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Americana

Karoline & The Free Folks : l’appel des grands espaces

Bien sûr, KAROLINE & THE FREE FOLKS vous évoquera Brandi Carlile, Trey Hensley, Brad Paisley et même le Allman Brothers Band, mais le quatuor lyonnais présente une identité forte basée sur un registre enjoué et plein de poésie, entre Bluegrass et Country Folk. Avec ce premier album, « Reckless Dances », l’Americana made in France possède de solides arguments.  

KAROLINE & THE FREE FOLKS

« Reckless Dances »

(Independant)

C’est à un voyage au cœur de l’Amérique, de ses grands espaces et de sa musique roots traditionnelle que nous convie KAROLINE & THE FREE FOLKS avec son premier album. Après un EP en 2018, « Reckless Dances » vient confirmer ce bon départ. La chanteuse et ses trois compagnons de route forment un quatuor soudé et inspiré et leur prestation atteste de leur indéniable talent.

Malheureusement trop peu représenté en France, comme partout en dehors des Etats-Unis d’ailleurs, l’Americana est un style pourtant parfaitement assimilé par la formation lyonnaise, qui se montre à la hauteur de ce registre si particulier. Empruntant à la Folk, à la Country et au Bluegrass, KAROLINE & THE FREE FOLKS distille des morceaux frais, originaux et très bien sentis.  

Les douze titres de « Reckless Dances », très bien produits, nous plongent dans un univers poétique où la guitare répond au violon avec entrain et délicatesse, bercé par la belle voix de sa chanteuse (« The Reedman Tales », « Waves Will Sing Along », « Wasteco Song », « The Ballad Of The Heartless Mermaid »). KAROLINE & THE FREE FOLKS présente un imaginaire très personnel et inspiré.

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Stoner Rock

[Going Faster] : Greyborn / Yojimbo

Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de disques qui sortent et qu’il serait dommage de passer à côté de certains d’entre eux : [Going Faster] se propose d’en mettre plusieurs en lumière… d’un seul coup ! C’est bref et rapide, juste le temps qu’il faut pour se pencher sur ces albums, s’en faire une idée, tout en restant toujours curieux. C’est parti !

GREYBORN – « Leeches » – F2M Planet

Après le split du très bon groupe de Stoner Blues Mama’s Gun, qui avait pourtant pris un départ enthousiasmant, Théo Jude (chant, batterie) et Guillaume Barrou (basse) n’ont pas tardé à se remettre à la tache pour fonder GREYBORN. Rejoints par Maxime Conan (guitare) qui œuvre aussi chez Blackbird Hill, le trio évolue dans un Stoner Rock assez sombre et Heavy. Si le propos n’est pas franchement chaleureux, il montre un visage volontaire sur cinq morceaux assez directs et solides. Même si GREYBORN n’en est qu’à ses premiers émoluments musicaux, on perçoit dans l’épaisseur des riffs et la massive rythmique toute l’expérience du combo, dont le jeu doit prendre une toute autre dimension sur scène.

YOJIMBO – « Yojimbo » – Independant

Premier EP intergalactique pour le combo strasbourgeois YOJIMBO, qui distille un Stoner Rock efficace et profond. Jouant sur la lourdeur des riffs et des tempos, le quatuor propose  des morceaux accrocheurs où la voix de sa chanteuse navigue habillement entre une obscurité pesante et des éclats très lumineux. Très bien produit, ce premier effort éponyme montre une belle variété où le Fuzz se frotte au Doom avec quelques pointes Psych. YOJIMBO traverse des atmosphères spatiales entre mid-tempos et crescendos appuyés avec une belle assurance, en nous propulsant parfois même dans des ambiances post-Rock créatives et dynamiques. Vite, la suite !

