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International Southern Rock

Hillbilly Vegas : viva Oklahoma [Interview]

Très expérimenté et avec une idée bien précise de la musique qu’il souhaite distiller, HILLBILLY VEGAS fait partie de ces groupes de Southern Rock qui, tout en s’inscrivant dans une tradition immuable et très établie, apporte son style et sa fraîcheur à un registre qu’une jeune génération tente patiemment de s’approprier. Sur « A La Mode », son quatrième album, le quintet montre autant de sensibilité que de joie et de dérision pour élever son jeu au rang des meilleures formations du genre. Originaire d’Oklahoma, le quintet a les deux pieds dans un sud américain, qui transpire à chaque riffs, chaque solos, chaque notes de piano ou d’orgue et à travers le chant si authentique de Steve Harris, un frontman aujourd’hui heureux de présenter ce nouvel opus. Entretien avec un chanteur dont la liberté artistique n’est plus négociable.

– Tout d’abord et comme nous sommes sur un site français, pourquoi avez-vous appelé ce nouvel album « A La Mode » ? C’est assez surprenant de la part d’un groupe d’Oklahoma, que cela signifie-t-il pour vous ?

Pour nous, c’est une spécialité du Sud des Etats-Unis : une tarte avec de la glace dessus. Je m’excuse d’avoir détourné votre belle expression pour en faire une simple demande de glace sur notre tarte, mais l’important est d’améliorer les choses. Et tout est meilleur avec de la glace ! (Rires)

– HILLBILLY VEGAS a sorti son premier album, « Ringo Manor » en 2011, « 76 » en 2016, puis « The Great Southern Hustle » il y a quatre ans. Il y a beaucoup d’espace entre vos disques. C’est l’enchaînement des concerts, qui veut ça ?

Nous avons beaucoup tourné et, entre les tournées, nous avons sorti des singles, même lorsque nous ne travaillions pas sur des albums. Nous sommes restés productifs tout ce temps. Si vous avez raté un album, c’est parce que nous n’étions pas signés avec un label pour l’un d’eux. Les albums que nous avons sortis sont donc « Ringo Manor », « 76 » (autoproduction), « The Great Southern Hustle », et maintenant « A La Mode »… (Sourires)

– En l’espace de deux ans, vous avez sorti un EP, « Long Way Back » et aujourd’hui « A La mode ». Vous avez d’ailleurs l’habitude de sortir des formats courts avant vos albums, car il y avait aussi eu « Greetings From Hillbilly Vegas » en 2022. Est-ce une manière pour vous de tester de nouveaux morceaux ou certaines ambiances, ou est-ce un élan de spontanéité par rapport à l’écriture d’un album normal ?

Les EPs que nous avons sortis étaient en fait des engagements envers une maison de disques britannique, mais ils nous ont aussi permis d’avoir quelque chose de nouveau à promouvoir lors de notre tournée là-bas.

– Par rapport à vos albums précédents, « A La Mode » est peut-être moins brut dans l’approche, même si votre Southern Rock conserve son aspect roots, bien sûr. J’ai d’ailleurs plutôt l’impression que cela se joue surtout au niveau de la production. Est-ce que vous avez changé quelque chose dans votre travail en studio, notamment en ce qui concerne les arrangements, qui sont très soignés ?

En fait, on a beaucoup changé. On a enregistré et produit cet album nous-mêmes. « A La Mode », c’est nous à 100 % : enregistré dans notre propre studio, sans aucune influence extérieure, sans interférence et sans producteur. Ce que vous entendez est un parfait exemple de ce dont on est capables quand on prend les choses en main et qu’on fait tout nous-mêmes ! (Sourires)

– J’aimerais justement que l’on parle de votre Southern Rock, qui a un style et une sonorité très modernes avec toujours ce mélange de Rock, de Blues et d’Outlaw Country. Sur « A La Mode », il y a aussi des fulgurances clairement Hard Rock. Est-ce que c’est ce qui finalement l’actualise et lui offre une nouvelle dynamique, selon vous ?

Je crois que ce qui le modernise, et lui donne cette nouvelle dynamique, c’est tout simplement que nous l’avons fait entièrement nous-mêmes sans que personne ne nous dise quoi faire. Tu vois où je veux en venir ? (Sourires) Parfois, des producteurs ou des personnes extérieures nous disent : « Vous ne pouvez pas faire ceci » ou « Vous devriez faire cela ». Cette fois-ci, nous avons simplement fait ce que nous ressentions et ce que nous voulions. Et au final, on obtient un peu de tout ce que nous aimons vraiment.

– Depuis vos débuts, HILLBILLY VEGAS a toujours dégagé beaucoup de légèreté dans ses chansons avec beaucoup d’ironie et d’humour, à commencer d’ailleurs par votre nom. Or, « A La Mode » semble plus sérieux, sans être sombre pour autant. Est-ce l’époque que vous vivons qui n’incite pas à plus d’insouciance, selon vous, et cela se traduit donc aussi dans votre musique ?

