expérience avant de se lancer dans un tel registre, selon vous ?

C’est une excellente question. Je pense avoir déjà abordé une partie de la réponse dans les questions précédentes, en parlant de nos débuts et des objectifs qui ont façonné notre évolution au fil des ans et qui, je l’espère, continueront de le faire à l’avenir. Il est vrai que le Doom possède de nombreuses conventions, et si vous composez dans ce genre, je pense qu’il est important de les connaître. Comprendre le genre vous donne les outils pour savoir où rester fidèle à ses codes et où vous pouvez repousser les limites de votre écriture.

Parallèlement, le Doom offre des possibilités infinies, surtout si vous avez quelque chose d’authentique à exprimer. Pour moi, c’est l’un des genres les plus libérateurs en matière d’expression artistique. Qu’il s’agisse du Doom classique ou du son plus Death/Doom qui nous caractérise, tout est question d’émotion pure. Je ne sais pas si c’est vraiment une question d’expérience, mais je suis convaincu que le Doom est un monde immense, presque un univers à part entière, qu’il faut explorer, écouter, absorber et vivre pleinement avant de pouvoir y jouer de manière convaincante. Plus que tout, je pense que c’est un genre qu’il faut ressentir vibrer en soi… et nous savons tous où ces veines mènent : droit au cœur.

– Enfin, vous êtes originaires de Sardaigne et vivre sur une île, même grande, est toujours quelque chose de particulier. En quoi vous inspire-t-elle et que génère-t-elle au niveau de la créativité et de l’approche de votre Death/Doom Metal ?

Oui, nous sommes originaires de Sardaigne. Et comme je le dis souvent, c’est une terre unique, pleine d’énergie, de contrastes, de paysages incroyables, de parfums inoubliables et de gens vraiment exceptionnels. Vivre ici nous offre une perspective très différente du reste de l’Italie. Ce n’est pas un hasard si beaucoup disent que nous sommes Sardes avant d’être Italiens. C’est un sentiment profondément ancré en nous.

Je suis convaincu que cette île a une influence considérable sur nous, surtout sur le plan émotionnel. Si nous vivions dans le tumulte d’une grande ville, notre musique serait certainement différente. Ici, il suffit de quelques minutes pour se retrouver dans des lieux presque magiques, des lieux qui invitent naturellement à la réflexion et à l’introspection. Cette atmosphère se retrouve inévitablement dans notre musique.

En revanche, vivre sur une île, et pas tout près des côtes, a aussi ses inconvénients. Cela nous tient éloignés de nombreux endroits où notre musique pourrait toucher un public plus large grâce aux concerts. Etant donné que le Doom et le Death/Doom ont une base de fans plus importante dans d’autres régions d’Europe, la distance et le fait que nous devions toujours prendre l’avion compliquent considérablement les choses d’un point de vue logistique et financier. Mais c’est la vie. On ne peut pas tout avoir… (Sourires)

Le nouvel album d’ILIENSES TREE, « Toward The Storm », est disponible chez Meuse Music Records.

www.meusemusicrecords.eu

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Rock Progressif

North Sea Echoes : une sérénité à toute épreuve

L’univers musical de NORTH SEA ECHOES reste énigmatique, même si ce deuxième opus se veut plus lumineux. C’est en premier lieu la démarche des Américains qui semble avoir été mieux définie, là où leur entrée en matière pouvait dérouter par son aspect énigmatique et mystérieux très prononcé. « How To Cast A Shadow » est plus Rock dans l’approche et s’éloigne de cet esprit de caste qui régnait un peu sur « Really Good Terrible Things ». Entraînants et offrant un travail d’orfèvre sur les mélodies et les arrangements, ces nouveaux morceaux paraissent plus ouverts.

NORTH SEA ECHOES

« How To Cast A Shadow »

(Metal Blade Records)

Partenaires de longues avec Fates Warning au sein duquel ils œuvrent depuis quelques décennies, le chanteur Ray Adler et le multi-instrumentiste Jim Matheos mènent aussi des carrières parallèles au sein des groupes Redemption, A-Z et en solo pour le premier, et OSI, Kings Of Mercia et sous son nom pour le second. C’est donc assez naturellement qu’ils ont lancé ce projet commun un peu hors-norme il y a deux ans, qui les a mené à sortir « Really Good Terrible Things » sous la bannière de NORTH SEA ECHOES. Un premier disque très contemplatif flirtant avec l’Ambient et le Soft Rock.

