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Americana Blues folk Southern Rock

Early James : Alabama dream

Dans une ambiance mêlant Psych Rock et Blues nerveux, EARLY JAMES se présente avec un deuxième album encore plus envoûtant et élaboré que le précédent. D’une grande finesse d’écriture, « Strange Time To Be Alive » est une sorte de parenthèse poétique suave, Folk et roots livrée par un songwriter plein de grâce.

EARLY JAMES

« Strange Time To Be Alive »

(Easy Eye sound)

Décidemment, Dan Auerbach (The Black Keys) est de tous les bons coups et son label, Easy Eye Sound, commence à présenter un catalogue fourni et surtout de grande qualité. Le chanteur, guitariste et songwriter EARLY JAMES ne s’y est pas trompé en signant à Nashville et « Strange Time To Be Alive » est son deuxième album après le convaincant « Singing For My Supper » très différent de celui-ci.

L’univers atypique du musicien originaire d’Alabama jaillit avec une incroyable luminosité, malgré un son très brut sur ce nouvel opus, à travers laquelle on découvre un artiste ancré dans une musique roots américaine aux multiples facettes. Blues, Country, Bluegrass, Folk ou Southern Rock, EARLY JAMES ne passe pas d’un registre à l’autre : il les incarne et avec énormément de personnalité.

Intemporel et intense, le style du compositeur se nourrit autant des poètes du sud que des crooners et des bluesmen. Enregistré en seulement trois petits jours au studio d’Easy Eye Sound, « Strange Time To Be Alive » est d’une authenticité rare pour un si jeune artiste, qui joue autant sur l’humour que sur une élégante tristesse. EARLY JAMES étourdit et séduit très naturellement.

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Hard Rock

Dead City Ruins : nouvelles fondations

Nouveau départ pour les Australiens de DEAD CITY RUINS qui, en plus d’un nouveau bassiste, ont également accueilli Steve Welsh au chant. Et sans changer leur style du sol au plafond, le quintet semble bénéficier d’un nouvel élan, largement visible sur « Shockwave », un album 100% Hard Rock et sans effet de manche.

DEAD CITY RUINS

« Shockwave »

(AFM Records)

Ca faisait un bail que je n’avais pas eu la joie d’écouter un très bon album de Hard Rock. En glissant « Shockwave » dans la platine, j’étais même loin d’imaginer que, malgré « Never Say Die », son précédent et musclé troisième opus, DEAD CITY RUINS allait raviver certaines choses… et pourtant ! Le quintet de Melbourne a opéré de nombreux changements et le résultat va au-delà de mes espérances.

Tout d’abord, les Australiens ont changé de chanteur. Steve Welsh a remplacé Jake Wiffen derrière le micro, et il faut bien avouer qu’il donne un sacré coup de fouet aux nouvelles compositions du groupe. Et le combo a également fait appel au producteur Gene Freeman (Lamb Of God, Clutch, Crobot), qui semble enfin avoir libéré DEAD CITY RUINS et décuplé sa puissance.

« Shockwave » transpire le Rock’n’Roll, développe une épaisseur et une diversité incroyables, qui est parfaitement restituées sur des morceaux massifs et compacts (« Preacher », « Speed Machine », « The Sorcerer »). Les riffs sont tendus et nerveux, la rythmique sèche et le frontman de DEAD CITY RUINS passe d’un registre à l’autre avec fougue et sans nostalgie aucune. Very good job !

Photo : Jay Hynes
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Metal Progressif

Etrange : Metal spatio-temporel

Raconter une histoire sur fond de Metal Progressif instrumental est le pari un peu fou et surtout la démarche entreprise avec talent par ETRANGE. Le duo français met toute son inspiration et sa technicité sur un deuxième album, « Enigme », dont les contrastes sont saisissants et le relief étonnant. Le voyage dans l’espace suit son cours.

