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Classic Hard Rock

Uriah Heep : pionnier et immortel

Magnifiquement produit par Jay Ruston (Anthrax, Black Star Riders, Steel Panther), « Chaos & Colour » vient rappeler ô combien URIAH HEEP a su imposer sa patte et influencer un nombre incalculable de musiciens en plus de 50 ans d’existence. Fondateur d’un Hard Rock aux contours progressifs avec quelques autres au début des années 70, le quintet n’a jamais dévié de sa trajectoire, et, mieux, réussit avec une facilité toute naturelle à nous faire encore vibrer.

URIAH HEEP

« Chaos & Colour »

(Silver Lining Music)

Contrairement à beaucoup de groupes dont je ne ferai pas la liste ici tant elle serait longue, URIAH HEEP est de ceux qui ne semble pas prendre une ride, ni lever le pied un seul moment et surtout, les très rares à pouvoir encore compter avec une créativité hors-norme. Certes, « Chaos & Colour » ne vient pas révolutionner le genre, mais l’énergie déployée et la technicité de ses membres font de la formation anglaise l’une des plus attrayantes du siècle passé toujours en activité.

A la tête de URIAH HEEP depuis 1969, le jamais-rassasié guitariste Mick Box et sa célèbre wah-wah insufflent une fois encore une dynamique très Hard aux nouvelles compositions avec ce côté intemporel, qui fait la force de URIAH HEEP depuis cinq décennies. A ses côtés, le chanteur Bernie Shaw et le claviériste Phil Lanzon, arrivés ensemble en 1986 dans l’institution, sont l’autre point de repère et la force distillés sur ce 25ème album. Classique bien sûr, mais toujours aussi relevé, le quintet bouillonne encore.

Grâce à sa rythmique exemplaire, Russell Gilbrook (batterie) et Dave Rimmer (basse), URIAH HEEP continue s’assumer avec brio l’aspect très positif de son répertoire sur des envolées guitaristiques incroyables, des refrains et des chœurs imparables et un clavier insaisissable. Les Britanniques n’ont pas changé de braquet et conservent cette envie des premiers jours (« Save Me Tonight », « Silver Sunlight », « One Nation, One Sun », « Closer To Your Dreams », « Fly Like An Eagle »). Progressif et Rock, ces géants restent toujours d’actualité.  

Photo : Richard Stow
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Hard US

Heroes & Monsters : association de malfaiteurs

Mélodique et puissant, Le Hard Rock classique et Heavy du trio vient raviver la flamme d’un genre qui fut longtemps sous les projecteurs grâce à une scène californienne alors en pleine effervescence. Efficace et techniquement imparable, HEROES & MONSTERS signe un premier album enthousiasmant interprété par des musiciens de haut vol, dont les CV impressionnent avant même l’écoute. Espérons juste qu’il ne s’agisse pas d’un simple one-shot.

HEROES & MONSTERS

« Heroes And Monsters »

(Frontiers Music)

Quelle belle surprise que nous offre Frontiers Music avec ce premier album éponyme de HEROES & MONSTERS, power trio composé de barons du Hard Rock mondial. Pour ce line-up électrisant, on retrouve Todd Kerns à la basse et au chant. Songwriter, multi-instrumentiste et producteur, il officie chez Myles Kennedy And The Conspirators et reste le leader du groupe canadien The Age Of Electric. Ca commence plutôt bien !

A la guitare, Stef Burns livre des riffs puissants et des solos pour le moins fougueux apportant une touche qui n’est pas sans rappeler celle d’Extreme notamment. Passé par Y&T sur quatre albums, on lui doit aussi de belles prestations sur les albums d’Alice Cooper « Hey Stoopid » et « The Last Temptation ». Et en plus de son propre groupe, il joue aux côtés de l’Italien Vasco Rossi.