Avec « How To Cast A Shadow », ils renouent avec un style où on a plus l’habitude de les retrouver. Ce deuxième opus navigue dans des atmosphères plus progressives, plus Rock aussi et nettement moins sombre que son prédécesseur. Pour autant, la touche de NORTH SEA ECHOES est toujours très reconnaissable. L’album a surtout gagné en accessibilité, même si le travail sur les ambiances reste essentiel. Ray Adler fait parler sa puissance vocale et les guitares de Jim Matheos trouvent une place de choix parmi les éléments électroniques et les claviers. Le style est donc plus appuyé.

Très riche, la production est aérée et les compositions beaucoup plus variées aussi. On retrouve les élans progressifs auxquels les deux protagonistes nous ont habitué au fil des ans, mais NORTH SEA ECHOES reste assez difficile à décrire dans son ensemble. Capable de se montrer costaud (« All That Comes After », « Enjoy The View », « I’ll Leave A Light On », « Villains Or Saints »,) grâce à la participation du batteur Dennis Leeflang (Ron Bumblefoot, ex-Within Temptation) qui offre un côté organiques aux morceaux, le duo sait aussi se montrer plus sensible. D’une grande finesse.

Photo : Jeremy Saffer

Retrouvez la chronique du premier album:

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Livre Metal

Quand Le Metal Fait Résonner La Chine : le réveil du Dragon Rouge

Si la somme d’informations récoltées et analysées par William Spok a de quoi donner le vertige, c’est qu’elle est aussi passionnante qu’instructive. Elle nous présente, en effet, un univers assez peu connu du public occidental. Et pourtant, «QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » s’ouvre sur une scène aux desseins divers, parfois opposés, et qui ont peut-être cette chance d’avoir émerger deux décennies après la naissance des formations européennes et américaines. Pour relever le défi, il faut déjà assimiler les bases, puis alimenter sa créativité tout en ne reniant pas sa culture et ses traditions. Une chance ou une malédiction ? Etat des lieux…

QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE

William Spok

(Editions des Flammes Noires)

Trésor caché ou musellement délibéré de la part d’un Etat qui craint pour le contrôle qu’il exerce sur sa population ? Une chose est sûre, on n’en sait peu sur le Metal chinois, ce qui semble assez ironique compte tenu de la déferlante de produits du géant asiatique sur toute la planète au quotidien. Certes, le style a également eu mauvaise presse en Occident à ses débuts, mais tout de même pas au point d’être bloqué à la frontière, comme c’est le cas ici. « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » nous fait pénétrer au cœur d’un système quasi-fermé aux autres marchés.

C’est sur la base de sa thèse que William Spok, docteur en anthropologie et créateur du webzine ‘Scholomance’, a bâti cette vaste et très fouillée enquête musicale. Un travail méticuleux qui fait office de bible du Metal chinois. Et à travers cet ouvrage conséquent, on s’aperçoit aussi que l’Empire du Milieu est loin de vivre à l’écart du monde, bien au contraire, mais c’est plutôt sa propre production qu’il peine exposer au grand jour. Et « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » nous donne les pistes à suivre pour vraiment découvrir ce qu’il en est.

Ce qui surprend au fil des pages, c’est cette quête que semblent poursuivre musiciens, producteurs et même médias (assez underground et souvent résistants) : l’identité. Partagés notamment entre une volonté de concilier Metal et musique traditionnelle, ou a contrario de la rejeter pour se fondre dans la masse, les groupes font face à bien des dilemmes. Pourtant, la palette de genres est assez large, avec une dominante extrême, mais tout semble se jouer au niveau sociétal et forcément… politique. « QUAND LE METAL FAIT RÉSONNER LA CHINE » offre un bel éclairage.