ETRANGE

« Enigme »

(Independant)

Alors que le site n’existait pas encore, je me souviens très bien avoir écrit quelques lignes sur la page Rock’n Force du réseau social bleu en 2019 lors de la sortie du premier album éponyme d’ETRANGE. L’occasion était donc trop belle pour m’y replonger avant d’écouter le petit dernier, « Enigme », qui se présente comme une belle suite.

Fondé en 2017, le duo instrumental français est le fruit du travail en commun de Velhon (claviers, programmations, mix/master) et de Deadale (guitares, basse, illustrations), qui sont parvenus à créer un univers très personnel à travers une musique qui l’est tout autant. ETRANGE évolue dans un Metal progressif Cinématique très immersif et vigoureux.

Sur des morceaux assez longs allant de sept à près de dix minutes, « Enigme » propose un voyage spatial tout en mouvement en parcourant un large spectre Metal. ETRANGE pose un décor de science-fiction sur fond de Heavy et de Progressif avec des fulgurances extrêmes, qui offrent des atmosphères aux aspects originaux et très travaillés. Une belle réalisation.

L’album est disponible sur le site du groupe : http://etrangemusic.com/home

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Country

A Tribute To John Anderson : living legacy

Style majeur aux Etats-Unis, la Country Music fait presque partie intégrante de la vie de bon nombre d’Américains, qui vouent un grand respect pour ces songwriters. Parmi les légendes du genre, JOHN ANDERSON fait partie des incontournables, qui a influencé une grande partie de la nouvelle génération. Celle-ci lui rend aujourd’hui hommage avec « Something Borrowed Something New » avec 15 artistes triés sur le volet.

A TRIBUTE TO JOHN ANDERSON

« Something Borrowed Something New »

(Easy Eye Sound)

Figure emblématique et véritable légende de la musique Country, l’Américain JOHN  ANDERSON se voit gratifier d’un très bel album où la nouvelle génération rend un hommage appuyé à ses chansons et à une incroyable carrière longue de plus de cinq décennies. Ce ne sont pas moins d’une quinzaine d’artistes qui reprennent sur « Something Borrowed Something New » les classiques du songwriter avec une grande liberté, ainsi qu’un immense respect et un attachement évident à ce beau répertoire presque patrimonial aux Etats-Unis.

S’il a grandi en Floride, le chanteur et guitariste est rapidement allé s’installer à Nashville, capitale de la Country, pour y faire ses premières armes dans les années 70. Dès lors, c’est un peu l’autoroute du succès pour JOHN ANDERSON avec le morceau « I m Just An Old Chunk of Coal (But I m Gonna Be a Diamond Some Day) » en 1981, ici repris par Jamey Johnson avec classe. Bien sûr, difficile de rendre compte d’un tel parcours en 13 titres, mais l’album comprend les standards et quelque part l’essentiel.

Produit par le grand David Ferguson de Nashville et Dan Auerbach des The Black Keys, qui ont déjà produit son dernier album en date « Years » en 2020, titre chanté ici par Sierra Ferrell, les talents de la scène Country actuelle se succèdent et offrent à leur façon une belle fraîcheur aux classiques de JOHN ANDERSON comme « Wild and Blue » par Brent Cobb ou « Straight Tequila Night » par Ashley McBryde. On retiendra également les versions endiablées d’Eric Church, Luke Combs, Sturgill Simpson, John Prine et des Brothers Osborne.

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Groove Metal Thrash Metal

Machine Head : la leçon

A en croire certains, MACHINE HEAD n’est plus que l’ombre de lui-même depuis quelques albums. Assez inégal, c’est vrai, le quatuor de la Bay Area reste pourtant une valeur sûre du Thrash/Groove Metal depuis trois décennies. Avec « Øf Kingdøm And Crøwn », le combo fait bien plus que de redorer son blason : il l’illumine. Rendant coup pour coup, cette dixième réalisation vient remettre l’église au centre du village Metal avec éclat.