Enfin, derrière les fûts, c’est le batteur d’Evanescence Will Hunt qui donne le tempo. Passé chez Black Label Society, Staind, Vince Neil, Michael Sweet de Stryper et tant d’autres, il offre du corps et du coffre à HEROES & MONSTERS sur ce premier opus qui sent la poudre. Ainsi, entre un Hard Rock fédérateur et un Heavy Rock tranchant, les Américains se font franchement plaisir.

Musicalement, le combo envoie du bois et la complicité entre les trois lascars est plus que palpable. « Locked And Loaded », premier single de l’album, avait donné le ton avec un petit côté Old School qu’on retrouve d’ailleurs en fil rouge (« Raw Power », « Break Me (I’m Yours) », « I Knew You Were The Devil » et la très bonne reprise de Sweet « Set Me Free »). HEROES & MONSTERS percute et se montre très généreux.

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Hard Rock

Leaflet : inter-générationnel

Accrocheur et vivifiant, ce deuxième album de LEAFLET brille pourtant par la qualité de ses refrains et de ses mélodies. Les Finlandais offrent un nouvel opus rayonnant et assez original dans son contenu. En effet, « Something Beyond » traverse des décennies de Hard Rock sans jamais s’essouffler et grâce aussi à un frontman de haut vol.

LEAFLET

« Something Beyond »

(Rockshots Records)

A mi-chemin entre un Hard Rock moderne penchant vers l’Alternative Metal et l’héritage assume des années 80 et 90, LEAFLET mène sa barque depuis dix ans maintenant et il faut bien avouer que le style du quatuor s’affine de plus en plus. Dans une formule deux guitares/basse/batterie/chant qui a fait ses preuves, cette deuxième réalisation des Finlandais respire le Rock par tous ses pores.

Six ans après « Outta Door » où le groupe affichait déjà de belles choses, « Something Beyond » se montre bien sûr plus mature, plus direct aussi et surtout maîtrisé de bout en bout. Mené par Jaakko Leaflet au chant et à la guitare, LEAFLET se montre d’une étonnante variété qui tient en équilibre entre des influences américaines allant d’Extreme à White Lion jusqu’à Alter Bridge et une production très nordique.

Préférant porter son effort sur les mélodies plutôt que d’enchaîner les riffs, les Scandinaves font preuve d’une songwriting efficace et harmonieux. Musclé et dynamique, LEAFLET lâche les chevaux sur des chansons rapidement addictives (« Earth », « Alone-Alive », « Someone Somewhere », « Resonate » et le morceau-titre). Très actuel et rappelant pourtant au bon souvenir d’une belle époque, le combo séduit par sa fraîcheur.

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Classic Hard Rock Classic Rock Hard US Melodic Metal

Mike Campese : la guitare en abondance

Si son jeu est très shred comme beaucoup de guitaristes de son rang, le New-yorkais MIKE CAMPESE n’en oublie pas de livrer de belles émotions dans divers styles majoritairement Rock et Hard, entre Heavy et Néo-Classic. Une fois encore, « Reset » présente toutes les qualités d’interprétation du musicien et ses facultés à proposer autant de feeling que de groove.

MIKE CAMPESE

« Reset »

(Independant)

Virtuose s’il en est, MIKE CAMPESE est un grand technicien de la guitare, mais pas seulement. Après un passage éclair au sein du Trans-Siberian Orchestra, le guitariste vole de ses propres ailes depuis quelques années. Très polyvalent, il a reçu les louanges des plus grandes publications spécialisées aux Etats-Unis et en Italie, où il écrit d’ailleurs pour Axe Magazine. Mais c’est de son onzième album, dont il est question ici.

Alors qu’il avait déjà entamé la composition de « Reset » avant la pandémie, c’est durant celle-ci qu’il a mis la touche finale aux douze morceaux qui le composent. Comme beaucoup de six-cordistes solistes, la tentation de l’instrumental est grande et MIKE CAMPESE ne s’en est pas privé. Pour autant, la moitié de ce nouvel opus est chanté, ce qui lui apporte beaucoup de respiration.