C’est vrai, mais nous avons toujours joué des ballades également. Notre premier grand succès a été « Little Miss Rough And Tumble ». Ce nouvel album contient encore des moments légers, mais aussi des passages plus introspectifs, tu as raison. En fait, nous n’avions pas de plan, ni de thème précis. Nous avons simplement fait ce qui nous plaisait, que ce soit écrire une ballade ou un morceau plus festif comme « Something Crazy » ou « Every Jukebox ». Il ne s’agit pas d’influences extérieures, mais simplement de notre état d’esprit créatif du moment.

– Comme il est de tradition dans le Southern Rock, les deux guitaristes et les claviers sont mis en évidence sur le groove de la rythmique et la chaleur du chant et des chœurs. Et c’est d’ailleurs au centre de votre musique. Et vous avez aussi déclaré vouloir faire de la vraie musique pour la maintenir en vie. Pensez-vous franchement qu’un style comme le vôtre soit un jour envahi par l’IA ? Ça paraît peu probable vu la nouvelle génération, si ?

Je ne crois pas que l’IA ait sa place dans notre musique. Je ne peux pas parler pour les autres, mais pour nous : pas de pistes préenregistrées, pas d’artifices et pas d’IA en studio. Ce que vous entendez, c’est de la vraie musique à 100 %. C’est ce qui nous définit. On ne corrige même pas les fausses notes avec de l’autotune, d’ailleurs. Si je chante une fausse note, c’est que je le voulais… alors elle reste comme ça ! (Sourires)

– Enfin, un mot sur « Mr. Midnight », cette chanson de Paul Rodgers que vous avez exhumée et qu’il chante avec vous. J’imagine que c’est une grande fierté pour vous, d’autant que HILLBILLY VEGAS compte un ancien membre de son groupe et un autre de Bad Company. Comment sont nées cette belle aventure et et cette belle histoire ?

Tout a commencé avec Todd Ronning (bassiste et ancien membre de Bad Company – NDR) Il avait une démo qu’ils avaient enregistrée dans un studio de répétition il y a un moment. Todd m’a demandé de l’écouter en me disant que Paul ne l’avait pas utilisée sur son album solo. Et il voulait savoir ce que je pensais à l’idée de l’essayer. Je l’ai écoutée, et même si c’était un enregistrement de répétition brut, on reconnaissait déjà la voix de Paul. Elle sonnait comme sur tous les albums de Bad Company, même sur un enregistrement téléphonique. C’était tout simplement incroyable. Au début, je me demandais ce que je pourrais bien y ajouter. Mais on a tenté le coup et j’ai adoré la chanter. On a le même manager que Paul (David Spero – NDR), et quand on en a parlé à David, il a dit qu’il pensait que Paul adorerait aussi la chanter. Il a été incroyablement gentil, il a ajouté quelques lignes et la collaboration a été formidable. Même si personne d’autre ne l’avait jamais entendue, c’était un vrai bonheur pour nous. Mais maintenant, elle fait partie de l’album et de notre histoire ! (Sourires)

Le nouvel album de HILLBILLY VEGAS, « A La Mode », est disponible chez Quarto Valley Records.

Photos : Joe Ward

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Stoner Metal

Restless Spirit : colossal

Dans les futurs classements, il va falloir déjà ajouter « Restless Spirit » à la liste des meilleures productions de l’année. Sauf tremblement de terre, il va être franchement difficile à éviter, voire à détrôner. En effet, huit ans après sa formation à Long Island dans l’Etat de New-York, RESTLESS SPIRIT est à un sommet de sa carrière, au firmament d’un parfait croisement entre Stoner et NWOBHM. Son groove est vertigineux, les riffs tranchants et le chant aérien et tout en maîtrise de son frontman et guitariste, malgré une référence absolue à laquelle on s’échappe pas, est plus incisif que jamais. Tentaculaire !

RESTLESS SPIRIT

« Restless Spirit »

(Magnetic Eye Records)

Lorsque l’on compte autant d’EPs que d’albums dans sa discographie, ce n’est pas du tout anodin que le petit dernier soit éponyme. Enfin, ça pourrait l’être chez qui n’aurait aucune imagination (et il y en a !), mais chez RESTLESS SPIRIT, il faudrait plutôt le voir comme une signature apposée à huit nouveaux morceaux, qui sont un parfait concentré de ce que le groupe développe depuis ses débuts. Et si les Américains n’ont pas attendu « Restless Spirit » pour atteindre la maturité artistique, ce nouvel opus les reflète pourtant de la manière la plus précise à ce jour.