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Metal Progressif MetalCore

Architects : édifice symphonique

Le quatuor britannique ARCHITECTS s’est fait un petit plaisir, ainsi qu’à ses fans, en allant jouer l’intégralité de son dernier album aux légendaires studios londoniens d’Abbey Road. En live et soutenu par un orchestre symphonique, le MetalCore Progressif du combo a fière allure et franchit des frontières insoupçonnables jusqu’à présent.

ARCHITECTS

« For Those That Wish To Exist At Abbey Road »

(Epitaph Records)

Aller enregistrer son album le plus remarqué et acclamé dans le temple du son, les studios d’Abbey Road à Londres, peut être dans le cas d’un groupe de MetalCore Progressif perçu de différentes manières. Courage ? Impertinence ? Inconscience ? Plaisir égoïste ? Chacun se fera son idée, mais le résultat est remarquable et ARCHITECTS le doit aussi en partie à l’orchestre symphonique Parallax. 

Alors que le quatuor de Brighton avait sorti son neuvième album le 26 février 2021, ARCHITECTS a décidé de le rejouer entièrement et en live le 11 décembre dernier accompagné d’un orchestre de renom dirigé par Simon Dobson, lui aussi réputé pour la qualité de ses prestations et de ses arrangements. « For Those That Wish To Exist At Abbey Road » prend ici une autre dimension.

S’il est toujours question de MetalCore et globalement d’un Metal Progressif acéré, la touche symphonique apporte un relief étonnant et aussi, et surtout, une note très organique à l’ensemble des morceaux qui prennent ici un relief surprenant et notamment plus spontané et naturel dans le son. ARCHITECTS a réussi son pari et il faut espérer que cette approche nouvelle se retrouve dans ses futurs albums.

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Blues Blues Rock

Larry McCray : Rustbelt Blues

Ce nouvel et neuvième album, LARRY McCRAY le vit et le joue comme celui de la renaissance. Inspiré et honnête, le guitariste et chanteur de l’Arkansas se voit enfin renaître, grâce au soutien de Joe Bonamassa, qui le suit depuis de longues années. C’est donc assez naturellement que les deux Bluesmen se sont trouvés, l’un jouant son Blues et l’autre le produisant avec le talent qu’on lui connait. « Blues Without You » fait partie de ces albums qui prennent aux tripes en vous décrochant un large sourire.   

LARRY McCRAY

« Blues Without you »

(KTBA Records)

A 60 ans passés, LARRY McCRAY a joué avec les plus grands noms que comptent le Blues et le Rock et pourtant la carrière de ce virtuose de la guitare à la voix Soul et touchante n’a pas pris le chemin qu’il aurait très largement mérité. Dans les traces de BB King et de Luther Allison, l’Américain joue un style authentique assimilé au Rustbelt Blues, qui s’inspire de cette ‘ceinture de rouille’, qui a vu son industrie dépérir pour presque disparaître en quelques décennies. C’est de cette misère économique que le musicien puise son inspiration pour faire jaillir un Blues lumineux et plein d’espoir.

Autant dire que le jeu de LARRY McCRAY est d’une sincérité sans faille et ce n’est pas un hasard s’il commence son neuvième album avec « Arkansas », un morceau poignant et pourtant très dynamique. Après un parcours semé d’embuches en tout genre, le musicien semble aujourd’hui enfin revivre grâce à la collaboration d’un Joe Bonamassa, qui a toujours vu en lui l’exceptionnel Bluesman qu’il est et qui l’a fait signer sur son label KTBA Records pour ce « Blues Without You » de haute volée.

Produit donc par Bonamassa et l’incontournable Josh Smith, ce nouvel album est d’une fraîcheur incroyable, d’un feeling de chaque instant et surtout d’une vérité totale (« Good Die Young »). LARRY McCRAY a composé ce nouvel opus avec tout son cœur et cela s’entend sur chaque note (« Breaking News »). Sur ce « Blues Without You » de la résurrection, il a convié quelques amis comme Warren Hayes sur « Down To The Bottom », Joanna Connor sur « Drinkin’ Liquor And Chasin’ Women » et bien sûr l’homme en costume sur l’étincelant « Mr. Easy ». Un chef-d’œuvre, tout simplement.  