MACHINE HEAD

« Øf Kingdøm And Crøwn »

(Nuclear Blast)

Et si, avec ce dixième album, MACHINE HEAD venait de livrer la pièce maîtresse de sa discographie ? Ça en fera certainement hurler plus d’un, mais si on y réfléchit bien… « Øf Kingdøm And Crøwn » recèle d’innombrables trésors répartis sur 15 pistes pour une heure de Thrash/Groove Metal de haute voltige. Les Californiens atteignent enfin le niveau auquel on les a toujours imaginés.

Robb Flynn et ses hommes apposent d’entrée leur ambition et leur assurance avec « Slaughter The Martyr », titanesque morceau de dix minutes où la mélancolie se mêle à une brutalité foudroyante. Dans le même temps, techniquement et au niveau des harmonies, MACHINE HEAD affiche la couleur : elle sera noire. Le quatuor se montre plus affûté que jamais et la fluidité de son Metal est juste phénoménale.

Entre Waclaw Kieltyka et son leader, l’osmose guitaristique est au sommet, tandis que Matt Alston (batterie) et Jared McEachern (basse) apportent à « Øf Kingdøm And Crøwn » un rythme infernal et un groove énorme (« Chøke Øn The Ashes Øf Yøur Hate », « Becøme The Firestørm »). Si la mécanique de MACHINE HEAD est parfaitement huilée, les mélodies et le chant libèrent une diversité presqu’addictive et très audacieuse (« Unhalløwed »). 

La facilité affichée sur l’ensemble de cet album-concept montre aussi à quel point le groupe a atteint sa pleine maturité et sa perpétuelle remise en question porte enfin ses fruits. Les Américains ne sont plus des challengers depuis longtemps et ce nouvel opus vient faire taire ses détracteurs. MACHINE HEAD est affamé, surpuissant et cette démonstration est franchement implacable (« Kill Thy Enemies », « Bløødshøt », « Røtten »).

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Metal Progressif Symphonic Metal

Anthea : progressif, symphonique et cinématique

Ils sont peu nombreux les groupes de la cité des anges à donner dans le Metal Progressif et Symphonique. Pourtant, c’est la parti pris par ANTHEA qui, à grand renfort de lignes très Thrash et cinématiques, rend un deuxième album très bien produit et costaud. « Tales Untold » a du répondant.

ANTHEA

« Tales Untold »

(Rockshots Records)

Privés de tournée comme tout le monde après la sortie de leur premier album « Illusion » (2020), les Américains n’ont pas pour autant baisé les bras et se sont attelés à leur deuxième opus, « Tales Untold ». Prenant tout en main, c’est le chanteur Diego Valadez qui s’est occupé avec talent de la production et ANTHEA sonne plus massif que jamais.

Le quintet de Los Angeles présente un style nettement plus élaboré sur la base d’un Metal mélodique et symphonique, auquel il a intégré de solides éléments Thrash avec de puissants growls et une touche progressive constante. ANTHEA a donc bénéficié d’un an pour composer et réaliser « Tales Untold » et le résultat est plus que probant.

Présentant une belle unité, tant dans l’approche des morceaux que dans leur composition, les Californiens se distinguent rapidement de Nightwish, Kamelot et autre Wintersun dont ils s’inspirent pour créer un univers très personnel et cinématique (« Tales Untold », « The Deceiver », « Sunder Heart »). ANTHEA, avec ce deuxième effort, devrait faire parler de lui.

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Southern Blues

Tedeschi Trucks Band : full moon

Traversant tous les registres du Blues enveloppés dans une chaleur Southern, TEDESCHI TRUCKS BAND ne s’interdit pas non plus quelques embardées Soul, Funk, Jazzy ou Country. Avec « I Am The Moon » et ses quatre chapitres, le collectif de 12 musiciens s’est embarqué dans une folle aventure, qui se révèle être une réussite resplendissante. Dernier chapitre avec « Farewell », aussi flamboyant que ses prédécesseurs.