La solidité du line-up est pour beaucoup aussi dans cette constante progression. Marc Morello (basse), Paul Aloisio (guitare, chant) et Jon Gusman (batterie) se connaissent par cœur, se trouvent les yeux fermés et surtout ont mis en place un Stoner Metal, façon rouleau-compresseur, qui fait aussi de la place au Doom, au Prog comme au Sludge et bien sûr au Heavy Metal. S’il est devenu compliqué de ne pas citer Black Sabbath dans la mouvance actuelle, RESTLESS SPIRIT n’y échappe pas non plus, et l’ombre d’Ozzy plane avec bienveillance sur cette quatrième réalisation.

« Restless Spirit » donne cette impression d’aboutissement, tant il va à l’essentiel et gomme toutes fioritures pour laisser place à un rugissement instantané et hyper-puissant. Compact et massif, le power trio fait également preuve d’une certaine finesse dans son élan. Epais et véloce, RESTLESS SPIRIT embarque tout le monde dans un Heavy d’une rare pureté, où chaque titre devient une gigantesque gifle (« The Burning Need », « Desolation’s Wake », « Phantom Pain », « Red In Tooth And Claw » et l’interlude « Ember », qui offre une courte respiration). Incontournable !

Photo : Mike Marcon

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Blues Rock Contemporary Blues

Jennifer Lyn & The Groove revival : l’intensité de la scène

Indépendante et inspirée, JENNIFER LYN est devenue une blueswoman qui compte dans le paysage musical actuel des Etats-Unis. Désormais basée dans le Dakota du Nord avec THE GROOVE REVIVAL, elle franchit de nouveaux caps et le Blues de sa formation passe de moments Rock musclés à des passages Soul avec une fluidité et une maîtrise rafraîchissantes. « Electric Eden » est l’album Live qui manquait à une déjà belle discographie très contemporaine, qui fait aussi le lien avec un héritage aux très nombreuses branches.

JENNIFER LYN & THE REVIVAL

« Electric Eden »

(J & L Collective)

Un an tout juste avec « Retrograde », son troisième album qui a vu se concrétiser une formidable collaboration avec Richard Torrance, son guitariste et co-auteur, JENNIFER LYN revient déjà avec « Electric Eden », qui se présente comme un témoignage scénique remarquable de ce groupe désormais soudé. THE GROOVE REVIVAL est plus jamais le bien-nommé, tant il porte haut un Blues Rock très contemporain, toujours mâtiné de Classic Rock, de Soul et de saveurs 70’s. L’exactitude du jeu et le feeling à l’œuvre font de ce Live un bel instant suspendu.

Aux côtés du duo, on retrouve Jim Anderson derrière les fûts, Barb Jiskra aux claviers et Nolyn Falcon à la basse et les cinq musiciens parviennent à transmettre au public tout le plaisir qu’ils ont à jouer ces neuf morceaux. Aujourd’hui plus encore, JENNIFER LYN & THE GROOVE REVIVAL est une machine bien huilée et cette prestation, faite d’émotion et tout en percussion, est d’une incroyable sensibilité. La connexion se fait autant sur scène que dans la salle et c’est très palpable. Le groupe comme les spectateurs surfent sur une même et électrisante énergie.

Forcément, « Retrograde » est bien représenté avec cinq chansons (« Light the Fire », « Sucker For The Pain », « Baggage », « ‘59 Cadillac » et « Refuge »). De plus en plus irrésistible vocalement, l’Américaine forme également un très bon tandem guitaristique avec Richard Torrance et leurs échanges sont à la fois complices et intenses. En ce sens, « Electric Eden » capture à merveille l’instantanéité de la performance live de JENNIFER LYN & THE GROOVE REVIVAL. Grâce à un songwriting créatif, l’interprétation du quintet est littéralement brillante.

Photo : Wyatt Ell

Retrouvez l’interview accordée par la chanteuse et guitariste à la sortie de « Retrograde » :

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Hard Rock Stoner Rock

Crobot : certified authentic

Il existe peu de groupes capables de naviguer avec autant d’aisance et de fluidité d’un registre à l’autre, tout en réussissant le tour de force de conserver une identité musicale aussi évidente et reconnaissable. CROBOT fait partie de ceux-là et même si son duo basse/batterie est très changeant, rien ne semble pouvoir perturber Chris Bishop et Brandon Yeagley, intarissable tandem qui se plaît toujours autant à injecter à son Stoner des teintes bluesy, Classic et Hard Rock sur ce « Supermoon » original. L’harmonie et la puissance.

CROBOT

« Supermoon »

(Megaforce Records)

Remis sur de bons rails depuis sa signature chez Megaforce Records et qui avait débouché sur « Obsidian » sorti il y a deux ans, CROBOT a retrouvé toute sa verve et son mordant en renouant avec ce qui a toujours été son ADN : un Stoner Rock musclé teinté de Hard Rock. Et si sa créativité et son plaisir de jouer s’entendent plus que jamais, le chanteur Brandon Yeagley et le guitariste Chris Bishop ont également repris une vielle habitude, celle de changer de rythmique. Dorénavant, la fratrie Janson (Willie et Nico, basse et batterie) donne le tempo sur « Supermoon ».