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Heavy Psych Rock Stoner Rock

Jack And The Bearded Fishermen : contre vents et marées

Un vent de liberté souffle sur ce quatrième album de JACK AND THE BEARDED FISHERMEN, et l’univers dans lequel nous plonge « Playful Winds » regorge de nuances et d’inattendu. Le Heavy Rock teinté de Psych, de Stoner et d’un soupçon d’Indie du quintet français n’a aucune limite et il s’amuse habillement sur des contrastes saisissants.  

JACK & THE BEARDED FISHERMEN

«Playful Winds »

(Independant)

S’il s’est passé huit longues années entre « Minor Noise » et le tout nouveau « Playful Winds », c’est que les membres de JACK AND THE BEARDED FISHERMEN étaient bien occupés avec Horskh, Red Gloves et Go Spleen, groupes dans lesquels œuvrent certains d’entre-eux. Mais le quintet de Besançon est bel et bien de retour, et ce quatrième album vient confirmer un style toujours plus personnel.

Bruyant et épais de prime abord, « Playful Winds » se révèle être une réalisation très riche et organique où les détails se cachent souvent derrière des arrangements soignés et pertinents. Avec un line-up brut composé d’une rythmique basse/batterie, de trois guitares et de deux voix, JACK AND THE BEARDED FISHERMEN possède tous les arguments pour aborder les ambiances et les tessitures avec une grande liberté.

De profondeur et de relief, le groupe n’en manque pas. Mieux, il en joue au point de se faire hypnotique tout en restant tranchant et percutant (« Beware Of Birds », « From Above », « Lips As Martyr », « Silent Film »). Sur un Heavy Rock solide où s’invitent des sonorités Stoner et Noise, JACK AND THE BEARDED FISHERMEN libère une énergie, où le Psych des Français vient très souvent créer la surprise.

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AOR Hard Rock

Saints Trade : conjurer le sort

Les Italiens de SAINTS TRADE semblent être ressortis regonflés à bloc de la période de pandémie, et surtout du confinement très strict imposé dans leur pays. Entièrement composé à cette période, le trio et ses amis livrent « The Golden Cage », qui est une belle réponse en forme d’espoir, dans un Hard Rock mélodique pêchu et véritablement pensé pour la scène. Les Transalpins entendent bien rattraper le temps perdu avec ce très bon troisième album.

SAINTS TRADE

« The Golden Cage »

(Art Of Melody Music/Burning Minds Music Group)

Fondé en 2009 à Bologne, SAINTS TRADE poursuit sa route et, après « Time To Be Heroes » en 2019 (chroniqué à l’époque), fait son retour avec un troisième album qui vient confirmer les intentions du groupe. Basé sur le trio originel Santi Libra (chant), Claus (guitare) et Andrea Sangermano (basse), le combo s’est entouré de la même équipe de ‘guest’, venue lui prêter main forte comme précédemment.

Toujours enregistré, mixé et produit par Roberto Priori (qui signe le solo de guitare sur « Once And For All »), qui met parfaitement en valeur la musique des Transalpins, « The Golden Cage » a été entièrement composé durant le confinement de leur pays, d’où le titre de l’album. Frustrés par la situation, SAINTS TRADE livre pourtant un album très positif et plein d’allant avec des titres entraînants et dynamiques.

Toujours fidèle à un Hard Rock mélodique aux accents Hard FM et AOR à l’occasion (les synthés en moins), on notera à nouveau la participation de Paolo Caridi (Arthemis, Hollow Haze, Sweet Oblivion) à la batterie et Pier Mazzini aux claviers. Les nouveaux morceaux de SAINTS TRADE ne manquent pas de souffle et affiche au contraire une belle renaissance (« Neverland », « Casino Royale », « Mirror Of Myself », « Double Trouble »).