TEDESCHI TRUCKS BAND

« I Am The Moon : IV – Farewell »

(Fantasy/Universal)

Depuis le 3 juin dernier, le TEDESCHI TRUCKS BAND nous régale à raison d’un EP par mois, qui sont autant d’épisodes distincts d’une superbe épopée Blues et Southern. « I Am the Moon », le cinquième et le plus ambitieux album du collectif, est une petite merveille de bout en bout, tout comme le film qui l’accompagne et qui permet de mieux faire connaissance avec le groupe et surtout de comprendre le processus d’écriture de ce monument. Aussi visuel que musical, cet album-concept est d’une incroyable richesse, livré par des musiciens incroyables.

Les 24 morceaux, pour plus de deux heures de musique, ont étonnement été écrits et enregistrés dans un laps de temps assez court, ce qui laisse dire que Susan Tedeschi, Derek Trucks et leurs musiciens sont non seulement très productifs, mais au-delà de ça très inspirés. Une chose est sûre, la pandémie aura profité au TEDESCHI TRUCKS BAND qui a réalisé, à partir d’un conte persan, un album qui lui sera maintenant difficile d’égaler. Et « Farewell «  est la chute finale de ce beau voyage.

Avec ce dernier volet, on savoure des titres comme « Last Night In The Rain », « D’Gary » ou « I Can See You Smiling », qui sont autant d’offrandes livrées par les Américains. Pour finir, ayant déjà cité les deux protagonistes principaux, voici les talents qui forment le TEDESCHI TRUCKS BAND : Alecia Chakour et Mark Rivers (percussions, choeurs), Brandon Boone (basse), Marc Quinones (congas), Isaac Eady et Tyler Greenwell (batterie, percussions), Gabe Dixon (claviers, chant), Kebbi Williams (saxophone), Elizabeth Lea (trombone), Ephraim Owens (Trompette) et Mike Mattison (chant).

Photo David McClister

Retrouvez les chroniques de « Crescent », « Ascension » et « The Fall » qui complètent, avec « Farewell », « I Am The Moon » :

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Heavy Psych Rock

Motorpsycho : orbite psychédélique

Seulement quatre morceaux pour ce nouvel album de MOTORPSYCHO, c’est dire la liberté prise par le trio norvégien sur « Ancien Astronauts ». Avec des titres allant de 2 à 22 minutes, l’incroyable combo de multi-instrumentistes joue sur le Psych, le Rock et le Prog avec un côté Fuzz, parfois Drone et toujours stupéfiant.

MOTORPSYCHO

« Ancient Astronauts »

(Stickman Records)

Après les très bons « The All Is One » (2020) et « Kingdom Of Oblivion » (2021), le prolifique trio norvégien n’a mis que 16 petits mois pour composer et enregistrer « Ancient Astronauts ». Une fois encore magistral, ce nouvel opus très instrumental de MOTORPSYCHO est très expansif et conserve ce côté expérimental qui caractérise son Heavy Psych Prog.

Toujours aussi créatifs, les Scandinaves ont profité du confinement pour mettre en boîte cette nouvelle réalisation en quatre actes pour autant de morceaux toujours aussi distinctifs. En cinq jours de studio sous la houlette du producteur Deathprod, qui fait presque partie du groupe, « Ancient  Astronauts » montre un MOTORPSYCHO très aérien, toujours très Rock et naviguant au gré des sonorités.

Psychédélique et progressif, ce nouvel album a été conçu en condition live et seules quelques guitares et voix sont venues se greffer au mix final. On profite ainsi pleinement de la gigantesque énergie de MOTORPSYCHO avec un son toujours très organique et des atmosphères planantes. A noter l’incroyable « Chariot of the Sun – to Phaeton On The Occasion Of Sunrise » qui s’étend sur 22 minutes. Phénoménal !