Les deux membres fondateurs ont opté pour une approche plus bluesy et funky pour ce septième album, mais, soyons clairs, les riffs épais et massifs qui ont toujours caractérisé CROBOT sont bel et bien présents et surgissent quand on s’y attend le moins. Très varié et lumineux, « Supermoon » atteste la large palette d’ambiances qui rend la formation de Pennsylvanie si familière. De l’harmonica qui habille « Gun To My Head » en ouverture, ou avec le sifflement un rien nostalgique de « Happy Days », le quatuor s’amuse et nous régale.

Cette faculté à opérer les fusions entre Rock et Metal, ainsi qu’entre Stoner et Hard Rock reste la marque de fabrique des Américains. Explosifs ou langoureux, tout en restant entraînants et mélodiques, ils conservent cette approche toujours ludique et souvent joyeuse qui les empêche de rester confiner dans un seul registre. Et finalement, peu importe la rythmique à l’œuvre, CROBOT est unique en son genre et déçoit finalement très rarement (« Girl From Another World », « Me And Your Mother », « Foot Off », « Battle Cry », « Let It Kill Me »). Une véritable masterclass !

Retrouvez aussi les chroniques des deux albums précédents :

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Classic Hard Rock Hard Blues Southern Blues

John Corabi : personal way

Avec un premier effort fortement imprégné par les 70’s, mais avec un son très actuel, JOHN CORABI se livre avec authenticité sur ce qui constitue sa culture musicale. Et même si on n’avait aucun doute sur le bon goût du chanteur de The Dead Daisies, il faut reconnaître qu’il se dévoile aussi comme un redoutable songwriter. Solaire et sincère, il passe en revue des atmosphères plus Rock peut-être, plus Southern aussi et portées par un groupe cinq étoiles. En s’offrant même une reprise de Sly And The Family Stone et flirtant avec la Soul et le Blues, le musicien de Philadelphie se montre impérial.

JOHN CORABI

« New Day »

(Frontiers Music)

Marqué au fer rouge par son passage chez Mötley Crüe le temps d’un album éponyme en 1994, JOHN CORABI s’est aussi essayé à d’autres formations, mais celles-ci firent beaucoup moins de bruit que le remplacement de Vince Neil. Depuis, il a enfin récupéré sa place au sein de The Dead Daisies qui a, de nouveau, retrouvé toute sa splendeur. Avec « New Day », c’est en solo qu’il se présente avec un disque qui lui ressemble beaucoup et sur lequel il se fait plaisir entre Classic, Southern et Hard Rock avec une même aisance et surtout une voix puissante.

Enregistré l’été dernier à Nashville avec le fameux Marti Frederiksen (Aerosmith, Ozzy) aux manettes, JOHN CORABI livre un opus très personnel et chaleureux. A ses côtés, le gratin du genre œuvre avec lui, à savoir son producteur, Evan Frederiksen pour la rythmique et beaucoup d’autres instruments, Richard Fortus (Guns N’Roses) à la guitare, Paul Taylor (Winger, Steve Perry) aux claviers et Charlie Starr de Blackberry Smoke aux solos. Difficile d’aligner un plus beau line-up et le résultat est à la hauteur des attentes : époustouflant !

De sa déjà longue carrière, l’Américain semble avoir rassemblé tout ce qui le fait vibrer. Que ce soit sur des titres acoustiques sensibles et délicats, ou d’autres plus entraînants aux teintes bluesy, ou évoluant dans un Rock plus brut, le frontman sait absolument tout faire et sa classe naturelle fait le reste. JOHN CORABI garde aussi un œil dans le rétro en incluant « Cosi Bella (So Beautiful) » (2021) et « Your Own Worst Enemy » (2022), sortis tous deux en singles, aux côtés d’autres pépites (« New Day », « That Memory », « When I Was Young », « 1969 »). Incontournable !

Photo : Jeff Fasano

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Classic Hard Rock Southern Rock

Brother Cane : back in town

Alors qu’il a collaboré avec de grands noms et également fondé Black Star Riders avec les ex-Thin Lizzy Scott Gorham et Ricky Warwick, Damon Johnson a décidé de réactiver pour de bon BROTHER CANE, une formation Hard Rock aux saveurs Southern. Et ce quatrième effort, qui surgit 33 ans après le premier, oscille entre une énergie communicative et des hommages appuyés, par ailleurs très réussis. « Magnolia Medicine » tient la route, brille parfois et propose des sonorités agréablement familières.