16 x 23cm, 440 pages / 27€

Le livre est disponible sur le site des Editions des Flammes Noires :

https://www.edt-flammes-noires.com/produit/metal-chine/

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Glam Metal Hard Rock Sleaze

Zan/Cody : reconnected

Il y a quelques décennies maintenant, ces deux-là ont fait entrer la Suède dans l’ère du Glam et du Sleaze, grâce à un Hard Rock pêchu et accrocheur. Aujourd’hui, le frontman et le six-cordiste remettent le couvert avec le premier opus de ZAN/CODY, « Beautiful’n Damned », et il se murmure même qu’un deuxième est en cours d’écriture. L’alchimie est palpable et le talent vivace. Explosif et très contemporain, le duo a retrouvé ses marques et ne manque pas de repères.

ZAN/CODY

« Beautiful’n Damned »

(Frontiers Music)

Malgré trois albums seulement entre 1988 et 1993, Shotgun Messiah a laissé une empreinte forte dans le Hard Rock européen et surtout il fut précurseur du Glam Metal scandinave en ouvrant la voie à toute une génération, et même à d’autres depuis. De son line-up, on se souvent bien sûr du guitariste Harry Cody et du chanteur Zinny Zan, qui n’était pourtant présent que sur le premier effort éponyme, mais qui fut aussi le plus marquant. Et c’est dans cette perspective qu’est né ZAN/CODY, à savoir retrouver cette atmosphère aussi emblématique que particulière.

Bien sûr, les années ont passé et l’intention des deux Suédois n’est pas de livrer une réplique de leur ancien groupe. Et si on retrouve en partie le son qui a fait son succès, celui-ci s’est considérablement modernisé avec même un aspect presque futuriste, et un peu dérangeant. Car sur le papier, ZAN/CODY n’est crédité que des deux hommes, au chant et à la guitare. C’est-à-dire que le reste consiste en de la programmation, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle pour qui aime le Hard Rock brut et sincère. La production y est donc essentielle.

En la confiant à Chris Laney (Pretty Maids, Crazy Lixx, Ronnie Atkins), le duo a tapé dans le mille et l’esprit d’un Hard Rock moderne et mélodique est parfaitement restitué. Les riffs de Harry Cody sont précis et incisifs et ses solos survolent les morceaux. Quant à Zinny Zan, sa puissance vocale est intacte et a même très bien mûri avec le temps. ZAN/CODY ne s’interdit pas quelques éclairs Sleaze et Glam et avance même sur un train d’enfer (« Sever », « I Am The Shit », « She Walks With Violence », « Damn » et le morceau-titre). On attend la suite !

Photo : Tallee Savage

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Heavy metal Old School

Coven Japan : Metal samouraïs

Originaire de la capitale nippone, le tandem commence à se faire une place sur la scène underground. Fort d’un style tranchant et mélodique, COVEN JAPAN livre un deuxième opus très convaincant à l’identité de plus en plus distincte. Si certaines références, issues d’Europe comme du Japon, sont encore évidentes, « Promised Land » s’en détache sur des parties de guitares soignées, un chant solide et une rythmique galopante. L’esprit vintage est assumé et le registre direct.

COVEN JAPAN

« Promised Land »

(No Remorse Records)

Fervents adeptes du DIY, c’est tout d’abord sous le nom de Coven (quelle drôle d’idée!) que la chanteuse Taka et le guitariste Akihiro Ito ont fondé leur groupe en 2016. L’année suivante, leur premier EP, « The Advent », leur a ouvert de nombreuses portes, dont celles du label grec No Remorse Records chez qui ils ont sorti l’album « Earthlings » fin 2023, mais cette fois sous la bannière de COVEN JAPAN. Dix ans après sa création, les Japonais se sont donc développés à l’international et « Promised Land » confirment de belles prédispositions.

Défenseurs d’un Heavy Metal Old School et fortement inspiré par la NWOBHM, les Tokyoïtes ont cependant su imposer une marque bien à eux. En premier lieu, la frontwoman use de sa langue maternelle et aussi de l’anglais (à l’accent prononcé), ce qui donne une saveur spéciale aux morceaux. Ces derniers sont d’ailleurs souvent imprégnés de leur culture, de sonorités de certains groupes de leur pays (Blaze, Blizard) et de chansons d’animation. COVEN JAPAN s’est créé un univers personnel parfois étonnant et dont les différentes atmosphères sont très accrocheuses.