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Sludge Stoner Metal

Witchpit : southern detonation

Particulièrement attentif au son et amoureux de matériel vintage, WITCHPIT parvient dès son premier album à se saisir de sonorités classiques pour offrir un Stoner Metal très Sludge décapant et sauvage. « The Weight Of Death » transpire l’authenticité et la démarche du quatuor de Caroline du Sud n’en est que plus légitime. Basé sur des textes engagés chantés par la voix roque et robuste de Denny Stone, le combo frappe fort d’entrée de jeu.  

WITCHPIT

« The Weight Of Death »

(Heavy Psych Sounds Records)

C’est avec une rage non-dissimulée que WITCHPIT sort son premier album, et force est de constater que le combo américain n’a jamais entendu parler des Bisounours…. à moins qu’il ne les ait avalé. Après un premier single en 2018 (« Infernal »), le groupe n’a eu de cesse de travailler à la rugueuse élaboration (mais pas seulement) de son Southern Sludge, qui s’inscrit dans un Stoner Metal revendicatif et surpuissant.

Grâce à la production profonde et pleine de relief de Phillip Cope (Kylesa), qui a entièrement réalisé l’album, on plonge sans retenue aucune dans le monde terriblement organique et forcené du quatuor. « The Weight Of Death » réunit à la fois toutes les composantes d’un Stoner Metal massif, d’un Sludge engagé, le tout sur un groove très Southern aux fulgurances Heavy Punk tranchantes. WITCHPIT affiche une force incroyable.

Dès les premières notes de « OTTR », on sent tout le poids de la guitare de Thomas White, par ailleurs, fondateur du groupe, qui transperce radicalement la rythmique pourtant épaisse de Zach Hanley (basse) et de Harold Smith (batterie). Résolument politique, ce premier album de WITCHPIT dénonce le fossé grandissant entre les élites et le peuple américain avec une perspective peu reluisante (« The Blackened Dee », « Autonomous Deprivation », « Mr Miserum »). Enragé !

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Americana

Mindi Abair : un souffle Americana

Tout en accompagnant régulièrement depuis des années les plus grands artistes de la planète, la saxophoniste MINDI ABAIR mène aussi une carrière solo où elle laisse parler son feeling dans des registres qu’elle affectionne. Avec toujours autant d’émotion et de justesse, l’Américaine livre « Forever », un album où elle explore un style plus Americana avec le talent qu’on lui connait.

MINDI ABAIR

« Forever »

(Pretty Good For A Girl Records)

Chaque nouvel album de MINDI ABAIR est un petit évènement en soi, d’autant que la saxophoniste, entre autre, n’a rien sorti en solo depuis 2014. Et après toutes ces années, l’Américaine nous fait la surprise et le plaisir de livrer un album d’Americana, même si le smooth jazz dans lequel elle est une référence, n’est jamais bien loin. C’est donc dans un style assez dépouillé et bluesy qu’elle nous revient.

Comme le talent de la musicienne en appelle d’autres, MINDI ABAIR dispose pour « Forever » d’un line-up de choix. On retrouve à la batterie Abe Laboriel JR (Paul McCartney), Sean Hurley à la basse (John Mayer), Tim Pierce à la guitare (trop long CV !) et Rodney Lee aux claviers (la même chose). Autant dire que ça joue et que le feeling est présent d’un bout à l’autre de l’album.

On apprécie toujours autant son joli brin de voix, d’autant qu’elle délaisse même parfois son instrument de prédilection (« Fine Wine And Vinyl »). Et comme pour embellir encore un peu plus ce onzième album solo, MINDI ABAIR a convié Raul Malo (The Mavericks) aux claviers sur « Say It With Love » et le grand Kenny Wayne Shepherd à la guitare sur « What About Love ». La grande classe !