BROTHER CANE

« Magnolia Medicine »

(Double Dragon Records/Virgin Music Group)

Malgré sa reformation en 2022 qui avait mené le groupe sur scène pour quelques concerts, on n’osait plus véritablement croire à un retour sur disque avec de nouvelles compositions de la part de BROTHER CANE. Silencieux depuis 28 ans, après seulement trois albums à son actif, « Magnolia Medicine » marque donc la réapparition très attendue des Américains. L’idée est d’autant plus séduisante que tous les membres affichent une expérience confortable, à commencer par son guitariste et chanteur Damon Johnson au parcours exceptionnel.

Du line-up originel, il ne reste que le bassiste Glenn Maxey aux côtés du frontman. Il faut d’ailleurs préciser que ce dernier s’est affûté avec Alice Cooper, Thin Lizzy, Sammy Hagar et d’autres, ainsi qu’en solo avant d’intégrer Lynyrd Skynyrd en 2023 en lieu et place du regretté Gary Rossington à qui BROTHER CANE rend un bel hommage sur « Prince Charming », son surnom, avec en guests Johnny van Zant et Rickley Medlocke. Assurément un grand moment de « Magnolia Medicine », qui évolue globalement entre Hard Rock et Heavy Rock avec une touche Southern appuyée.

En effet, formé à Birmingham en Alabama, il y a forcément une saveur sudiste dans le jeu et l’atmosphère distillés par le quintet. On pourrait même parler de sextet, puisque le producteur Marti Frederiksen (Aerosmith, Def Leppard) joue aussi des claviers, des percussions et fait les chœurs sur ce nouvel opus. Globalement percutant et mélodique, BROTHER CANE se situe dans une certaine intemporalité marquée par les 90’s et livre de bons titres (« If This Means War », « Nothing To Lose », « Miracle » dédié à Tom Petty). Un bon retour !

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Death Metal Livre

Obituary : les pages dorées du Death Metal [Livre]

Pilier et figure incontournable du Death Metal, OBITUARY est l’origine de la création du mouvement avec quelques autres. A cette différence près que le combo des frères Tardy a duré dans le temps, essuyant tempêtes et changements de line-up avec force et caractère. Mais ce que l’on retient surtout des Américains, c’est un son et un identité musicale reconnaissables entre tous, ainsi qu’une discographie hors-norme. Avec « Turned Inside Out », on pénètre dans le quotidien de ces musiciens de l’extrême.

TURNED INSIDE OUT

David E. Gehlke

(Editions des Flammes Noires)

Initialement publié en 2022 en Amérique du Nord, les Editions des Flammes Noires offrent enfin à tous les fans de Death Metal le plaisir de plonger dans l’histoire, à la fois riche et chaotique, de l’un des plus grands acteurs du genre. Une légende parmi les légendes : OBITUARY. Avec la complicité des anciens comme des actuels membres du groupe, cette biographie retrace l’étonnante carrière des Floridiens sur pas moins de 40 ans d’activité. Entre anecdotes parfois déconcertantes et photos inédites, « Turned Inside Out » est d’une authenticité rare.

Préfacé par un autre monstre sacré, Max Cavalera, fondateur de Sepultura et Soufly, revient sur sa rencontre pour le moins débridée avec OBITUARY, alors qu’il venait terminer les voix de l’incontournable « Beneath The Remains » aux célèbres Morrisound Studios de Tampa. La naissance d’une amitié qui allait durer. D’ailleurs, le Brésilien ne tarit pas d’éloge sur ceux qu’il considère comme les précurseurs du Death Metal, élevés aujourd’hui au rang d’influence majeure et avec qui il partage une passion commune pour ses fans et le Metal.

Achevé au moment où OBITUARY travaillait sur son onzième album, « Dying Of Everything » (2023), même les fans les plus fervents en apprendront davantage sur le parcours unique de ceux qui sont aussi à l’origine de l’essor et de effervescence de la scène de Tampa et de ses mythiques studios, qui ont façonné le Metal extrême de toute une époque. De leur ascension à leur déboires avec leur label Roadrunner, en passant par une longue pause au début des années 2000, « Turned Inside Out » est riche en révélations et livre un éclairage pertinent.

Couverture cartonnée 16x23cm / 444 pages / 27€

Disponible sur le site de l’éditeur : www.edt-flammes-noires.com

Retrouvez aussi l’interview du fondateur des Editions Des Flammes Noires et quelques récentes chroniques sur les derniers livres parus :

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Desert Rock Stoner Rock

Avon : through the clouds

Huit ans après son dernier effort, AVON revient irradier de son Desert Rock la planète Stoner. Toujours aussi californien dans le son comme dans l’esprit, il est plus irrésistible que jamais. Très organique et avec l’instinct du live, le groupe incarne l’essence-même du style avec tout ce qu’il contient d’instantanéité et de vérité dans le jeu. Expressif autant qu’explosif, « Black On Sunshine » fait l’équilibre entre onirisme et mélodies appuyée avec maestria.