Auteur, compositeur et interprète, le duo a également enregistré et mixé ensemble « Promised Land », ce qui lui donne beaucoup de certitudes sur ses intentions et sa maîtrise. A noter également que les parties de basse et de batterie sont assurées par les deux musiciens, contribuant au son très organique de COVEN JAPAN. Racé et efficace, le Heavy Metal proposé est rétro et dynamique, et les featurings du suédois Tomas Ericson de Helvetets Port sur « Witchfinder » et celui du Français Niels Bang d’Animalize sur « Breath Of The Distand » sont costauds. A découvrir !

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Blues Soul

The Anthony Paule Soul Orchestra featuring Willy Jordan : classieux

Héritiers directs d’un Blues classique gorgé de Soul et porté par la voix envoûtante et pleine d’émotion de Willy Jordan, les Américains livrent une fois encore une partition, qui va puiser dans une tradition qui semble éternelle. Subtiles et entraînantes, les nouvelles compositions de THE ANTHONY PAULE SOUL ORCHESTRA nous transportent hors du temps dans un voyage, où les mélodies se succèdent dans un élan très inspiré. Un disque qui fait vraiment du bien !

THE ANTHONY PAULE SOUL ORCHESTRA featuring WILLY JORDAN

« What Can We Do ? »

(Nola Blues Records)

C’est à San Francisco que le guitariste et compositeur Anthony Paule a fondé cet orchestre génial en 2007. 19 ans plus tard, THE ANTHONY PAULE SOUL ORCHESTRA est devenu une véritable institution, ayant vu passer dans ses rangs les chanteurs Wee Willie Walker, Frank Bey et Terri Odabi, avant de laisser place à Willy Jordan. Une fois encore, il enveloppe de sa voix chaude et douce des morceaux directement inspirés du Blues et de la Soul des années 60 et 70, non sans une approche moderne. « What Can We Do ? » n’a rien de nostalgique, il serait plutôt intemporel.

En presque vingt ans, THE ANTHONY PAULE SOUL ORCHESTRA a sorti sept albums et multiplié les nominations aux Blues Music Awards, tant en ayant participé à de nombreux festivals et concerts en Europe. Il faut avouer que la formation composée de douze musiciens a de quoi faire briller les yeux de plaisir. Soutenue par une section cuivre brûlante et dynamique, de chœurs féminins et masculins d’une incroyable beauté et d’une rythmique dont le groove est totalement addictif, la guitare de son leader fait des merveilles entre des accords délicats et des solos tout en finesse.

Produit par Larry Batiste, le successeur de « What Are You Waiting For ? » (2024) conserve une saveur délicieusement rétro, grâce à l’exactitude et la très grande justesse d’interprétation de ce combo aux allures de Big Band. Et chez THE ANTHONY PAULE SOUL ORCHESTRA, c’est surtout l’esprit de corps qui domine et surprend. Malgré la virtuosité de ses membres, personne ne tire la couverture à soi et « What Can We Do ? » se montre d’une formidable fluidité sur ses douze titres, dont la reprise du standard de Jazz de 1944, « You’re Nobody Till Somebody Loves You ». Classieux !

Photo : Matthew Niesen

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Desert Rock Heavy Stoner Doom

Holystone : apocalyptique

Le Desert/Stoner Doom des trois Australiens a de quoi étonner. Lourd et épais, le style se veut à dominante Metal, et pourtant quelques passages diffusent des ambiances plus alternatives et à l’empreinte 90’s. Avec des harmonies vocales très fortes, HOLYSTONE avance dans des reliefs changeants, sur des contrastes incroyables et avec une puissance phénoménale. N’éludant pas pour autant les mélodies, « Accepting Omega » brille par son originalité.