Soutenu par le batteur Patrick Johansson qui livre une belle prestation, l’Américain se fait plaisir, faisant étalage de son savoir-faire sans pour autant tomber dans un registre démonstratif tentant, mais ennuyeux au final. Au contraire, MIKE CAMPESE fait preuve d’audace et l’on retrouve un peu de Vinnie Moore et de Richie Kotzen dans son approche (« Fire », « Bee Eater », « Reset », « Wasted Time », « Space Dragon »). Très réussi !

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Hard 70's

The Riven : une joyeuse nostalgie

Depuis quelques années maintenant, on assiste à l’émergence d’une vague Rock et Hard Rock très 70’s interprétée par de jeunes groupes qui, pourtant, n’ont pas connu cette époque de grande liberté artistique qui propageait une sorte d’insouciance bienfaitrice. Et c’est donc le cas avec THE RIVEN, quintet suédois, qui revient avec « Peace And Conflict », un nouvel opus léger dans le ton et musclé dans la forme.

THE RIVEN

« Peace and Conflict »

(The Sign Records)

Six ans d’existence et deuxième album pour les Suédois de THE RIVEN qui se perdent de belle manière dans les années 70 et 80 et un Hard Rock légèrement Heavy et un brin psychédélique. Si de jeunes groupes se retrouvent dans ce revival, ce n’est pas vraiment un hasard, mais plutôt l’envie de délivrer une certaine vérité artistique à la fois roots et authentique.

Sous l’impulsion de sa frontwoman, Totta Ekebergh, THE RIVEN fait preuve d’une douce folie musicale, à l’instar d’ailleurs des Canadiens de The Damn Truth dont le registre est assez proche. Mais les Scandinaves ont d’autres atouts en main, notamment deux bons guitaristes, Arnan Diaz et Joakim Sandgård, formés façon NWOBHM à faire briller les twin-guitars et les solos partagés.

Organique et robuste, ce nouvel opus libère des vibrations tout en nuances avec de belles mélodies, sans négliger la puissance de riffs bien appuyés (« On Time », « The Taker », « On Top Of Evil »). THE RIVEN s’autorise aussi une petite escapade hispanique avec « La Puerta Del Tiempo », une ambiance planante sur l’excellent « Sorceress Of The Sky » et finit en beauté avec le très bluesy « Death ». Complet et solide.

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Groove Metal Hard Rock Southern

I’ll Be Damned : incendaire

Ils seront damnés et ça ne fait aucun doute ! Peu importe, les Danois prennent le taureau par les cornes pour asséner un album très nerveux, où la fièvre du propos s’étend sur des morceaux d’une totale liberté et d’une explosivité de chaque instant. Sur un Hard Rock massif, percutant et aux éclats de Metal, I’LL BE DAMNED livre l’un des meilleurs albums dans ce registre depuis bien longtemps ! La machine est lancée…

I’LL BE DAMNED

« Culture »

(Mighty Music/Target Group)

Présenté comme un groupe de Groove Metal, c’est pourtant bel et bien dans un registre très Hard Rock bien gras et surpuissant, d’où s’échappent des solos bien Heavy, qu’évolue I’LL BE DAMNED. Alors pour ce qui est des références, allez plutôt chercher du coté de Clutch que de Down. Résolument Rock’n’Roll dans l’attitude, mais pas seulement, les Danois livrent un troisième album survolté, hargneux et vindicatif.

Que ce soit la politique, la religion, les médias et plus largement la société dans son ensemble, tout le monde en prend pour son grade. Et pas à moitié ! Avec l’arrivée d’Anders Gyldenøhr derrière les fûts et surtout de Mark Damgaard au chant, le quintet se montre incisif dans les riffs, massif dans la rythmique et très rugueux, tout en restant mélodique dans la voix. I’LL BE DAMNED n’est pas de retour pour trier les lentilles.