AVON

« Black On Sunshine »

(Go Down Records)

Après « Mad Marco » (2016) et « Dave’s Dungeon » (2018), « Black In Sunshine » est donc le troisième album de l’emblématique trio AVON. Enregistré et produit par James Childs lui-même, on retrouve l’esthétisme du Desert/Stoner Rock dans toute sa splendeur . Malgré un nombre conséquent de productions du même genre, et même si ce nouvel opus dépasse tout juste les 30 minutes, les trois musiciens atteignent des sommets et se hissent tranquillement au dessus du lot. Soudés autour du même line-up depuis le début, l’osmose et la complicité sont palpables.

Il faut dire qu’ils ont du métier. Le batteur Alfredo Hernández a œuvré chez Kyuss, QOTSA et Yawning Man, James Childs au chant et à la guitare a pris la lumière avec les Anglais de Airbus notamment et Charles Pasreli fait vibrer sa basse sur la scène de Palm Springs au sein de plusieurs formations. AVON a donc beaucoup de caractère, d’expérience et possède surtout un sens du songwriting, qui semble tellement naturel. Le groove est épais, le Fuzz transcende les riffs et la voix du frontman vient éclairer des morceaux d’une rare efficacité et d’une intensité constante.

Et c’est un souffle chaud qui traverse « Black On Sunshine » dans la plus pure tradition Desert Rock. Rebelle et psychédélique, le Heavy Rock du combo livre aussi quelques clins d’œil bluesy, ou Surf sur l’éponyme titre d’ouverture. AVON vit et respire les sonorités de son désert voisin et atteste que Mojave n’est qu’à deux pas. En exhumant « Super Furry Antidote » et « Doorway », il jette un regard sur un passé pas si lointain, mais continue d’avancer sans nostalgie sur des morceaux percutants (« Awkwardness », « Spacebar », « Never In A Million Years », « Bandits »). Magique !

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Progressive Heavy Metal

Crimson Glory : back in the game

Depuis qu’il a complété et solidifié son line-up il y a trois ans en le rodant sur quelques scènes notamment, CRIMSON GLORY prépare son retour discographique, afin de livrer son cinquième album en plus de quatre décennies d’existence. Avec « Chasing The Hydra », le quintet reprend les choses là où il les avait laissé, nourri d’une inspiration réactivée. Toujours très progressif, son Heavy Metal s’est aussi durci, grâce à un travail exemplaire sur le son, mais surtout sur des compositions pointues et enflammées.

CRIMSON GLORY

« Chasing The Hydra »

(Bravewords Records)

27 ans après sa dernière réalisation studio, « Astronomica », CRIMSON GLORY ose le pari d’un retour très attendu. Grâce à une fan-base d’une rare fidélité et surtout l’arrivée de Mark Borgmeyer à la guitare et de Travis Wills au chant. D’ailleurs, le nouveau frontman est le point fort du groupe et il parvient sans mal à nous faire oublier les passages de Wade Black et de Todd La Torre derrière le micro. Les Américains tiennent enfin le digne successeur du regretté Midnight, et « Chasing The Hydra » vient se hisser au rang de leurs meilleurs disques.

Fidèles au poste, on retrouve le guitariste Ben Jackson, le bassiste Jeff Lords et le cogneur Dana Burnell, qui restent à eux trois l’âme et les solides fondations de CRIMSON GLORY. Avec une très bonne production signée par l’incontournable Jim Morris, « Chasing The Hydra » s’inscrit dans les traces et la tradition du groupe. Certes, il y a une saveur Old School sur ce nouvel opus, et cela devrait rassurer les fans de la première heure. Et c’est ce côté intemporel qui fait le charme de ces nouveaux morceaux. Pas de révolution, mais une belle continuité.

Précis et tranchant, le Heavy Metal Progressif de CRIMSON GLORY fait toujours des étincelles et libère une puissance intacte. Dans l’esprit de sa dynamique scénique, la formation floridienne se met en ordre de marche dès « Redden The Sun » et son côté aussi atmosphérique que frontal. Et si le fond est assez sombre, l’ensemble est à son image avec des titres très bien structurés, jalonnés de breaks aériens qui servent de rampes de lancement à une nouvelle réalisation racée (« Chasing The Hydra », « Indelible Ashes », « Pearls Of Dust », « Angel In My Nightmare »). Retour gagnant !

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Dark Gothic International Occult Rock

Coven : un mythique sortilège [Interview]

Né à la fin des années 60 du côté de Chicago, COVEN est la référence ultime et l’influence majeure des groupes qui développent, aujourd’hui encore, dans leur musique ce même imaginaire. Sauf que dans ce cas précis, il ne s’agit nullement de folklore ou d’apparat destiné à véhiculer l’illusion d’une appartenance à ce mouvement souvent caché, mais bien réel. Toujours guidé par sa chanteuse, le groupe vit sa musique et les textes qu’elle véhicule au premier degré. Pas de marketing donc derrière la démarche de cette grande prêtresse du Rock Occult, et Jinx Dawson entend bien remettre son actuel quintet au cœur du monde musical. Avant de les recevoir en France très bientôt, celle qui se fait si rare en interview a bien voulu revenir sur l’histoire de COVEN, ses déboires aussi et sa démarche personnelle. Un entretien dans lequel sa fondatrice revient très naturellement sur les liens entre ésotérisme et musique, et sa position et son implication dans cette voie.