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Metal SkaCore

8 Kalacas : fuego !

Loin du glamour des plages mexicaines ou même californiennes où il réside, 8 KALACAS se présente depuis 20 ans comme l’un des groupes phares du Metal SkaCore. Tranchant et revendicatif, le sextet sort un troisième album qui sent la poudre. « Fronteras » explose sur chaque morceau et respire autant la fiesta que la guérilla.

8 KALACAS

« Fronteras »

(Atomic Fire Records)

Enjoué et explosif, voilà le cocktail survitaminé servi frappé par le sextet californien 8 KALACAS. Troisième album déjà pour les bandidos du SkaCore Metal et il faut bien avouer que « Fronteras » est un mélange de saveurs pour le moins détonnant. Prenez un Hard-Core féroce et du Metal massif, ajoutez-y une session cuivre frénétique, un chant féroce en espagnol, et le Mexique version mariachi sous acid vous tend les bras.

Enregistré à Los Angeles, ce nouvel opus dépeint avec engagement et rage les nombreux travers de la société américaine. Sans détour, 8 KALACAS dénonce les divisions de classe, raciales et sexistes de son quotidien avec un ressentiment acerbe non-dissimulé. Le combo frappe vigoureusement avec des morceaux propices au plus furieux des moshs. Bien plus qu’un groupe, les Américains sont une famille, une véritable tribu soudée comme jamais.

Sur un groove imparable, des riffs acérés, une solide rythmique et une folle combinaison trompette/trombone, le SkaCore des Californiens devient très vite addictif et la contagion se propage au fil des morceaux (« Frontera », « R2rito », « Luna », « Luz Y Fer », « 1941 »). Artisan d’une fusion endiablée, 8 KALACAS ne se prélasse pas sous le soleil d’une plage mexicaine, mescal ou tequila en main : il dynamite sans retenue.

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Hard US

Harsh : indomptable

Ils sont quatre, ils sont français et pourtant c’est un Hard US percutant et sensible à la fois que nous propose HARSH sur ce premier album autoproduit, qui n’a pas à rougir face aux actuelles formations américaines du même genre. Sauvage et authentique, « Out Of Control » montre une unité irrésistible et particulièrement séduisante. Le combo n’en a pas fini de faire parler de lui : la fête ne fait que commencer !

HARSH

« Out Of Control »

(Independant)

C’est en France, loin des plages californiennes dont il tire la majorité de son inspiration, que HARSH a vu le jour pour délivrer un Hard US aux contours Glam Rock inspiré et dynamique. Le quatuor a fait les choses dans l’ordre en sortant un premier single en 2018 (« Under The L.A. Sun », puis un EP la même année (« Slave ») et un second single l’année suivant (« Tease Me »). Le temps pour le groupe de prendre ses marques et de peaufiner son style afin de livrer un album, dont on peut espérer qu’il ouvre une longue série.

Loin des clichés inhérents au style, « Out Of Control » est plein de fraîcheur, enthousiasmant et d’une sincérité qui ne trompe pas. Porté par des influences qui vont de Guns N’Roses à Bon Jovi en passant par Extreme ou Van Halen et l’ensemble de l’euphorique scène américaine des années 80 et 90, HARSH parvient à faire ressortir un style personnel qui, même s’il s’inscrit dans ces formations fédératrices, montre une cohésion et une assurance débridée sur des morceaux dynamiques et accrocheurs (« Good Lovin’ », « Never Let Go »).

Toujours trop marginaux sur la scène hexagonale, les combos de la trempe de HARSH manquent cruellement, alors que le Metal devient en majorité de plus en plus extrême. Le quatuor, quant à lui, tire sa force de refrains rassembleurs, mélodiques et qui débordent littéralement d’une énergie positive et entraînante (« Hold You Tight », « Fire At Will »). Le groupe n’en a pas fini d’électriser et d’enflammer un public, qui devrait être au rendez-vous de ce Hard US très actuel (« Make The Law »). Convaincant et addictif !