Photo : Terje Visnes
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Alternative Metal

Five Finger Death Punch : mainstream power

Les albums se suivent et se ressemblent chez FIVE FINGER DEATH PUNCH, un peu comme si tout ce qui se passait à Las Vegas devait rester à Las Vegas… pour mieux tourner en rond. Avec « AfterLife », son neuvième album studio, le quintet distille avec insistance un Alternative Metal solide, mais sans imagination et très peu personnel.

FIVE FINGER DEATH PUNCH

« AfterLife »

(Better Noise Music)

En un peu plus de 15 ans d’existence et une petite dizaine de réalisations, FIVE FINGER DEATH PUNCH est parvenu à se faire un nom et même une jolie place sur la scène Metal mondiale. Et pourtant, en dehors d’une belle puissance affichée, le groupe de Las Vegas peine, selon moi, à s’offrir une réelle identité musicale. Et « AfterLife » vient en faire l’éclatante démonstration tant les directions sont multiples, s’entrecroisent parfois et se télescopent souvent.

Ce neuvième album des Américains vient encore piocher à droite, à gauche, un peu partout et surtout là où ça fonctionne. Si l’idée de tous les groupes est bien entendu de fédérer autour de sa musique, encore faut-il que ce soit la sienne. Car chez FIVE FINGER DEATH PUNCH, on a très souvent la forte impression de squatter le salon de Pantera, de Rob Zombie, de Metallica, de Machine Head et même, c’est de plus en plus flagrant, celui de Nickelback.

Mais au-delà de l’absence d’une personnalité forte et donc identifiable, reconnaissons au quintet une qualité d’interprétation indéniable. Très groove sur « IOU », frontal sur « AfterLife » et « Roll Dem Bones », un brin Electro/Indus sur « Judgment Day » et très mainstream sur « Gold Gutter » et « All I Know », FIVE FINGER DEATH PUNCH fait le tour du proprio sans sourciller et en toute décontraction. « AfterLife » n’est pas un mauvais disque, mais il se fond dans un dédale de convenances.

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Stoner Rock

Naked Soldier : affiné et raffiné

Pour une première réalisation, les Suisses de NAKED SOLDIER frappent fort avec un opus éponyme varié où le Stoner le plus brut vient côtoyer des atmosphères plus Psych. Empruntant aussi à un Alternative Rock massif, le quintet livre des émotions sincères sur des compos entêtantes d’une évidente qualité narrative. Efficace, la production met parfaitement en lumière les morceaux du groupe. Un nom à retenir !

NAKED SOLDIER

« Naked Soldier »

(Sixteentimes Music)

Originaire de Basel en Suisse, le jeune quintet NAKED SOLDIER livre son premier album éponyme et c’est déjà une première belle claque. Fondé en 2021 sur les cendres de Mantra, le combo affiche déjà des morceaux solides dans un Stoner très personnel et très varié. Certes, on y retrouve l’influence de maîtres du genre comme Clutch notamment, mais pas seulement. Un grand nombre de styles se croisent dans ce très bon « Naked Soldier ».  

Basé sur un Stoner Rock brut, la force de NAKED SOLDIER est aussi d’être allé puiser dans des aspects Hard Rock, mais aussi Grunge ou Desert. Le mix débouche sur un registre musclé, très mélodique et aux ambiances parfois progressives. Les Suisses multiplient les riffs tranchants et épais et la combinaison des deux guitaristes fonctionnent parfaitement. A la fois très accrocheuse et rentre-dedans, la musique du combo fait des étincelles.

Autre atout de choc des Helvètes, la puissante voix de leur chanteur qui, grâce à un timbre vraiment particulier, véhicule un grand nombre d’émotions à travers un panel très large, où son chant éraillé captive par son côté robuste (« Green Pool », « Embrace The Chaos », « Walk You Way »). Sur une rythmique massive, NAKED SOLDIER embarque tout sur son passage avec des titres aux solos addictifs (« Satellite », « Love Tree »). Une belle surprise !