Les neuf morceaux de « Culture » sont autant de grosses claques en pleine face. Avec un côté Southern marqué, les Scandinaves avancent sur un groove épais et rageur entre colère et désespoir avec un cynisme et une ironie de chaque instant. Parfaitement structurés et remarquablement bien produits, les morceaux de I’LL BE DAMNED sont autant d’uppercuts (« FuckYourMoney », « Hell Come », « Through The Walls », « Forever, Right »). Jouissif !

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Hard US Sleaze

BlackRain : heavy rainbow

Lumineuse et dynamique, cette nouvelle réalisation de BLACKRAIN brille par la précision et la qualité du songwriting. Grâce à un line-up inchangé, c’est un groupe très soudé, et dont l’envie semble décuplée, qui se présente avec « Untamed », un septième effort Heavy et mélodique. Entre Glam et Metal, les Français sont sur la voie royale.

BLACKRAIN

« Untamed »

(Steamhammer/SPV)

Trois ans après « Dying Breed » qui fut très bien accueilli, les Savoyards enfoncent le clou avec un septième album caractérisé par une folle énergie. BLACKRAIN continue sur sa trajectoire Heavy Sleaze dont l’écriture, toujours très 80’s, s’affine au fil des ans. Toujours aux frontières du Glam et du Hard Rock, le quatuor monte en puissance et « Untamed » montre un état d’esprit conquérant.

Alors que le précédent opus était (très bien !) produit par Chris Laney avec qui les Français avaient déjà travaillé, c’est cette fois le frontman de Kissin’ Dynamite, Hannes Braun, qui fait des prouesses. Leader du combo allemand qui a souvent partagé la scène avec BLACKRAIN, il a parfaitement saisi les attentes de ses amis et il offre encore plus de volume et de puissance à ces nouveaux morceaux.

Démarrant sur les chapeaux de roue avec le morceau-titre, « Untamed » se déploie sur des chansons accrocheuses, nerveuses et véloces. La batterie claque, les riffs fuzzent de toutes parts et Swan livre une prestation vocale hors-norme (« Demon », Summer Jesus », « Kiss The Sky »). BLACKRAIN affiche l’énorme potentiel décelé il y a quelques albums déjà et se montre d’une énergie flamboyante.

Photo Julien Zannoni
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Hard Rock

John Norum : escapade en solo

En trio et avec la complicité de quelques invités, JOHN NORUM signe son neuvième album solo, « Gone To Stay », en parallèle de son parcours avec Europe, qui l’a fait connaître du grand public. Seul aux manettes, le guitariste et chanteur s’épanouit dans un Hard Rock efficace et bluesy, loin du Hard FM de ses camarades suédois.

JOHN NORUM

« Gone To Stay »

(Gain/Fifth Island Music)

S’il a bâti sa réputation en tant que guitariste et fondateur du groupe Europe, JOHN NORUM mène pourtant une belle et peut-être trop discrète carrière solo depuis 1987. En marge, le Norvégien a réalisé quelques collaborations de prestige aux côtés de Don Dokken et Glenn Hughes notamment. « Gone To Stay » est son neuvième album et le chanteur ne manque pas d’ambition, ni de feeling.

Assez éloigné du registre des Suédois, JOHN NORUM évolue dans un Hard Rock assez classique que quelques touches plus mélodiques viennent assouplir. L’entame de « Gone To Stay » se fait sur des sonorités un brin vintage que le Scandinave prend à son compte et où il ne boude pas son plaisir sur de belles parties de guitares et des solos bien sentis (« Voice Of Violence », « Sail On », «  What Do You Want »).

Plus Rock sur « One By One » avec Age Sten Nilsen au chant, JOHN NORUM s’embarque ensuite sur une reprise très bluesy du « Lady Grinning Soul » de David Bowie avant de monter dans les tours sur « Norma » et « Terror Over Me ». « Gone To Stay » se veut donc très varié, consciencieusement réalisé et se clôt en douceur avec « Face The Truth », extrait de son deuxième album sorti en 1992 et superbement repris. Remarquable.