HOLYSTONE

« Accepting Omega »

(Independant)

Assez différent de « East Of The Sun, West Of The Moon » sorti il y a deux ans, « Accepting Omega » laisse apparaître un nouveau visage et élargit considérablement l’horizon musical de HOLYSTONE. Adepte d’un Heavy Desert Doom hypnotique, ce deuxième effort révèle un contenu assez surprenant. Bien sûr, le Metal domine, mais de nouvelles sonorités sont mises en évidence et cela ne doit rien au hasard. La formation de Brisbane dévoile des aspects plus Rock et même Grunge, qui viennent alléger certains morceaux dans leur substance et s’y fondent naturellement.

Si HOLYSTONE s’ouvre ainsi à d’autres registres moins Doom et pesants, c’est probablement du au fait que le trio a quitté son Australien natale pour les Etats-Unis pour y enregistrer « Accepting Omega ». Et pas n’importe où puisqu’une moitié de l’album a été réalisé à Seattle sous la houlette du producteur Jack Endino, connu pour son travail avec Soundgarden et Nirvana, soulignant l’aspect alternatif et grungy émergeant. Pour autant, l’univers immersif et captivant est toujours très prégnant et ces quelques respirations sont bienvenues et laissent aussi plus de place aux voix.

Car chez HOLYSTONE, elles sont deux et c’est un atout majeur. La bassiste Madison Morris et le guitariste Wolfe Peterson entremêlent leur chant et la complémentarité entre le féminin et le masculin rend saisissant leurs propos souvent sombres. A noter que l’autre partie d’« Accepting Omega » a été conçu avec Dave Catching au légendaire studio Rancho De La Luna à Joshua Tree, dans le désert de Mojave. Un lieu plus propice aux envolées Psych et aux fulgurances Doom que le combo distille dans un paysage aride, rythmé par Jonny Pickvance aux baguettes. Terrassant !

Catégories
Metal Progressif Power metal

Novareign : earthquake in progress

Moins démonstratif que beaucoup de représentants du Prog Metal et moins pompeux aussi que la majorité de ceux du Power Metal, NOVAREIGN semble avoir trouvé l’équilibre en seulement deux albums. Le combo de Los Angeles continue pourtant d’expérimenter et de surfer sur un belle dynamique sans perdre de vue le Heavy Metal, qui reste la source de son style. Avec « Shifting The Axis Of The World », c’est avec un état d’esprit conquérant et beaucoup de maîtrise qu’il nous embarque dans un univers à la fois complexe et limpide.

NOVAREIGN

« Shifting The Axis Of The World »

(M-Theory Audio)

Huit ans après « Legends », un premier effort qui avait été salué par le public comme la critique, NOVAREIGN réapparaît enfin et avec plus d’ambition et d’audace encore. Plutôt axé sur un Prog Metal créatif que sur un Power Metal habituellement rébarbatif, le quatuor laisse libre court à son imagination… Et elle est débordante. Très technique et et véloce, « Shifting The Axis Of The World » est aussi le résultat d’années de travail, certes par intermittence, mais qui ont forgé de solides bases et permis au groupe de ne surtout pas freiner ses ardeurs.

Alors que la batteur Ulises Hernández œuvrait chez Judicator et Anubis, il a aussi intégré la formation. Un renfort de poids, d’autant qu’il connaît bien le guitariste Balmore Lemus, qui a joué ces dernières années avec Lunar, Dire Peril et… Judicator ! Et cette cohésion se ressent sur les nouveaux morceaux. NOVAREIGN est fortement armé pour se faire une place de choix sur la scène Metal. Au chant, David Marquez est imperturbable et puissant et Moises Galvez (basse) livre une véritable démonstration de force. L’art de percuter !

Sur des structures complexes et très changeantes, les Californiens ont opté pour des titres assez longs, ce qui leur laisse un bonne marge de manœuvre pour imposer des riffs acérés et des parties de guitare phénoménales sur des rythmiques aussi épiques que musclées. NOVAREIGN impose son jeu et sa patte et son Power Prog Metal prend une dimension que beaucoup vont lui envier. Les duels ne manquent pas, les envolées non plus et l’aspect atypique de l’approche instrumentale rend « Shifting The Axis Of The World » incontournable (« Ode To The Masses », « Sun &Moon », « Mors Indecepta », « Ironside »). Un bonne claque !