– Tout d’abord, pour la nouvelle génération qui ne vous connaît peut-être pas encore, COVEN a créé la quasi-totalité de l’imagerie du monde du Metal actuel depuis la fin des années 60. Comment perpétue-t-on un tel héritage plusieurs décennies plus tard ? Est-ce toujours une source de fierté ?

Au départ, l’album « Witchcraft Destroys Minds & Reaps Souls » se voulait un ouvrage érudit destiné aux personnes profondément impliquées dans la ‘Voie de la Main Gauche’. Je pensais que peu de gens s’y intéresseraient, voire que certains craindraient les informations qu’il contenait. Passionnée de musique, surtout d’opéra mais aussi de Rock, je souhaitais chanter et avoir un groupe. Je pensais donc pouvoir combiner les deux. La maison de disques entrevoyait un grand succès, mais jugeait le concept de COVEN trop réaliste pour le grand public. Nous étions régulièrement interrompus en plein rituel, expulsés de scène par la police, interdits de participation à des rituels en concerts et en festivals, et nos disques étaient vendus sous le manteau, avant de ne plus se vendre du tout. Mercury Records pensait que mon idée serait plus commerciale, même si elle était moins réaliste. N’appréciant pas cette perspective, nous avons quitté Chicago pour Los Angeles, et la maison de disques s’est mise en quête d’un autre groupe disposé à aborder ce sujet ésotérique avec subtilité. Elle craignait également qu’une femme présentant ce genre de réflexion ne soit pas du goût des Eglises et autres groupes. Ce fut donc loin d’être une source de fierté, mais plutôt une source de difficultés.

– COVEN est devenu un mythe qui a largement dépassé les frontières musicales, ce qui est un peu dommage, au point que certains en oublient souvent cet aspect du groupe. Nourris-tudes regrets à ce sujet ?

En fait, je regrette mes choix de l’époque. Mes deux grandes-tantes, adeptes de ‘La Main Gauche’, m’ont déshérité et m’ont ôté la vie, car j’avais révélé une trop grande partie de leurs sombres secrets. Mais nous avons travaillé d’arrache-pied sur la musique. Les musiciens étaient excellents. Et le groupe était très fier du résultat final.

– Pour conclure sur ce sujet, à l’époque, le scandale est né de « Satanic Mass », une épopée de 13 minutes. Aviez-vous anticipé un tel tollé ? Et, de plus, aviez-vous prévu son potentiel impact au moment de sa création ?

Lorsque nous enregistrions « The Satanic Mass » en 1969, cela me semblait tout à fait naturel, car j’avais grandi dans ce monde, car mes grandes-tantes étaient mages d’un coven (réunion de sorciers – NDR). Enfant, je m’étais souvent introduit en cachette dans leur manoir pour assister à leurs réunions, des rassemblements exaltants. Et plus tard, j’ai rejoint la LHP (‘Left-hand path’, ‘La Main Gauche’ – NDR) à 13 ans. Mais le soir où le rite devait être enregistré, tous les employés d’Universal Recording Studio ont demandé à partir à midi. J’ai trouvé ça bizarre. A ce moment-là, je me suis dit que les détracteurs, par peur, pourraient l’enterrer pour qu’on ne s’en souvienne à jamais. Et il y a à peine vingt ans, quand j’ai voulu rééditer ce pauvre vieux disque oublié, introuvable ailleurs, on m’a dit que les responsables ne le « sortiraient jamais des archives ».

– Revenons à la musique de COVEN. Si beaucoup vous associent aujourd’hui à la scène Metal, vous jouez en réalité du Rock psychédélique avec même quelques influences Folk. En réécoutant vos deux premiers albums, on réalise la richesse des arrangements avec piano, saxophone, cordes… Quelle place occupe votre musique par rapport au message qu’elle véhicule ? Est-ce un simple support, ou a-t-elle toujours primé sur les paroles ?

Tout d’abord, je n’ai jamais considéré la musique de COVEN comme psychédélique. Je ne l’ai jamais été. Je n’étais pas hippie, je n’avais aucun lien avec ce milieu et je n’écoutais pas vraiment ce genre de musique. J’étais passionnée de musique classique et j’avais une bourse d’études en opéra à l’Université Butler à l’âge de 13 ans. Je considère notre musique comme du Rock avec une touche gothique classique. Je pense que la musique était un moyen de transmettre des informations. J’adore la musique et j’ai toujours veillé à lui témoigner le plus grand respect. Je ne pense pas que COVEN ait jamais vraiment adhéré à la vague des groupes ‘love in the 60’, mais je pense que certains voulaient simplement simplifier les choses. Ils voulaient signifier que le Metal venait d’inaugurer une nouvelle décennie, car l’album phare de COVEN, « Witchcraft Destroys Minds & Reaps Souls», est arrivé à l’aube des années 70.