Photo : Tallee Savage
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Rock Hard

The Electric Alley : courant continu

Sur des mid-tempos bercés de chaleur ou sur des rythmes endiablés, le nouvel album de THE ELECTRIC ALLEY multiplie les plaisirs. Si les influences sont évidentes et multiples, le quatuor espagnol n’a aucune peine à nous entraîner dans une atmosphère très enjouée et d’une sincérité absolue. « Apache » est un voyage qui ne lasse pas.

THE ELECTRIC ALLEY

« Apache »

(Independant)

Quatre ans après le très bon « Turning Wheels », les Espagnols de THE ELECTRIC ALLEY refont parler la poudre grâce à un quatrième album aussi explosif que mélodique. Et à l’écoute de cet « Apache », on peut déjà s’interroger sur le fait qu’il sorte en autoproduction, et non sur un label digne de ce nom, où il aurait plus que sa place. Cela dit, nous ne sommes plus à une aberration près.

Mené par la voix unique de Jaime Moreno, qui livre une prestation musclée et toute en émotion, le quatuor de Cadix évolue toujours dans un Power Rock qui trouve ses racines dans un Hard Rock classique et intemporel. THE ELECTRIC ALLEY ne renouvelle pas le genre, mais lui apporte beaucoup de brillance et de fraîcheur grâce à une machine parfaitement huilée qui dégage un groove énorme.

Electrisant dès l’entame (« Apache », « Hurricane »), les Ibériques surfent sur des sonorités très américaines et ensoleillées émaillées de touches 80’s et 90’s. THE ELECTRIC ALLEY fait la part belle aux guitares entre riffs aériens et solos enchanteurs (« Fireworks », « Make It Through The Night », « Son Of A Gun »). Les Andalous livrent un album Rock’n’Roll, joyeux et enivrant comme on n’en fait plus beaucoup… Alors, merci et vivement le prochain !

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Classic Hard Rock

Snakecharmer : enchanteur

Formé par des musiciens faisant partie du gratin du Hard Rock anglais, SNAKECHARMER est l’un des rares All-Stars band présentant une réelle légitimé. Bien plus qu’une simple accumulation de talents, le groupe rassemble des musiciens évoluant dans le même registre et surtout désireux d’apporter un nouvel éclat à un style parfaitement maîtrisé et hors du temps. Cette « Anthology » est un must !

SNAKECHARMER

« Anthology »

(Cherry Red Records)

En l’espace de dix ans, SNAKECHARMER n’a sorti que deux albums studio, un premier éponyme en 2013, puis « Second Skin » en 2017. Et pourtant, le supergroupe britannique s’était rapidement constitué une solide fan-base, soutenu par des critiques plus qu’élogieuses. Et pour cause, le sextet n’est pas un simple All-Stars band, mais d’abord la rencontre entre des musiciens passionnés et motivés à l’idée de proposer un Classic Hard Rock très personnel aux irrésistibles touches bluesy et aux mélodies accrocheuses.

Fondé par Chris Ousey au chant (Heartland), Laurie Wisefield à la guitare (Wishbone Ash), Harris James à la batterie (Thunder), Neil Murray à la basse (Whitesnake), Adam Wakeman aux claviers (Ozzy Osbourne) et Micky Moody à la guitare (Whitesnake), remplacé depuis par Simon McBride (Deep Purple), SNAKECHARMER possède des atouts plus qu’évidents. De fait, les deux albums sont d’une insolente fraicheur, grâce à des artistes qui sont parvenus à se détacher de l’empreinte de leur groupe d’origine.

Dans un coffret de quatre CD, « Anthology » contient l’ensemble des morceaux des Britanniques, plus trois inédits, remasterisés par l’excellent Tony Dixon, offrant ainsi une belle homogénéité à leur brillant Hard Rock. SNAKECHARMER s’est constitué un répertoire malgré tout assez conséquent. Et quant aux deux autres CD, il s’agit de deux concerts complets enregistrés à Milton Keynes en Angleterre, où l’on peut saisir toute l’intensité et le feeling du groupe sur scène. Indispensable !