– Malheureusement, après « Witchcraft Destroys Minds & Reaps Souls », « Coven » et « Blood In the Snow », COVEN a connu une longue période de silence jusqu’en 2008 avec « Metal Goth Queen – Out Of The Vault ». Qu’est-ce qui a empêché votre carrière de progresser sans encombre pendant toutes ces années ?

Beaucoup de choses. COVEN avait déménagé. Direction Los Angeles. Cinq ans plus tard, après la sortie de nos trois premiers albums, les membres masculins du groupe se sont mis en couple et ont quitté la ‘Coven House’, perchée sur les collines d’Hollywood. Les managers étaient insupportables. J’ai joué dans un film et j’ai fait une petite apparition dans un autre avec Brad Pitt. J’ai monté un groupe Punk appelé ‘The Equalizers’ pour oublier que mes précédents albums avaient disparu des radars et que COVEN ne renaîtrait jamais. Le groupe comptait des membres renommés comme le bassiste de Jethro Tull et le guitariste de Steppenwolf. L’ingénieur du son des était marié à la sœur de Bob Welch, membre du Fleetwood Mac original. Cet ingénieur du son n’arrêtait pas de me draguer et a même tenté de me tuer en me voyant avec une star du Rock. J’ai fréquenté beaucoup de rockeurs célèbres, qui n’ont jamais rien su de mon passé. J’ai aussi énormément voyagé avec Amet Ertugun, le propriétaire d’Atlantic Records. J’ai participé à de nombreux rituels de cercle magique à la ‘Maison du Coven’ et dans la ‘Pièce Secrète’. En fait, je me suis simplement plongé dans l’underground, sans que mon passé soit dévoilé.

– Même si vous avez sorti « Jinx » (2013) et « Light The Fire » (2016), cela fait dix ans que nous attendons le retour de COVEN avec un nouvel album. Est-ce en préparation ? Travaillez-vous dessus avec la formation actuelle ?

Il est en suspens depuis dix ans. Mais oui, nous avons quatre morceaux vraiment géniaux en boîte, puis nous avons commencé une tournée, donc nous espérons terminer le reste bientôt. La formation actuelle est très impliquée et même Steve Ross, le batteur original de COVEN, est de la partie.

– Vous serez bientôt en tournée en Europe et en France avec un passage en tête d’affiche du festival « Courts Of Chaos » en Bretagne. A quel genre de concert doit-on s’attendre ? Y aura-t-il quelques chansons inédites au programme ? Car ici, les fans sont nombreux…

Nous sommes follement excités à l’idée de revenir en France, et pour la première fois en Bretagne… Je sortirai de mon cercueil rien que pour vous… Skull fera une apparition, accompagné de films et vidéos historiques de ce COVEN autrefois interdit… Un rituel musical de véritables chants ancestraux du ‘Sentier de la Main Gauche’, de chansons racontant d’authentiques histoires de sorcellerie, avec peut-être un aperçu de nouvelles compositions…

– Enfin, en tant que grande prêtresse du genre, quel est ton regard sur la scène Rock et Metal occulte, voire sur certains courants du Black Metal ou du style païen ?

Je pense que cela rassemble une communauté très soudée de personnes talentueuses, dont j’ai eu le grand plaisir de rencontrer un grand nombre. C’est un véritable mouvement où musique, art, design, cinéma et mode de vie se conjuguent. Je pense que nous avons besoin de ce type de lien fort en ce moment, et ce groupe pourrait devenir très important dans un avenir proche. Mais une grande partie de ce mouvement ne représente pas la véritable ‘Voie de la Main Gauche’, ni la sorcellerie, qui détruit les esprits et moissonne les âmes. C’est plutôt comme les bruits et les cris des films d’horreur ou les hurlements d’Halloween, avec lesquels je peux m’amuser de façon assez macabre. Mais c’est peut-être mieux ainsi pour l’instant, car certains ne sont peut-être pas prêts pour de vrais sorts…

Les pochettes de « Witchcraft Destroys Minds And Reaps Souls «  (1969) et « Blood on the Snow » (1974), les deux albums emblématiques de COVEN.

 Photos : Greg The Mayor (1, 2, 4) et Omar Cordy (3).

COVEN sera en tête d’affiche du festival ‘Courts Of Chaos’ les 22 et 23 mai prochain à Plozévet (29). Toutes les infos sur le site : www.courtsofchaos.fr